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dimanche 4 juin 2017

Quand la neige danse de Sonja Delzongle

488 pages
6 avril 2017
Folio Policier


Quatre fillettes mystérieusement disparues, quatre poupées en porcelaine, sosies des enfants, envoyées à leurs parents un mois plus tard. A Crystal Lake, petite ville paisible sous le coup d'un hiver glacial, non loin de Chicago, Joe Lasko est prêt à tout pour retrouver sa fille de quatre ans, Lieserl. Il engage son amour de jeunesse devenue détective privée pour mener leur propre enquête mais, aidés de la célèbre profileuse Hanah Baxter et son inséparable pendule, ils sont loin d'imaginer l'ampleur des secrets liés à ces disparitions.



Quand la neige danse m'a fait découvrir Sonja Delzongle. J'ai été très agréablement surprise par sa qualité d'écriture. J'ai enchaîné plusieurs romans thrillers/policiers ces derniers mois (à chaque fois d'auteurs différents) et j'avoue coller tout à fait à son style. Peut-être parce qu'elle a la sensibilité d'une femme...

De prime abord, une histoire de fillettes... On retrouve souvent ce thème dans les thrillers ces dernières années. Quatre enfants disparues... Enlevées ? Vivantes ? Enterrées ? Nous suivons de près l'un des parents au cœur du drame. Et ce que je trouve beau et assez remarquable, c'est l'amour de cet homme que l'on ressent du début à la fin. Je me dis que l'émotion émane bien de la plume d'une femme. Je me suis vraiment retrouvée dans cet univers lourd, même si le fond neigeux se voudrait poétique.

L'histoire démarre sur les chapeaux de roues avec l'arrivée de poupées au domicile des parents dont leur fille a été enlevée. Et ces poupées ressemblent trait pour trait aux enfants, cheveux et habits identiques de surcroît... Joe Lasko entre en scène dès ce moment-là. Aidé d'Eva, une amie dont il était fou amoureux dans sa jeunesse mais qui lui a préféré son propre frère Gabe, il va de découvertes en découvertes, et tout ce qui s'y passe ne peut pas être deviné, ou du moins pas longtemps à l'avance (c'est souvent ce qui me gêne dans les enquêtes : deviner trop tôt et faire moi-même l'histoire au fil des pages).

 Joe est mon personnage préféré. Il est très exposé, sa personnalité est très fouillée, et je n'ai pu que m'attacher à lui. Chaque protagoniste a sa valeur ici, et je félicite Sonja de ne pas être tombée dans la caricature. Caricature des personnalités, mais aussi caricature des scènes exposées. Sonja Delzongle nous fait découvrir un environnement qui n'a rien de français ! Je l'ai souvent lu dans les chroniques et je ne peux que confirmer les dires : on s'y croirait ! C'est tellement bien décrit qu'on a soi-même envie de découvrir l'environnement de Crystal Lake, près de Chicago.

L'ensemble est minutieux, pointilleux, précis, et nous fait plonger dans l'histoire sans aucune appréhension ni difficulté.

Je remercie grandement les Editions Folio de m'avoir permis de connaître "enfin" Sonja Delzongle ! Et surtout, amateurs de thrillers, n'hésitez pas à vous lancer vous aussi !



vendredi 14 avril 2017

The Life Game de Laurence Fontaine

271 pages
9 juin 2016
Aconitum



USA, de 1996 à 2006, de jeunes femmes meurent sur des tournages de films jusqu'à ce que disparaisse l'acteur Scott Eden. En 2014, à Paris, une jeune étudiante Jade Neville, qui souhaite devenir enquêtrice et son ami Chang se retrouvent sur les traces du comédien disparu, mais avec la désagréable impression que quelqu'un égraine ses indices afin de la conduire dans la tanière du tueur.


En commençant cette histoire, je ne comprenais pas vraiment dans quelle aventure j’allais m’embarquer. J’avais saisi la base : une personne a été choisie pour faire partie d’un jeu. Mais au final c’est bien au-delà. Je m’imaginais de la simple téléréalité mais j’en étais bien loin. C’est d’autant plus bluffant que, et pour ça je remercie Aconitum d’avoir fait un très bon travail, le résumé de la quatrième de couverture ne laisse absolument rien présager ! Je ne pouvais donc être qu’agréablement surprise des proportions que l’intrigue prenait.

