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jeudi 5 janvier 2017

La guilde des Merlins tome 1 : Le Magicien de Cendrine Nougué

185 pages
25 août 2016
Aconitum


Arthur Sullivan, collégien vivant à Nantes, partage sa vie entre sa passion pour la magie et ses amis. Jusqu'au jour où sa mère est hospitalisée à Londres, le laissant aux mains de sa grand-mère anglaise, richissime éditrice qu'il n'avait jamais vue. Arthur découvre alors un univers où se manifestent des créatures étranges, et où les contes pour enfants semblent avoir ... une extraordinaire importance.



Je souhaite vivement remercier les Editions Aconitum de m'avoir permis de découvrir cette jolie histoire.

Je ne suis pas férue de ce genre de lecture. Mais je voulais tenter tout de même, la curiosité l'ayant emporté sur mon côté trop terre-à-terre. Et j'ai totalement adhéré à l'univers Happy Potter, alors pourquoi pas ?

Arthur est un enfant attachant, qui ne soupçonne aucun autre moyen de vivre que la méthode simple des humains. Il ne sait pas encore qui il est réellement, qui l'entoure, quelle est sa destinée. Ce tome un commence avec Arthur dans sa vie à Nantes. Sa vie bascule quand il apprend que sa mère a été hospitalisée lors de son déplacement en Angleterre. À partir du moment où il ira la rejoindre, tout autour de lui prendra une nouvelle tournure. Il prendra conscience de beaucoup de choses et ce qu'il va découvrir va totalement le chambouler.

Ce premier opus nous amène les bases de l'histoire. Il y a juste ce qu'il faut pour ne pas s'ennuyer et avoir envie de connaître la suite ! L'écriture est très douce et très agréable, je comprends totalement les mamans qui font lire ce roman à leurs enfants. Il aura de quoi faire rêver ma fille de 10 ans ! D'autant plus qu'il contient un peu moins de 200 pages. L'idéal...

Sans vouloir dévoiler l'histoire, je vous conseille ce livre, vous qui avez gardé une âme d'enfant, d'aventurier, qui aimez vous faire transporter dans de nouveaux horizons tout en finesse et en douceur. Vous ne serez pas déçu, d'autant plus que le tome 2 est sur le point de sortir !



mardi 31 mai 2016

Signe distinctif roux d'Anouk Bloch-Henry

99 pages
22 mars 2015
Oskar


Harold est un adolescent tranquille et discret, qui cherche tout sauf les ennuis. Il fait sa rentrée en 3e dans un nouveau collège et appréhende un peu ce changement. Heureusement il se fait rapidement une amie, Axelle. Mais la jeune fille a un amoureux, Mathieu. Jaloux et possessif, il ne voit pas d’un très bon oeil cette amitié naissante. Il va donc tout faire pour ridiculiser et dénigrer Harold. Et pour cela, il va s’attaquer au physique du garçon : Harold est roux avec des taches de rousseur… 


Aujourd'hui, nous sommes tous concernés, encore plus qu'avant, par le harcèlement scolaire. Il est important de se solidariser, se sentir impliqué dans ce fléau car, ne le cachons, nous avons été nombreux à en avoir été victime un jour ou un autre.

Notre jeune protagoniste a un signe distinctif, et pas des moindres : il est roux. Et je me souviens bien comment certains élèves de mes différentes écoles les considéraient. Je ne comprenais pas cette hargne, cette envie de les dénigrer, voire les détruire publiquement. C'est pourquoi je tenais à lire ce livre.

Harold est un garçon comme les autres, éprouve des sentiments comme n'importe quel autre enfant. Et il va avoir le malheur de tomber amoureux d'une belle jeune fille... déjà en couple... Ce qui va engendrer de la haine de la part de l'homme qui voit sa belle s'éloigner de lui pour passer tout son temps avec ce "Poil de carotte". Se sentant humilié, il éprouve le besoin de se venger et demande appui aux autres élèves de l'école.

C'est une représentation typique du harcèlement : la jalousie qui entraîne la vengeance.

Ce livre est proposé pour les enfants de 9 à 11 ans. Je pensais le faire lire à ma fille de 9 ans, mais à la fin de l'histoire, je me suis résignée. Il est question d'envie suicidaire à un moment, et comme cela est écrit, je ne me sens pas du tout de faire lire ce passage à ma fille. Je trouve ça trop tôt pour qu'elle comprenne ce qu'est le suicide, surtout exposé de cette façon.


Hormis ce bémol, c'est un petit livre plein de bon sens et qui peut rappeler les vraies valeurs aux plus grands.

dimanche 22 mai 2016

Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos

528 pages
6 juin 2013
Gallimard Jeunesse


Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel. Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable.


Mon Dieu que j'ai eu du mal avec ce livre ! Je l'ai commencé en février, mis de côté durant plusieurs semaines puis repris pour le laisser tomber 100 pages avant la fin. C'est lourd dans tous les sens du terme. L'édition brochée est très grosse, très lourde, du coup le livre est extrêmement encombrant. Je ne comprends pas qu'un éditeur fasse un truc aussi énorme et difficile à transporter. Impossible pour moi de le prendre avec moi dans les transports, salles d'attente... Obligée de lire autre chose de plus petit, du coup je me suis profondément lassée. D'autant plus qu'il n'y a aucune action, rien d'intéressant avant les 200 premières pages... Ça se lance et devient intéressant pendant près de 100 pages, puis l'intérêt redescend...

