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vendredi 26 août 2016

Le plus petit baiser jamais recensé de Mathias Malzieu



157 pages
15 mars 2013
Flammarion


Un inventeur-dépressif rencontre une fille qui disparait quand on l'embrasse. Alors qu'ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d'un coup. Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l'inventeur se lance alors à la recherche de celle qui "fait pousser des roses dans le trou d'obus qui lui sert de cœur". Ces deux grands brûlés de l'amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ?

Le plus petit baiser jamais recensé est un vrai faux polar romantique. Suite métaphorique de La mécanique du cœur, ce roman teinté de mélancolie regorge de gourmandise explosive. Comme si Amélie Poulain dansait le rock'n'roll et croisait le Petit Prince avec un verre de whisky.


Ce livre peut s'associer comme suite à La mécanique du cœur, même si cela n'est pas officiel. Mathias Malzieu sait, avec son style merveilleux et poétique, nous conter toutes sortes d'histoires avec douceur, tendresse, romantisme. Et il nous emmène ici dans une histoire folle d'une femme qui s'efface si on l'embrasse. Notre tendre héros va devoir la retrouver car il en est tombé amoureux et ne peut pas laisser aller sa vie sans savoir qui est cette demoiselle.

Nous assistons ici à une pseudo-enquête dans un univers atypique et envoûtant comme l'auteur sait si bien le faire. Quand j'ai rencontré Mathias Malzieu à la sortie de ce livre, après une longue et belle discussion, il m'a proposé un de ces chocolats qui étaient inspirés de ce roman. Encore une douce attention de la part d'un homme romantique... Et c'est tout à son honneur...




Pour conclure, j'insisterai sur le point que ce roman n'est pas son meilleur mais qu'il est tout de même propre à son univers. Quand on aime son écriture, on aime tous ses livres, mais pas forcément de la même intensité.

mardi 30 juin 2015

Les anges ne meurent jamais de Bérengère de Bodinat

255 pages
25 mars 2015
Editions Flammarion


Un soir d'été, Adrien, quatre ans et demi, pose à sa mère cette question troublante : "Maman, tu crois qu'un jour j'aurai cinq ans ?" Quelque temps après, alors qu'elle est partie en voyage, un drame survient dans la maison de famille... Adrien n'aura jamais cinq ans. Des années plus tard, à l'issue d'une véritable enquête, elle parviendra à vaincre le non-dit familial et à reconstituer les événements de cet après-midi tragique. Les témoignages divergents mais aussi une énigme cachée dans une boîte rouge prendront alors une résonance stupéfiante. Au fil de ce parcours initiatique, avec des mots simples mais magnifiques, Bérengère de Bodinat nous fait partager ses prémonitions, le gouffre de l'absence, l'incrédulité et l'impossible deuil. Mais, surtout, elle nous révèle les signes, les rêves, les sourires et les messages lumineux d'Adrien qui n'a cessé de lui parler depuis l'au-delà. Le lien d'amour extraordinaire qui unit une mère et son enfant malgré la mort et la séparation. Ce récit bouleversant, traversé par le surnaturel, est un message universel d'espoir et d'apaisement.


Attention, ce livre est une petite bible. Il aide à prendre sur soi, faire prendre conscience de la réalité et montre que la mort n'est pas une fin. Bérengère de Bodinat a perdu son fils de 4 ans et demi alors qu'elle était partie à l'étranger et que ses deux enfants logeaient chez sa mère.

Le début m'a pourtant un peu perdue. Je m'attendais à aller plus de l'avant, et ne pas tourner en rond autour de cette perte. Cela passe beaucoup par les impressions, les sentiments de l'auteure. Mais au final, j'ai vraiment tout aimé. J'en ai oublié mes impressions de départ. Je suis concernée par ce sujet de près et de loin, et je pense que c'est un minimum pour ressentir tout le bénéfice de ce récit. Ou être maman, tout simplement. Craindre la perte d'un enfant et constater les ravages que cela exerce sur un être.

Il n'y a pas besoin d'être croyant pour lire et apprécier ce livre. Je suis athée avec un esprit ouvert, je peux donc comprendre et me poser moi-même des questions sur ce que Bérangère a découvert. C'est très important : un esprit fermé ne comprendra pas ce qui est écrit et les reniera même. Personnellement, je crois en ce qu'elle dit. Peut-être pas dans la totalité mais pourquoi pas ?

Je salue et félicite Mme de Bodinat pour avoir traversé ces années et avoir cru en elle, en ce qu'elle était en train de vivre.


Je remercie aussi fortement Babelio et les Editions Flammarion de m'avoir sélectionnée pour la lecture. Les anges ne meurent jamais m'a vraiment chamboulée et je pense qu'il fera du bien à une maman amie qui vient de perdre son bébé. Pour moi, il fera partie de mes livres-références.