Bien que tout cela date d’une vingtaine d’années, Jade Neuville est fascinée par l’histoire de l’acteur Scott Eden, actuellement disparu, soupçonné être à l’origine de meurtres en série. Mais elle manque de moyens et postuler pour « The Life Game » en demandant à intégrer le FBI en tant que profileuse est pour Jade la façon la plus efficace d’avancer dans son enquête parallèlement à sa vie professionnelle. Son ami Chang n’est pas du tout du même avis : à partir du moment où il va apprendre que son amie va risquer sa vie pour un jeu stupide, il souhaite prendre du recul. Mais son amitié prendra le dessus et il deviendra un excellent allié... à distance. L’un et l’autre feront la connaissance de Tom Newton, l’animateur et l’organisateur de ce show. Et c’est avec cet homme que l’intrigue s’emmêle. Tout au long de l’histoire, nous allons nous poser un tas de questions sur cet homme car, il faut l’avouer, il est parfois plus que louche !

J’ai été agréablement surprise par ce ficellement d’intrigue totalement réussi. Laurence Fontaine sait très bien comment nous manier, nous manipuler (sans nous écorcher) et avec un excellent dénouement, je ne peux que la féliciter et vous inviter à découvrir « The Life Game » avec un très grand plaisir.


Merci aux Editions Aconitum de m’avoir fait découvrir ce livre ! 


mardi 1 novembre 2016

La lettre et le peigne de Nils Barrellon

296 pages
10 septembre 2016
Editions Jigal


Avril 1945. Anna Schmidt erre dans les rues dévastées de Berlin à la recherche d’un abri. Janvier 1953. Elle confie à son cousin Heinrich une mystérieuse lettre qu’elle lui demande de remettre à son fils Josef si un jour celui-ci se sentait en danger et venait la réclamer. Septembre 2012. La capitaine Hoffer enquête sur l’assassinat d’un gardien du musée d’Histoire de Berlin. Le mobile du crime semble être le vol d’un peigne tristement célèbre… Quelques mois plus tard, Jacob Schmidt est sauvagement agressé en sortant d’un club. En déposant plainte, il croise la capitaine Hoffer, très intriguée par son histoire. Depuis, Jacob se sent traqué. Et le souvenir de cette lettre dont Josef, son père, lui avait parlé lui revient en mémoire… De Francfort à Paris en passant par Berlin, il décide alors de tenter l’impossible pour la retrouver…


C'est une découverte totale de l'écrivain avec ce roman et je remercie Babelio et Jigal de m'avoir permis de sauter le pas !

J'ai souhaité découvrir ce livre car j'entends beaucoup parler de Nils Barrellon, et cette fois l'histoire m'attirait réellement car elle abordait la Second Guerre Mondiale. Mais les passages ne sont tout de même pas fréquent. Le récit se divise en plusieurs époques. Nous faisons la connaissance d'Anna en 1945, de son fils Josef, puis de son petit-fils Jacob en 2012. L'on penserait à un roman historique, mais l'intrigue policière prend petit à petit sa place.

J'avoue que j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire. Je ne comprenais pas vraiment comment je devais me positionner et je ne prenais pas tant plaisir que ça à avancer. Les cinquante premières pages ont été atteintes difficilement. Mais après ça, j'ai commencé à apprécier les personnages, les changements d'époques, et le lien avec chacune. Même si parfois le changement d'époque se faisait au cours d'un chapitre. Assez déroutant.

Nils Barrellon m'a bluffée avec toutes les recherches autour de l'Allemagne car même si tout ne tourne pas autour de l'époque Hitlérienne, le roman en est fortement imprégné. Je lui tire aussi mon chapeau car pour une des rares fois ces dernières années, j'ai apprécié l'histoire policière en parallèle de l'intrigue.