Je n'ai rien aimé de particulier dans cette histoire. J'avais l'impression d'avoir 9 ans quand je l'ai lu, c'était plat, vide, trop étiré, rien n'est profond, tout est compliqué, c'est vraiment étrange comme lecture... Pour un livre jeunesse, j'ai lu des sagas nettement plus accessibles et sans lourdeurs... J'ai fini par abandonner car je n'avais plus aucun plaisir à le lire. Je l'avais même commencé avec un binôme qui a abandonné bien avant moi.

Ça plaira à certains, mais je ne serai pas de ceux qui le conseilleraient. Et, s'il vous plaît messieurs les éditeurs, arrêtez de nous sortir des pavés impossibles de mettre dans un sac en passant inaperçu. Et on aimerait bien éviter de se faire un tour de rein en le portant et pouvoir le soulever si on veut le lire au lit !


dimanche 6 décembre 2015

Malicia Peps, Concours à Canal sorcière de Sibéal Pounder

253 pages
23 septembre 2015
Editions Milan


Quand Fran, la Fabuleuse Fée fait irruption dans sa vie, la petite Malicia Peps a du mal à y croire ! En quelques heures, elle apprend : qu'elle est une sorcière, qu'elle est convoquée de toute urgence pour rejoindre ses semblables au royaume de Goutteterre, qu'elle doit participer à un grand jeu retransmis sur canal sorcière. Pour pouvoir rester vivre dans ce monde merveilleux, Malicia n'a qu'une solution : elle doit gagner la guerre des sorcières. Mais l'affrontement s'annonce redoutable.


Déjà, rien qu'à regarder, ce livre donne envie de le dévorer ! La couverture est très belle et rigolote, elle donne envie à la maman de retomber en enfance et à l'enfant de se plonger de suite dedans. Je ne m'attendais pas à si bel objet.
Puis, l'histoire est toute mimi, drôle, inventive, les personnages sont attachants, et je trouve que le vocabulaire correspond tout à fait à l'âge ciblé. Malicia Peps arrive dans un monde qu'elle n'aurait jamais cru possible, elle se découvre sorcière, et pour couronner le tout : elle doit participer à un jeu particulier retransmis à la télé dans ce monde qu'elle pense irréel. Chaque sorcière est liée à une fée pour réussir à gagner. Et ce qui va intriguer Malicia par-dessus tout, c'est qu'elle a été désignée par quelqu'un sachant qu'elle était une sorcière pour participer à ce jeu ! Qui la connaît aussi bien ? Comment cette personne savait qu'elle était une sorcière alors qu'elle même ne le savait pas ? Voilà un petit bout d'intrigue qui donne envie d'aller plus loin dans l'histoire, en plus des petites descriptions aussi savoureuses les unes que les autres sur la vie au royaume de Goutteterre.
Pour finir, je ne saurais que conseiller ce beau petit roman fantastique à votre enfant, dès l'âge de 9 ans. Cela va le ravir et lui donner envie de lire la suite, voire d'autres romans de ce genre...

Je remercie fortement Babelio et les Editions Milan qui m'ont gâtée avec Malicia Peps, Concours à Canal Sorcière. Il va aller entre les mains de ma fille de 9 ans maintenant, et je sais déjà ce qu'elle va en penser !


mardi 13 octobre 2015

Journal d'un cancre de Paul Beaupère

288 pages
11 septembre 2015
Fleurus


Guillaume Planchet est un élève catastophique : le jour de sa rentrée en 6è 4 au collège Marcel Tassombier, le carnet de correspondance se remplit de mots de professeurs indignés; le deuxième jour, une démonstration de tir à l'arc en cours de français récolte une pelletée d'heures de colle; en dessin, une fresque réalisée par projections de petits-suisses s'annonce fatale le troisième jour, et la venue prochaine de monsieur l'inspecteur promet d'être périlleuse...


De mauvaises notes en punitions, suivez le parcours scolaire hors norme d'un élève qui sort du rang et rêve pourtant d'y entrer. Pour ce faire, vous pourrez lire ses devoirs les plus mauvais, jeter un oeil à son carnet de correspondance très très rempli, et contempler ses bulletins trimestriels calamiteux.



Quelle bouffée d'air frais, de jeunesse ! C'est un roman qui se lit vite et qui m'a beaucoup fait rire ou sourire. Les situations sont bien cocasses et notre petit Guillaume n'en rate pas une, même si souvent c'est un manque de chance. On pourrait presque dire que c'est un cancre malgré lui !

Ce livre nous fait retourner dans notre jeunesse, on rit des mauvaises blagues, on compatit, on s'imagine parmi tous ces élèves... C'est très bien écrit, on s'y croirait !

Guillaume nous raconte ses journées, ses exploits, et la fin de chaque chapitre est ponctuée des commentaires des professeurs et proviseur sur le carnet de correspondance sur ce qui a pu se passer... ainsi que les réponses, un peu honteuses de leur part selon moi, des parents qui n'ont de cesse de défendre leur fils !

