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vendredi 10 octobre 2014

Jamais deux sans toi de Jojo Moyes




416 pages
24 octobre 2014 
Editions Milady



La vie de Jess est un désastre. Son mari a disparu de la circulation, son fils revient du collège couvert de bleus, et elle n’a pas les moyens de payer à sa fille, petit génie des maths, l’école prestigieuse qui la promettrait à un brillant avenir. Alors qu’elle finit par se faire à l’idée que sa vie n’est qu’une somme de galères, la chance lui sourit enfin.
La chance, ou plutôt le millionnaire dont Jess entretient la maison de campagne. Accusé de délit d’initié, Ed est en mauvaise posture : il risque d’être ruiné et envoyé en prison si son procès tourne mal. Soucieux de s’acheter une conduite, il se propose de venir en aide à Jess. Que va donner l’addition de leurs petits et grands désastres individuels?

Une histoire d’amour aussi bouleversante qu’inattendue mettant en scène la rencontre improbable de deux êtres en perdition.


Je remercie Babelio et les Editions Milady de m'avoir permis de lire ce roman.

J'ai découvert Jojo Moyes avec Avant toi et depuis cette lecture je n'avais pas eu le temps de me pencher sur un de ses précédents romans. Jamais deux sans toi m'a permis de renforcer mon avis et d'apprécier le changement de décor. J'avais un peu peur de retrouver un peu trop de son précédent roman, mais j'ai été agréablement surprise du résultat.

Jess possède une vie et une famille assez atypique, mais il est tout de même facile de s'identifier à l'un d'eux. Les problèmes de notre quotidien sont traités durant les 495 pages, mettant tout de même en avant la vie précaire que connaissent beaucoup pendant que d'autres ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. C'est une belle romance, avec de vraies valeurs humaines, des petites remises en place, mettant en scène un homme aisé menacé de tout perdre et une femme se battant pour faire vivre sa famille le plus humainement possible, en essayant de ne pas se perdre ni de se laisser prendre par un quotidien fatigant, voire affligeant.

J'ai beaucoup aimé cette histoire, toute simple certes, mais qui ne m'a pas faire ressentir des choses désagréables comme pour Avant toi qui m'avait tout de même beaucoup plu. Ici, il suffit de se laisser emporter par l'histoire comme dans un road-movie, et d'en savourer les petits instants qui rendent les personnages humains et attachants.

J'ai aimé tous les personnages développés ici, que ce soit Jess, Tanzie, Nicky ou Ed. Ils ont chacun leur caractère, leur histoire, leur valeur et cela donne un excellent mélange.

La seule chose à laquelle je n'ai pas réussi à me faire, c'est le nom donné en haut de chaque chapitre. J'ai eu beau faire attention à chaque fois, je trouve que cela ne sert strictement à rien de noter le nom d'un personnage par rapport à la narration qui suit.

Mais j'ai passé un excellent moment et c'est sans conteste que je me lancerai dans un autre roman de l'auteur avec grand plaisir.

mercredi 29 janvier 2014

Avant toi de Jojo Moyes

480 pages
22 mars 2013
Milady


Une histoire d’amour bouleversante et poignante, sur le goût de vivre, l’amour sans limite et le handicap. Un récit touchant et drôle à la fois, qui ne laissera personne indemne.

Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.


J’ai mis près de 3 semaines pour réussir à trouver quoi écrire sur ce livre, tellement il m’a marquée, mais aussi « énervée ». Je lis beaucoup de romans, et j’aime mélanger les genres, depuis très longtemps, mais je n’ai pas souvenir d’avoir eu autant de mal à retenir mes larmes tellement mes sentiments étaient violents. Toute l’histoire est un petit bonheur, elle donne un peu de réconfort, mais surtout de l’espoir. L’espoir qu’a Lou, jeune demoiselle qui arrive dans la vie d’un tétraplégique pour lui redonner goût à la vie. Et du début à la fin on se dit que cette fille, avec la joie de vivre et l’amour qu’elle lui offre de plus en plus chaque jour, donnera forcément l’envie à Will de connaître la suite de sa vie en compagnie d’une telle personne.

L’histoire n’est abordée avec aucune mièvrerie, Lou est en quelque sorte notre reflet. Elle fait ce que l’on aimerait faire à sa place pour faire avancer les choses. Elle a un raisonnement que j’ai complètement partagé (en tout cas dans mes souvenirs) et elle a de la suite dans les idées. J’ai (presque) tout aimé. L’espoir énorme et de plus en plus présent quand on sent que Will accepte cette inconnue dans sa vie, pour qu’il la ressente indispensable, la complicité qui s’installe, l’indignation de la mère de Lou dans les derniers instants du roman… Mais ma lecture a eu un clash. Le fameux coup de théâtre, que je ne citerai pas ici pour ne pas gâcher… et qui rendit ma lecture des 50 dernières pages laborieuse et je me suis fait violence pour ne pas tout laisser tomber.

Alors que cette fin était quelque part d’une grande logique, je pense ne pas avoir été la seule à me mentir à moi-même… Et là j’en ai voulu (malgré moi) à Jojo Moyes de me donner envie de pleurer toutes les larmes de mon corps. C’est un livre bouleversant et cela m’a ramenée à un film que j’avais vu en 2001 et qui m’a bouleversée de la même façon : Dancer in the Dark de Lars Von Trier. On voit Björk ramer de plus en plus au fur et à mesure que l’histoire se passe, et on sent l’inévitable arriver, mais, toujours, on croit qu’une chose va venir chambouler cette fin. Mais non. Et là, on n’a plus que nos yeux pour pleurer. Et j’en ai beaucoup voulu à Lars Von Trier d’avoir réalisé un film aussi éprouvant, avec aucune once d’espoir à partir d’un certain stade. On plonge la tête dans le néant, comme si on était à la place de l’héroïne. Et c’est ce que j’ai ressenti pour Avant toi.

C’est un très beau livre (pas que pour sa couverture) et une histoire très bien narrée, mais il ne faut pas le mettre entre toutes les mains. S’assurer avant tout que le futur lecteur est bien dans sa tête et dans son corps, sinon l’impact sera dur… En tout cas c’est mon avis. Je sais que je ne pourrai pas le conseiller à n’importe qui. Et je me suis d’ailleurs rendu compte que je n’étais pas prête à réitérer l’expérience avec un autre livre de ce genre de sitôt.

Un tout petit PS tout de même : une traduction qui m’a choquée à 5 ou 6 reprises. C’est inadmissible de voir un correcteur professionnel laisser passer des « J’ai été voir », « j’ai été mangé », etc…. Retrouver cette énorme faute de français au milieu de ce si beau texte, il y a de quoi en choquer certains (à défaut de beaucoup de français qui font déjà cette faute verbalement)…


Ce livre fait l'objet d'un challenge organisé avec ma partenaire de blog Anne Sophie.