Après avoir fermé ce livre, je me sens complètement satisfaite. L'ensemble est convainquant, la fin totalement inattendue et loufoque (mais tellement possible), les personnages suffisamment attachants. Bref, pour passer un bon moment, je vous le conseille totalement.




jeudi 4 août 2016

Après la fin de Barbara Abel

336 pages
14 novembre 2013
Fleuve Noir


Tiphaine et Sylvain vivent ensemble depuis presque 20 ans. Ils ont connu des moments merveilleux et ont surmonté main dans la main des épreuves difficiles. Comme tant d’autres époux… Aujourd’hui leur couple bat de l’aile et élever Milo, leur fils de 15 ans, n’est pas une partie de plaisir. Une situation qui pourrait être très classique… Si Milo n’était pas leur fils adoptif. Si Milo n’était pas le fils de leur ancien voisin David qui s’est suicidé dans sa propre maison. Si Milo n’était pas le meilleur ami de Maxime, leur fils, décédé brutalement à l’âge de 7 ans. Si Milo n’avait pas hérité de la maison de son père dans laquelle vit désormais la nouvelle famille recomposée. Et si une nouvelle voisine n’était pas venue s’installer précisément dans leur ancienne maison, de l’autre côté de la haie, avec un petit garçon de 7 ans… 


Même si j'ai eu quelques réserves sur le premier opus, il y a une nette différence entre le premier roman et la suite qu'est Après la fin. Hormis le fait que tous deux travaillent la psychologie des personnages, et ce d'une manière bien approfondie, le reste est inégal. Derrière la haine énonçait une intrigue à rebondissements, même si ces rebondissements sont généralement prévisibles, là où Après la fin résume une suite limite simpliste. Alors, oui Tiphaine est toujours aussi folle, oui son mari reste de connivence, mais Milo est totalement inexistant et insignifiant dans cette suite alors qu'il pourrait relancer quelque chose de palpitant. Cela contribue à ma déception. Barbara Abel amorce pourtant une histoire avec la fille de la nouvelle voisine, mais tout cela ne sert à rien dans le fond de l'histoire. Milo n'a aucune contenance, bien qu'on le fasse parler dans quelques chapitres. On saura juste qu'il ne souhaite pas aimer les gens parce qu'il se sent responsable des morts autour de lui, morts qu'il avait profondément aimés avant cela.

Nora, la nouvelle voisine, nous fait placer beaucoup d'espoirs en elle, on espère qu'elle va être de taille à plusieurs confrontations avec Tiphaine, mais le livre est trop court pour qu'il se passe grand-chose. Il y a beaucoup trop de réflexions comparé aux actions, cela crée comme un déséquilibre qui peut facilement lasser. Ici, l'appellation "thriller psychologique" prend tout son sens car tout est misé sur les pensées de chacun.

Je trouve tellement dommage que l'auteure ait (délibérément ?) écrit une suite qui ne donne pas de suspense, aucun fil à retordre au lecteur, tout étant linéaire et sans surprise, à notre grand désarroi. J'ai souvent eu les yeux qui se fermaient, luttant désespérément pour suivre ce qu'il se passait. Malgré mon avis mitigé pour Derrière la haine, les idées étaient bonnes, parfois maladroitement mises en scène, mais il y avait matière à réfléchir et à être surpris de la tournure que prenaient les choses.


Lecture en binôme avec Marie de Mes Mots Passants, découvrez son avis ici.

samedi 23 janvier 2016

Nymphéas noirs de Michel Bussi

492 pages
5 septembre 2013
Editions Pocket



Tout n'est qu'illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels.

Au coeur de l'intrigue, trois femmes: une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit et sait tout. Et puis, bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux Nymphéas noirs. Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps.


Je suis sortie ravie de cette lecture, nettement plus que pour Un avion sans elle dont j'avais découvert la plus grande partie de l'histoire avant la fin. Ici, j'ai été tout simplement bluffée, c'est là où l'on voit le travail de l'auteur. Il a réussi à écrire une histoire folle, mais se révélant complètement plausible lorsque le dénouement nous est dévoilé.

J'ai recherché des liens, des possibilités de culpabilité pour chaque protagoniste, mais Michel Bussi a clairement réussi son but : nous perdre parmi tous les personnages, leur personnalité, leurs liens possible... Et je n'ai jamais trouvé, j'ai même été perdue à plusieurs reprises. Je dis donc bravo !