Je le recommande pour passer un moment de légèreté, d'amusement et de retour en enfance pour les adultes ! Et il sera très drôle pour les enfants !

A partir de 9 ans.


dimanche 10 novembre 2013

Ramsès au pays des points-virgules de Pierre Thiry

184 pages
13 novembre 2009
Books on Demand


Quelques jours avant Noël, Alice discute avec son oncle Sigismond : un bouquiniste érudit. Elle se moque de lui car il ne connaît même pas J.-K. Rowling, l'auteur d'Harry Potter. Elle évoque un roman qui aurait été écrit par un certain Jérôme Boisseau : «Ramsès au pays des points-virgules». L’oncle Sigismond, n’en a jamais entendu parler. Osera-t-il avouer à sa nièce qu’il existe des écrivains dont il ignore tout ? Ce roman, ce romancier existent-ils ? Que raconte «Ramsès au pays des points-virgules» ? Qui en est le véritable auteur ? Qui est le Ramsès dont il est ici question ? Les réponses à toutes ces interrogations seront-elles dans ce livre ? Ce volume s’adresse à tous les lecteurs de dix à cent-dix ans. On y arpentera les méandres mystérieux du château de Baskerville, on y croisera Charles Hockolmess, le chat noir qui cite sans cesse Jean de La Fontaine. On y découvrira que le lecteur autant que l'auteur ont chacun leur rôle à jouer dans la naissance d'un livre. C'est particulièrement le cas de ce livre où le lecteur est invité à mettre son grain de sel.


En-dessous du titre du livre est noté « fiction pour tous lecteurs de dix à cent-dix ans ». Or je trouve qu’une autre phrase, légèrement différente, sied mieux à ce conte. Vous pouvez lire au début de l’ouvrage, en fin de dédicace : « … Je le dédie à l’ensemble de mes neveux et nièces […] ainsi qu’à tous les enfants de dix à cent-dix ans qui prendront le temps de le lire ».

Ce que je veux souligner ici, c’est qu’il faut mettre son âme d’adulte de côté et revêtir l’âme d’enfant que l’on a été, et qui reste malgré tout enfoui plus ou moins profondément en soi. L’auteur fait appel à cet enfant, il faut donc lire son œuvre avec ce regard pour entrer totalement dans cette histoire loufoque, incroyable, drôle, inimaginable mais tellement bien imaginée !

C’est sans aucun problème que j’ai plongé dans cette douce histoire qui prend soudain une allure de conte par ses personnages connus provenant principalement de notre culture littéraire. Et j’ai trouvé que c’était un réel bonheur de rencontrer ces icônes dans un monde totalement différent de celui que l’on a connu d’eux.

Partir d’un petit mensonge à couvrir, rêver comment y parvenir, créer une histoire totalement folle avec des personnages replacés dans un contexte différent du leur… Ou presque… Car on rencontre tout de même les célèbres Watson et Holmes à Baskerville… Enfin, Walton Watson et Charles Hockolmess…  Et vous allez me demander qui est Ramsès ? Alors je vous réponds : lisez le livre…

Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est l’imagination de l’auteur. D’où l’histoire part, comment l’aventure se déroule, et la fin qu’il nous a concoctée. Il n’y a aucune réelle logique, tout est dans notre imagination. Pierre Thiry cherche à la stimuler de diverses façons : en faisant des références à des auteurs (Boris Vian, Jean de la Fontaine), en nous disséminant des personnages que l’on a forcément rencontrés, en nous proposant de participer à l’écriture de différents passages…

J’ai vraiment apprécié Ramsès au pays des points-virgules. J’ai été profondément charmée… Et je pèse mes mots. Un très grand plaisir que je souhaite très vite renouveler !

Et ? Quelle est l’histoire des points-virgules ? Intrigués (tout comme moi pendant plus d’un an)… Posez-vous deux petites heures et prenez le temps de le découvrir…

mardi 22 octobre 2013

Un monde pour Clara de Jean-Luc Marcastel


352 pages
9 octobre 2013
Black Moon


2027. En France. Après une catastrophe nucléaire succédant à tant d'autres, l'écologie est plus que jamais au centre des préoccupations. Les Enfants de Gaïa est une puissante secte extrémiste qui mêle discours écologiste et spiritualité. Diane, dont la jumelle Clara est morte suite à cette catastrophe, participe, avec son meilleur ami Léo, à l'une de leurs manifestations anti-nucléaire. Mais la marche pacifique tourne au combat de rue, et Diane, grièvement blessée, tombe dans le coma. Dix ans plus tard, la jeune fille se réveille. Pendant son sommeil, le monde s'est transformé. Les Enfants de Gaïa sont à la tête du pays. Ils sont tout puissants. Et ils ont fait de Néo Lutécia, construite sur les ruines de Paris, la cité écologique idéale. Diane y retrouve Léo, désormais lieutenant de la secte. Elle apprend qu'elle est devenue l'icône de la Révolution Verte, une incarnation vivante de Gaïa aux yeux de ses fidèles et découvre un nouveau monde bien loin de celui dont Léo et elle avaient rêvé...