Il y a deux choses qui ont eu raison de mon appréciation finale : la trame, qui nous perd, savamment écrite et l'incursion dans le monde de la peinture. Je ne suis pas experte en la matière mais j'ai fortement aimé découvrir tout cet environnement, notamment les détails concernant Monet. C'est un lourd travail qui a dû être effectué ici et j'ai été très agréablement surprise !

J'ai beaucoup aimé cet univers de femme dès les premières pages, mais pourtant j'ai détesté cette vieille dame qui nous conte l'histoire. Elle avait un air tellement agaçant qu'elle a fini par me taper sur les nerfs...

Je ne saurai que vous conseiller cette lecture enrichissante, apaisante et douce entre deux polars sanglants. Vous ne devriez pas regretter...


Lecture commune avec Anne Sophie. Pour lire son avis, c'est ici.



lundi 24 août 2015

Nostalgie, quand tu nous tues de Rodolphe Fontaine

230 pages
1er mai 2012
Les 2 encres


Lorsqu’un corps sans vie est retrouvé à Rouen, au pied du pont Flaubert, le commandant de police Marius Korda est persuadé d’une chose : il a déjà croisé la victime lorsqu’il était en compagnie de son meilleur ami, Hippolyte Delyon. Alors que l’enquête n’en est qu’à ses balbutiements, un nouveau meurtre est commis et les deux amis se rendent compte que le passé des victimes est lié au leur.

Peu à l’aise dans cette affaire, Marius n’hésite pas à mandater Hippolyte pour mener des investigations non officielles. Mais le résultat de ces dernières pose un véritable problème : celui par qui les crimes sont perpétrés semble être la première victime de cette série de meurtres…


Je suis agréablement surprise par la fluidité du texte. La narration est très bien construite, Les personnages sont suffisamment creusés pour qu'ils apportent de l'intérêt à l'intrigue. En ce qui me concerne, j'aime tout particulièrement les romans qui ne font pas 300-400 pages, j'ai tendance à me perdre dedans et je finis tôt ou tard par survoler des passages de descriptions. Avec Nostalgie, quand tu nous tues, je n'ai pas eu ce problème. L'intérêt ne faillit pas, chaque chapitre montre qu'il est important pour la suite, et l'on comprend rapidement que l'on ne va pas se perdre dans le passé des protagonistes. Il y est décrit juste ce qu'il faut. Et cela me convient très bien. Rodolphe va à l'essentiel, avec 2 hommes au caractère bien travaillé, et d'autres personnages qui s'ajoutent au fil de l'intrigue et qui apportent de l'eau au moulin.

Sous fond d'un pseudo copainsdavant.com, une personne tue des anciens camarades de lycée. L'auteur a très bien su garder le mystère jusqu'au bout et j'avais pensé à une autre personne que le meurtrier annoncé. Je n'ai trouvé aucune incohérence (et quand un livre est court, je fais très attention à ça ; quand un livre est gros, l'auteur peut plus facilement noyer le poisson). C'est un livre qui, dans son ensemble, m'a beaucoup plu. Bonne longueur, j'étais totalement happée.

Dernière petite chose : le titre est sacrément bien trouvé et rien que pour ce choix j'avais envie de savoir ce qu'il y avait derrière cette fameuse "Nostalgie" !


mercredi 25 mars 2015

Apnée noire de Claire Favan

352 pages
15 janvier 2014
Le Toucan


« Vêtue d’un pyjama en satin écru, la jeune femme repose dans une baignoire remplie, en position de foetus inversé. Ses mains et ses chevilles sont étroitement liées derrière son dos et elle flotte encore avec un soupçon de grâce. » A Columbia, sur la côte est des Etats-Unis, c’est la scène macabre que découvre le lieutenant Sandino. Officier intègre, c’est aussi un homme brisé depuis la disparition de sa famille. Pour mener cette enquête, il doit collaborer avec Megan Halliwell, l’agent du FBI qui a permis l’année précédente l’arrestation de Vernon Chester, un tueur psychopathe qui vient d’être exécuté. Très vite pourtant, il apparaît que ce dernier meurtre présente des ressemblances troublantes avec les crimes commis par Chester. Comment est-ce possible ? Tandis que Megan n’ose imaginer le pire, une erreur judiciaire, Sandino se concentre sur certaines incohérences. De discordes en silences la relation des deux policiers évolue, alors que chaque jour le tueur semble se rapprocher d’eux, omniprésent et insaisissable…


Claire Favan fait bel et bien partie des valeurs sûres du Polar. Bien que ce soit mon premier livre d'elle, je comprends l'engouement qu'ont les fans/lecteurs. Je n'ai pas été totalement captivée par l'histoire, mais il y a un très gros travail de recherche et de psychologie des personnages.

L'histoire est bien distillée et bien ficelée, honnêtement je n'ai rien vu venir quant à la fin. Vince est un personnage très particulier et cela le rend intéressant et attachant. J'avoue avoir terminé ce livre il n'y a pas si longtemps et que j'en ai déjà presque tout oublié... Cette dernière année, j'ai lu plusieurs romans policiers qui m'ont bien marquée, encore un an après. Et Apnée Noire ne me fait malheureusement pas cet effet. Mais aux dires de bon nombre de gens, il est tout de même en dessous de ce que l'auteure avait réalisé avec Le tueur intime et Le tueur de l'ombre.


Mais je me souviens tout de même de mon sentiment le long de ma lecture : même si je n'ai pas plus "accroché" que cela à l'histoire, il y a une sacrée bonne maîtrise des différents domaines, de l'écriture, du suspense, et Claire Favan n'a rien à envier de ses collègues auteurs.


samedi 7 février 2015

Black coffee d'Agatha Christie

219 pages
1er septembre 1999
Le Livre de Poche


En cette belle matinée de 1934, Hercule Poirot, retiré des affaires, savoure son petit déjeuner dans son appartement de Mayfair... Mais, lorsque sir Claude Amory appelle au secours le détective, le chocolat crémeux et la brioche dorée ne sont plus qu'un lointain souvenir. Les recherches de ce célèbre savant atomiste suscitent bien des convoitises, y compris dans sa propre maisonnée... 
Première pièce de théâtre d'Agatha Christie, Black Coffee contient déjà les ingrédients qui feront le charme de ses Œuvres : manoir dans la campagne anglaise, savant en danger, huis clos oppressant et, surtout, détective aux moustaches inoubliables et aux petites cellules grises mythiques... 
Charles Osborne, biographe et fin connaisseur de la reine du crime, a su transposer Black Coffee de la scène au roman avec élégance et sans rien lui faire perdre de ses qualités essentielles : mystère, dynamisme et, bien sûr, un humour très british !

Ce livre n'est pas réellement écrit par Agatha Christie, car il a été adapté de la pièce de théâtre qu'elle avait créée. Mais cette transposition semble fortement réussie. Je me suis totalement sentie dans un roman de notre auteure fétiche. Le style est toujours là - Hercule Poirot est égal à lui-même -  les surprises, indices et revirements de situation aussi.

Même si ce n'est pas du grand Christie, il fait partie de son œuvre et le lire ne sera qu'un livre de plus à aimer. Je le conseille tout de même pour passer un moment d'enquête agréable.


lundi 12 janvier 2015

La vérité et autres mensonges de Sascha Arango

313 pages
28 janvier 2015
Albin Michel


Henry Hayden sort de nulle part, il n’a pas de travail fixe, pas d’amis ni de famille, et un passé à cacher, qu’on devine lourd. Un matin, après une nuit alcoolisée, il se réveille à côté d’une femme inconnue et, contre toute attente, devient en quelques mois le mari idéal et un auteur de bestsellers adulé. Tout irait pour le mieux, si ce n’est qu’Henry n’écrit pas ses romans – c’est sa femme qui en est l’auteur– et quand sa maîtresse – son éditrice – vient lui annoncer qu’elle est enceinte, il essaie de se débarrasser d’elle. Mais c’est sa femme qu’il élimine par erreur, mettant en péril sa carrière et l’existence qu’il s’est construite. Pourtant, un dernier chapitre de son livre arrive quand même sur le bureau de son éditeur… Un suspense qui éblouit autant par son style sobre, drôle, sec, maitrisé, que par son intrigue retorse, imprévisible et jubilatoire. Le portrait d’un usurpateur, d’un manipulateur cynique que l’on devrait haïr mais que l’on ne peut parvenir à détester. C’est la grande force de ce formidable coup de maître.