Bienvenue dans une histoire que je qualifierais d’envoûtante. Diane, la sœur de Clara, se réveille après 10 ans de coma dans un monde non seulement totalement différent d’avant, mais aussi totalement différent de ce qu’elle aurait aimé avoir. L’anticipation ici est bien élaborée. J’ai vraiment beaucoup aimé.

Elle avait souhaité un monde meilleur suite à la catastrophe qui a tué sa sœur.  Léo, son ami, a contribué à ce changement durant le coma de Diane, accompagné d’une secte vraiment dérangeante… Je suis entrée dans un monde écologique et effrayant. J’ai ouvert les yeux en même temps que l’héroïne. Ce qui, au départ, était la solution à tout devient un véritable cauchemar et se retourne non seulement contre la population, mais aussi contre Diane directement. Elle avait souhaité ce monde, elle en devient l’icône elle-même sans le vouloir. Et à cause de tout ça, il va lui arriver bien des histoires et l’envie de retrouver son monde d’avant va devenir plus qu’important… vital.

J’ai beaucoup aimé les personnages principaux. Même s’ils prennent des voies différentes, ils sont touchant chacun à leur manière. J’ai aussi beaucoup aimé la tournure que l’auteur donne aux événements. La première partie m’a plu, la deuxième m’a définitivement conquise. Même si cela reste dans le domaine des romans Jeunes Adultes, tout est rondement mené et donne un roman d’anticipation très accessible.

Et mention très bien à l’illustrateur de la couverture. Je la trouve magnifique.

Jean-Luc Marcastel signe une histoire très riche, très captivante, très rythmée. A la fin, on en redemande. Merci beaucoup à Black Moon de m’avoir confié cette lecture.

lundi 30 septembre 2013

Les enfants de Willesden Lane de Mona Golabek et Lee Cohen

368 pages
4 septembre 2013
Hachette Romans


1938. Vienne. Lisa Jura est juive. Lisa est aussi un prodige de la musique, une pianiste de génie âgée tout juste de quatorze ans. Et Vienne, capitale de la musique qui a vu se succéder Mozart, Beethoven, Schubert et Liszt, est devenue depuis peu une patrie hostile, voire dangereuse pour elle, rongée de l'intérieur par la barbarie nazie. Lorsqu'on offre à ses parents l'opportunité de sauver l'un de leurs enfants en l'envoyant loin, à l'abri, en Angleterre, le choix est difficile : c'est Lisa qui partira. Quand elle monte à bord du train qui doit l'emmener à Londres, Lisa est consciente qu'un grand avenir s'offre à elle, et qu'elle doit vivre pour sa famille qui se sacrifie pour elle. Sauf que rien ne se passe comme prévu. Lisa échoue au 243 Willesden Lane, un foyer pour enfants dans une ville ravagée de la Seconde Guerre mondiale.


Un récit sur la Seconde Guerre Mondiale ? Un récit sur une jeune pianiste ? Les deux en une seule histoire ? Il fallait donc absolument que je le lise ! Parler de musique dans un cadre aussi dévastateur que l’époque Nazie, ce sont vraiment des moments que je recherche. Je ne me suis pas encore penchée sur les autres œuvres de ce style (là je pense au roman « Le Pianiste ») et je ne lis quasiment que des récits du même genre durant cette époque.

D’emblée, ce que je regrette dans la configuration du livre, c’est qu’une explication majeure n’apparaît qu’à la fin, dans les « notes de l’auteur » : Mona Golabek est en réalité la fille de notre jeune pianiste Lisa Jura. Elle cherche dans ce livre à retracer la vie de sa mère durant la guerre. C’est donc plus un témoignage qu’un roman. Et cela donne une authenticité à cette histoire. De « fiction » elle passe à « réalité » et le tout en est tellement plus émouvant ! Je dis ça, mais je n’ai eu cette révélation qu’avant de refermer le livre, et je sais pertinemment que j’aurais encore plus apprécié cette histoire déjà si touchante. Donc, vous saurez maintenant ce qu’il en est, et vous le lirez avec le regard qu’il mérite. Et cela ne sera que meilleur.

De mon côté, j’ai été passionnée (comme la plupart du temps avec les lectures néonazies) par l’histoire, du début à la fin. Mona Golabek réussit à nous captiver, elle a selon moi très bien retranscrit l’atmosphère de cette époque. On est plongé dans le monde qui fuit, le monde qui espère, le monde avec les adultes d’un côté et les enfants de l’autre. Avec Hitler qui envahit petit à petit les pays. Et par-dessus cette peinture éprouvante, difficile, macabre, il y a notre chère Lisa, autrichienne et juive de surcroît, qui va faire de son mieux pour survivre en Angleterre parmi d’autres enfants dans une famille d’accueil, et qui se verra la chance de pouvoir pratiquer le piano, instrument qu’elle aurait cru enterré à jamais, au vu de tous les drames qui l’entouraient.

Ce livre est poignant, Mona a réalisé une très belle œuvre. Et en y repensant bien, je l’ai vraiment beaucoup aimé, et je me vois obligée de le sacrer  « coup de cœur ». C’est un roman jeunesse, peut-être, mais plongez-y tête baissée. Si vous aimez la musique et l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale, il vaut vraiment la peine d’être lu.

lundi 26 août 2013

Blonde (tome 1) de Meg Cabot

352 pages
26 juin 2013
Le Livre de Poche Jeunesse


Comment aurais-je pu imaginer que l'inauguration de ce grand magasin changerait ma vie à jamais ? Tout le monde, sauf moi, voulait assister à cet événement : Nikki Howard, célèbre top model, devait y apparaître. Je me souviens qu'un écran géant m'est tombé dessus... puis plus rien. Jusqu'à aujourd'hui où je me réveille dans un lit d'hôpital. J'ai une impression étrange... Tout le monde me regarde bizarrement et me parle comme si j'étais quelqu'un d'autre ! Et si c'était ça ? Si j'étais devenue une autre ? 


Je réitère avec Meg Cabot et encore un nouveau style : la littérature jeunesse. Je me suis essayée au Young Adult avec Abandon et la Chick-Litt avec Le Garçon d’en Face.  Le titre m’intriguait beaucoup, étant moi-même blonde, je me demandais comment l’auteure allait aborder le sujet.

Par rapport aux autres romans précédemment cités, le ton dans Blonde est bien différent : on se rend bien compte que le roman est destiné aux adolescents. On a des répétitions pour que tout le monde puisse suivre (oui j’ai trouvé que c’était même un peu trop souvent, mais j’accepte le fait que ce roman ne m’est pas destiné de prime abord), ainsi qu’un langage jeune, mais pas trop, et c’est tant mieux !

Au bout d’un certain temps de lecture, j’ai pensé que j’allais non pas lâcher prise, mais finir ma lecture, sans plus.  Et au final, j’ai été bien agréablement surprise ! La lecture est extrêmement agréable, je me suis même surprise à me dire avoir passé un bon moment en compagnie d’Emerson ! Et je lirai la suite avec un très grand plaisir ! Pourtant, je n’ai pas de gros coup de cœur, je ne l’ai pas adoré, mais il y a un quelque chose… c’est touchant, émouvant, attachant. Je me sentais tantôt à la place de l’héroïne manipulée, tantôt à la place de sa sœur bien triste, tantôt à la place de la meilleure amie de « l’autre personne ». La vérité, la bien triste vérité tombe sur Emerson alors qu’elle n’avait rien demandé, et surtout pas ce qui est en train de lui arriver. C’est une situation difficile pour tout le monde, même si ce n’est pas forcément montré du point de vue de chaque protagoniste. Je pense que c’est vraiment ça qui m’a touchée. La pauvre aurait préféré que les choses se passent différemment, et non pas être une sorte de cobaye…

Cela ne doit pas être le meilleur roman de Meg Cabot, mais je ne sais pas… Il y a un truc qui m’a vraiment conquise, et je sais que je veux vraiment lire la suite. Je vais patiemment attendre la sortie des autres tomes en poche.


Merci beaucoup au Livre de Poche Jeunesse pour ce partenariat. Sans vous, je serais sûrement passée à côté d’un beau moment de lecture.


mercredi 10 avril 2013

Black Rain (S01//E3-4) de Chris Debien

322 pages
Flammarion
7 novembre 2012



Depuis que Charles est mort, le Centre vit au ralenti. Les Insoumis décident de comprendre ce qui a pu «griller» Charles dans l'Inside. Seule solution, charger une dernière séquence virtuelle et plonger à la recherche de l'assassin de leur ami. Mais ils ne seront pas seuls dans cette nouvelle aventure, un allié inattendu leur vient en aide : Max, le génie de informatique qui a conçu le programme ! Si le professeur Grüber se fait discret au Centre, on replonge dans ses souvenirs et ce que l'on apprend de son passé fait froid dans le dos.



J’ai lu le tome 1 il y a 9 mois. J’ai eu un peu de mal à replonger dedans pour la suite, d’autant plus qu’on n’a pas grand-chose qui nous remémore les précédents épisodes. Cela étant, au sortir de ma lecture, je ressens le même sentiment que la première fois, quoique… J’avais dit que ce n’était pas mon style, ce genre de science-fiction. Finalement, après toutes les lectures « Young Adult » passées entre mes mains depuis, je trouve que c’est une des sagas les mieux réussies. Je ne dis pas que j’ai beaucoup aimé, mais c’est une lecture jeunesse très agréable et Chris Debien met son récit à la portée d’un public d’une très bonne façon.

Ici aussi, il y a beaucoup de descriptions, mais sans trop alourdir l’histoire. On a envie de bien suivre tout ce qui nous est offert, pour réussir à entrer dans ce monde futur. C’est toujours aussi bien écrit, bien décrit, très souple, très vif, très actuel et très futuriste.

J’aime beaucoup Adam, le personnage principal. Il nous fait découvrir des choses que l’on n’imaginerait même pas à la fin de notre lecture du tome 1. Son personnage est vraiment très approfondi ici et cela donne du palpitant et l’on entre encore mieux dans L’Inside grâce à lui. Beaucoup de choses se passent dans ces 2 épisodes, et bien que cela soit un petit peu moins actif, l’histoire reste néanmoins truffée de moments très bien racontés et très intéressants.