Il faut éviter de prendre ce roman sans avoir assez de temps devant soi. J'ai eu le malheur d'avoir un emploi du temps chargé quand je me suis mise à le lire et je ne me suis pas sentie happée, ni envoûtée par l'histoire. L'histoire de base m'a pourtant bien plu : un homme que l'on découvre au fil des pages comme étant un déséquilibré se fait passer comme l'auteur des romans de sa femme, à sa demande. Mais il n'a pas pu s'empêcher de la tromper avec son éditrice, alors qu'il n'en a rien à faire d'elle. Et quand elle lui apprend qu'elle est enceinte de lui, il se met en tête de trouver une solution. Il voudrait tout dire, pour arrêter tout mensonge, mais les circonstances décideront à sa place... Et il se trouvera dans un désarroi, une détresse qu'il n'avait jamais souhaitée. Puis le passé va le rattraper...

On peut qualifier ce roman plus comme policier qu'autre chose. Car il y a toute l'intrigue autour des disparitions, même si l'on ne voit pas trop par l'œil de la police.

La psychologie du personnage meneur, Henry, est rondement menée, très bien ciblée. Je n'ai pas été attirée par les autres personnages. Ils étaient tous dans l'ombre d'Henry au final...

Mais l'histoire ne m'a pas plus enthousiasmée dans l'ensemble. On part de découvertes en étonnements pourtant, mais cela vient peut-être du style de l'écriture... J'ai eu pas mal de passages où je ne me sentais pas du tout impliquée.

Une lecture ratée pour ma part.



dimanche 16 mars 2014

Mapuche de Caryl Férey

560 pages
30 janvier 2014
Folio


Jana est Mapuche, fille d un peuple indigène longtemps tiré à vue dans la pampa argentine. Rescapée de la crise financière de 2001-2002, aujourd hui sculptrice, Jana vit seule à Buenos Aires et, à vingt-huit ans, estime ne plus rien devoir à personne.

Rubén Calderon aussi est un rescapé, un des rares «subversifs » à être sorti vivant des geôles clandestines de l'École de Mécanique de la Marine, où ont péri son père et sa jeune soeur, durant la dictature militaire.
Trente ans ont passé depuis le retour de la démocratie. Détective pour le compte des Mères de la Place de Mai, Rubén recherche toujours les enfants de disparus adoptés lors de la dictature, et leurs tortionnaires...
Rien, a priori, ne devait réunir Jana et Rubén, que tout sépare. Puis un cadavre est retrouvé dans le port de La Boca, celui d'un travesti, « Luz », qui tapinait sur les docks avec « Paula », la seule amie de la sculptrice. De son côté, Rubén enquête au sujet de la disparition d une photographe, Maria Victoria Campallo, la fille d un des hommes d affaires les plus influents du pays. Malgré la politique des Droits de l'Homme appliquée depuis dix ans, les spectres des bourreaux rôdent toujours en Argentine. Eux et l'ombre des carabiniers qui ont expulsé la communauté de Jana de leurs terres ancestrales...



Je tiens tout d’abord à remercier les Editions Folio de m’avoir permis de découvrir cet auteur.

Jana, jeune mapuche en proie à de dures souffrances, demande à un détective, Rubén Calderón, d’enquêter sur le meurtre de son amie travestie, Luz. Mais elle est loin de se douter que cet homme n’est pas comme les « autres », ceux qui profitent de son corps. Elle va réussir, bien que difficilement, à aller de l’avant en participant aux recherches de cet homme différent.

Rubén, écorché de la vie, ayant perdu son père et sa sœur d’une façon atroce, cherche à faire sa propre justice dans l’enfer argentin. Sa rencontre avec Jana va lui permettre de trouver un nouveau souffle à son existence.

Caryl Férey nous enfonce dans l’Argentine choquée par les années de dictature. Il dépeint avec grand intérêt les faits de cette époque. On sera donc très impressionné par les recherches et la documentation qui remplissent une bonne partie du roman. Pour ma part, ce fut légèrement trop. J’ai parfois décroché. Mais se repérer historiquement, connaître des faits importants doit être le lot de bon nombre de lecteurs.