En bref, ce fut un bien agréable moment de lecture, il se passe bien des choses qui font avancer l’histoire, et qui donnent envie de connaître très vite la suite… une fois de plus !


mardi 19 mars 2013

Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs

444 pages
31 mai 2012
Bayard Jeunesse



Jacob Portman, un adolescent américain, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son,grand-père, avec qui il entretient une relation fusionnelle. Ce dernier, un Juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l’avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un orphelinat pour enfants « particuliers ». Selon ses dires, Abe y côtoyait une ribambelle d’enfants doués de capacités surnaturelles censées les protéger des « Monstres ».

Aujourd’hui Jacob a quinze ans, et son grand-père, devenu un vieillard, perd la tête. Un soir, il le découvre agonisant, sauvagement agressé par une créature qui s’enfuit sous ses yeux. Le vieil homme meurt dans ses bras après lui avoir confié ses dernières volontés, sous forme d’énigme. Bouleversé, Jacob décide de retourner sur l’île pour comprendre ce qui a tué son grand-père. Il réalise bientôt avec angoisse qu’Abe n’a rien inventé.




Voici un livre comme j’en ai rarement, voire jamais, vu. J’avais lu de bien bonnes critiques durant tous ces mois et j’ai fini par succomber. Chez mon libraire, quand je me suis emparée de l’œuvre, j’ai été subjuguée, comme si j’en tombais amoureuse rien qu’à l’esthétisme. Car il est vraiment beau, à la fois au niveau de la couverture et de tous les clichés à l’intérieur. On a le sentiment de tenir entre les mains, bien plus qu’un roman, une œuvre chargée d’Histoire et d’émotions de toutes sortes.

Mais là où j’ai envie de pousser un « coup de gueule », c’est au niveau du résumé sur la quatrième de couverture. Je cite : « Une histoire merveilleusement étrange (je suis d’accord), émouvante et palpitante (d’accord aussi). Un roman fantastique (ouiiiii !) qui fait réfléchir sur le nazisme (euh…), la persécution des juifs (on a lu le même livre là ?), l’enfermement et l’immortalité (toute petite réflexion alors…). » Rien que cette description en partie fausse et trompeuse me sidère… J’ai acheté ce livre en partie grâce à cette description, aimant tout ce qui touche à la Seconde Guerre Mondiale, et je peux assurer qu’on a un « fond » de cette période. On parle très peu de nazisme, de la persécution des juifs. En bref on nous expose peut-être tout ce qui est mentionné, mais très légèrement et cela ne donne absolument pas matière à réflexion. Autant j’ai vraiment aimé l’histoire, autant rien n’est assez développé pour donner l’envie de creuser plus, de chercher au fond de soi. C’est vraiment très maladroit, et cela doit décevoir bon nombre de lecteurs.

Heureusement pour moi, j’ai réalisé au premier tiers, il me semble, que cela ne prenait pas du tout la tournure que je pensais et qui était promise. J’ai donc essayé de ne tenir compte d’aucun commentaire que j’aurais lu sur cette histoire. Et cela m’a permis d’apprécier Miss Peregrine à sa juste valeur, ou presque.

Toute la première partie, avant que l’on découvre Miss Peregrine et tous les enfants, ce fut un pur bonheur. Tout est si mystérieux ! On a des photos à l’appui, on nous parle d’un enfant et on peut de suite vérifier sur la photo correspondante. J’ai beaucoup aimé ce procédé. Puis les récits du grand-père au petit-fils, Jacob, sur tout ce qu’il a vécu et connu, avec tous ces personnages si atypiques… L’enfant qui croyait à des contes alors qu’il va découvrir petit à petit la réalité des choses… Du début à la fin, l’histoire est truffée de petites choses que j’ai vraiment aimées, et qui font que je suis passée pas loin du coup de cœur… Je n’ai pas très envie d’en dévoiler plus, je préfère laisser les lecteurs découvrir cette œuvre à leur convenance.

Concernant les personnages, j’ai beaucoup aimé Grandpa (même si son apparition est succincte), Jacob et Emma. Ils sont tous plein de sentiments et d’émotions.

Je m’attendais peut-être à une autre histoire, encore plus effrayante, ce qui me rend un chouïa déçue. La première partie était vraiment excellente et espérée, l’autre partie plus étonnante et intéressante. Quant à la fin, j’ai aimé, mais il faut accepter les fins ouvertes… On a l’impression qu’un tome 2 va survenir, mais d’après mes sources (pas si sûres…) il n’y aurait pas de suite…


Petit bonus : la bande-annonce du livre (en V.O. sans sous-titres...). Je n'ai pas réussi à trouver de version française...





=>Vous trouverez un excellent avis (reflétant aussi très bien ce que je pense) chez mon amie Anne Sophie.


lundi 25 février 2013

Le Spectre des Abysses (T1) de Kat Falls

329 pages
4 octobre 2012
Bayard



Ty, 15 ans, a toujours vécu sous les mers, il y est même né. Ses parents sont des « Luciférins », des pionniers qui, après la montée des eaux qui a submergé la Terre, ont choisi de créer une ferme sous-marine. Mais, depuis quelques semaines, la colonie est menacée par des hors-la-loi qui pillent les sous-marins de ravitaillement. Aidé de Gemma, une fille venue d'En Haut dans l'espoir de retrouver son frère, Ty est prêt à risquer sa vie pour sauver le monde fascinant dans lequel il a grandi. Or, il cache un secret qui se révèlera être une arme redoutable...



C’est un livre assez passionnant qui relate d’une vie complètement inhabituelle : La Terre a été submergée par l’eau et les gens ont pallié à cette catastrophe en créant un monde sous l’eau. Quelques personnes restent néanmoins sur le peu de terre sèche qu’il reste, préférant vivre de cette façon.

J’ai découvert un monde vraiment atypique, l’auteur a fait un excellent travail d’imagination et de description. On s’y croirait !!! En tout cas ce fut une belle incursion pour ma part, une aventure assez hors du commun.

J’ai trouvé Ty, le personnage principal, bien sympathique. On retrouve là un adolescent « presque » comme tous les autres. Il va croiser le chemin de Gemma, autre personnage que j’ai bien apprécié, une de « l’autre monde », population appelée les Cramés, qui est partie à la recherche de son frère disparu.

Ce roman est très vivant, les scènes d’actions sont très fréquentes, et, bien que l’auteur vise clairement les adolescents ou jeunes adultes, j’ai apprécié ma découverte de ce monde et de cette histoire. La scène d’entrée est très attirante, on a de suite envie de savoir, de comprendre, tout comme découvrir ce monde englouti…

vendredi 12 octobre 2012

Cathy's Book de Stewart/Weisman/Brigg


  • 191 pages
  • 23 octobre 2008
  • Bayard Jeunesse




Ça ne va pas fort dans la vie de Cathy depuis quelques temps : son père est décédé brutalement, la laissant, seule avec sa mère, et dans un profond désarroi. Ses résultats au lycée s'en ressentent, elle a complètement décroché, au grand dam de sa meilleure amie Emma, qui ne cesse de l'encourager, en vain. Et puis elle vient de se faire plaquer par son petit ami Victor, un Chinois d'une vingtaine d'années auréolé d'un certain mystère ; elle décide de raconter leur brève idylle dans son journal intime. Cette rupture ne serait pas la fin du monde, si elle n'avait retrouvé, au lendemain de sa dernière soirée avec Victor, une trace de piqûre au creux de son coude... Victor a-t-il quelque chose à voir avec ça ?
Il n'en faut pas plus pour qu'elle décide de fouiner dans la vie de cet homme dont elle ne sait presque rien...




Quelle idée originale ce bouquin ! Il s’agit en fait du journal intime de Cathy agrémenté de ses propres dessins. Dans une pochette fixée à la couverture cartonnée se trouve des indices qu’a récupéré Cathy lors de son aventure. Dans ces deux éléments nous avons des adresses de sites web et numéros de téléphone, qui ont été créés pour rendre l’histoire encore plus vraie.
J’ai été bluffée par l’ensemble de l’objet : dans les papiers on trouve de vieux articles, de vieilles lettres manuscrites, et le tout paraît réel. C’est vraiment très bien fait. Tout comme les croquis sur le carnet de Cathy. On a vraiment l’impression qu’elle les a dessinés sur « notre » exemplaire au stylo-bille.
Cependant, j’ai feuilleté ces éléments avant ma lecture, et non pas pendant. J’avais encore quelques souvenirs de ce que j’en avais lu, ce qui m’a suffi. Mais je pense que ça aurait été mieux que je suive au fur et à mesure de la lecture et que j’utilise les numéros de téléphone quand ils étaient donnés. J’ai voulu les composer une fois le livre terminé mais non seulement les numéros avaient changé (ce sont des numéros commençant par 01, indicatif d’Ile-de-France, donc payants, contrairement aux 0 800 d’avant) mais il fallait des codes secrets pour accéder aux messageries de Cathy et Emma (je ne suis pas allée au-delà de leurs numéros). Or je les ai peut-être croisés lors de ma lecture, mais une fois le livre fermé je n’ai pas su me souvenir où j’aurais pu les voir… Et comme l’histoire était terminée je n’ai pas eu envie de replonger dans le journal pour chercher… Donc un conseil : testez les numéros de téléphone quand vous tombez dessus, tous les indices (même s’ils ne sont pas vraiment très importants) peuvent renforcer notre intérêt.

L’histoire en elle-même est assez banale, j’en étais même un peu déçue, car les moments où elle s’embarque dans certaines situations ne faisaient finalement pas réels. La liaison entre tout ça m’a dérangée. Mais le coup de théâtre de la fin m’a revoir mon jugement. On rame un peu au début, on ne sait pas trop où l’on va et si on a vraiment envie d’y aller, et au final… Sacrée surprise qui nous donne envie d’en savoir plus.

Cathy est une sacrée fille, je l’ai bien appréciée, elle n’a pas froid aux yeux ! Emma est plutôt l’inverse. Mais il faut bien ça pour tamiser le tempérament de Cathy ! Et son homme, « V » ou Victor, apparaît un peu étrange mais somme toute bien sympathique.

Je l’ai terminé il y a moins d’une heure. J’en ressortais un peu déçue, mais avec une envie de savoir la suite. Le temps s’écoule, j’écris ma chronique, et maintenant je me sens plus positive sur cette lecture qu’avant. J’ai quand même passé un bon moment. Et je vais trouver le moyen de me procurer la suite ! Et cette fois je suivrai les indices au fur et à mesure. Mon opinion en sera plus fiable.


lundi 2 juillet 2012

Black Rain (S01//E1-2) de Chris Debien



Résumé :
Adam a 17 ans, il aime les mangas, ses amis et les films d'horreur, mais il est "différent". Il est ce qu'on appelle un schizophrène. C'est pour cette raison qu'il a intégré le Centre et participe au programme Reset, une méthode thérapeuthique révolutionnaire, créée par le professeur Grüber.

Durant les séances, il est plongé dans l'Inside, un endroit où les rêves et la réalité se confondent. Mais ces plongées dans les méandres de son esprit dérapent et d'inquiétants phénomènes commencent à se manifester. Comment savoir si les meurtres auxquels il assiste ne sont pas le fruit de son imagination ?



Mon avis :
Grâce à ce roman, je m’essaie pour la première fois au genre Science-Fiction digne de grands films. Ce qui a retenu mon attention est la présentation du roman. Il est composé de 2 épisodes, donc le livre est coupé en 2. Et dans chaque épisode, il y a des chapitres qui sont illustrés au début, accompagnés de textes principalement écrits en anglais (tirés de divers endroits). Cette façon de mettre en page m’a rappelé les mangas, c’est vraiment ce qui m’a frappée au tout début. Puis ces textes… Je parle anglais donc j’ai pu les comprendre, mais une personne dont ce n’est pas le cas… J’ai trouvé ça assez gênant tout de même. Surtout que je n’ai pas eu l’idée d’aller vérifier s’il y avait une traduction à la fin du livre. Ce qui est le cas pour une petite partie, pour le reste, il est juste cité d’où l’extrait a été tiré. A mon sens, il aurait été important de faire une traduction, sur la page même (comme souvent « ndt » = note du traducteur généralement en bas de la page concernée) ou, au pire, dans une annexe spéciale à la fin du roman. Ceci m’a un peu gênée, que l’auteur prenne des citations mais ne les mettent pas à la portée de tous.

Pour ce qui est du contenu… Au tout début, j’ai vraiment été « larguée ». Beaucoup de descriptions, cela va à 100 à l’heure et l’on se sent tout de suite dans un environnement futuriste. J’ai absolument  voulu persévérer et, peut-être suis-je la seule, j’ai réussi à m’intégrer dans l’histoire vers la page 100. Je n’avais pas de mal à lire, mais l’histoire ne m’intéressait pas plus que ça. Je la trouvais « copiée » sur différents films. La scène de départ m’a quelque peu rappelée la scène initiale de « Dark City », même si le reste n’a rien à voir. Beaucoup de scènes font référence à Matrix. C’est voulu et c’est précisé à la fin du roman, dans les remerciements. D’ailleurs, ce fut une excellente idée de la part de l’écrivain de préciser qu’il s’était « nourri d’un tel nombre de références et d’influences » et qu’il aurait du mal à en faire « une liste exhaustive ». Bien entendu j’ai lu ça à la fin. Cela a apaisé mon sentiment, mais un peu tard car tout le long de ma lecture j’avais l’impression de scènes et de scénario « déjà-vus ».

Il y a donc 2 épisodes à lire ici. Le premier se nomme « L’Inside » et le second « The Lost Room ». Et The Lost Room m’a vraiment fait penser à la série du même nom. Et le thème de l’Inside a été repris un grand nombre de fois au cinéma. Autant j’ai eu du mal à adhérer à la première partie, autant la seconde m’a plu de suite, malgré mes réticences… Et cela commence avec l’histoire connue de « Bloody Mary » à ne pas dire 13 fois à la suite. Oui oui, que le narrateur schizophrène nommé Adam l’ait dit 13 fois m’a fait frissonner… Je ne veux pas vous en raconter plus, car il y a quand même un sacré palpitant dans toute cette histoire. Et puis Chris DEBIEN a fait en sorte de nous attraper par le col et de nous tenir dans son poing, très serré, pour ne pas qu’on bouge, pour ne rien rater… Et qu’on se dise « Pourvu que je lise bientôt la suite !!!!!! ».

Ma petite conclusion est que, malgré le négatif que j’ai fait ressortir ici, ce roman est très bien, j’ai juste moyennement adhéré à ce style. Ceux qui aiment vraiment ces romans de science-fiction vont se régaler. Ca bouge énormément, l’auteur a une imagination débordante, et là je le félicite vraiment, car écrire du concret pour une histoire dans le présent, avec tout ce qu’on vit, cela paraît simple par rapport à l’écriture d’un environnement futuriste, qui n’existe pas et qui vient de l’imagination pure.