Je n’avais rien lu de cet auteur. J’avais été prévenue d’un style très particulier, cru, parfois violent, et je ne peux que confirmer. Des tournures de phrases sont très « spéciales », elles se veulent imagées, mais parfois j’ai trouvé que les qualificatifs employés rendaient les scènes confuses, mal exprimées. Je n’ai pas totalement adhéré à ce style, certaines scènes se voulant très décrites, très intimes, m’ont plutôt paru comme un essai très discutable, controversé.

Néanmoins, j’ai beaucoup apprécié l’histoire et tous les faits qui s’y développent. On est entraîné dans une action permanente, sans temps mort. Chaque personnage rencontré nous est présenté. A nous de nous faire notre opinion sur chacun d’eux. Tout est amené pour que le lecteur soit à l’affût, et n’ait pas envie de poser sa lecture. C’est pour dire, j’ai lu les 549 pages en cinq jours…

Bizarrement, en fermant ce livre, j’ai comme un sentiment de petite déception. Je m’attendais peut-être à autre chose. J’ai aimé mais il me manquait ce truc qui me rend extatique en tournant la dernière page. Je pense réitérer l’expérience avec l’auteur en lisant Zulu car l’on me l’avait annoncé comme « meilleur roman de l’auteur à ce jour ».


vendredi 21 février 2014

Le Tombeau du Phénix de François-Xavier Cerniac

384 pages
15 novembre 2012
Pocket



Paris, décembre 2008, une explosion spectaculaire vient d'avoir lieu à l'hôpital de la Pitié Salpétrière. Le Phénix, tueur en série, vient de s'échapper. Quelques heures plus tard le Petit Musée Dali vole en éclat faisant une victime, Denis Carpanon. Déjà d'autres meurtres s enchaînent et résonnent comme une sombre vengeance du Phénix. L'enquête du Commandant Pérez est rapidement menée et une chasse à l'homme s'engage alors... Persuadée que la police fait fausse route, l'épouse de la victime, Estelle Carpanon, va se battre pour faire éclater la vérité au grand jour. 

« L'univers des carrières et un tueur en fin de vie, qui s'évade pour assouvir sa vengeance. Un thriller original qui sort des sentiers battus. » L'avis de Didier van Cauwelaert, Président du Jury : « Machiavelique et lumineux ! Un vrai sang neuf dans la noirceur »



Le Tombeau du Phénix est une agréable découverte. Comme beaucoup, j’ai d’emblée pensé au phénomène répétitif des tueurs en série, mais je l’ai choisi entre autres pour ça, car c’est un thème que j’apprécie plutôt bien. Et je suis allée d’étonnements en étonnements. L’entrée en matière est très bien écrite, elle donne très envie d’en savoir plus. C’est déjà un pari gagné pour beaucoup de lecteurs dans ce cas, donner cette envie de toujours en savoir plus. Et, comme dans les romans de ce genre, il y a l’avancée, des personnes qui se dévoilent au fil des pages, des tueurs présumés, et l’on va de surprise en surprise.

J’ai trouvé ce roman très intéressant, très bien ficelé, avec des personnages tout à fait comme nous tous, ce qui peut les rendre vulnérable comme on a pu l’être. J’ai beaucoup aimé ce revirement de situation, et pour une des rares fois, je n’ai pas trop cherché qui était derrière tout ça. J’ai apprécié ce que je lisais.

Le tout petit bémol que je tiens tout de même à mentionner (pour avoir l’habitude en correction) est la longueur de certains paragraphes. Dans l’édition Pocket, on obtient une page, deux pages sans retour à la ligne. Et psychologiquement cela fait lourd à porter dans un récit. Une meilleure aération à certains moments aurait été bienvenue.

Mais à part ça, François-Xavier Cerniac a fait une belle incursion dans le monde du Polar. Je lui souhaite une belle réussite.

jeudi 14 mars 2013

Les voisins d'à côté de Linwood Barclay

544 pages
J'ai Lu
1er février 2012


Jusqu’à quel point connaît-on ses voisins ? La petite ville de Promise Falls est sous le choc : les Langley ont été cruellement assassinés. Seul témoin du drame : Derek Cutter, dix-sept-ans, qui a profité de l’absence de ses voisins pour occuper la maison avec sa petite amie. Déjà connu pour de petits méfaits, il est le coupable parfait aux yeux du voisinage. Son père, persuadé de son innocence, se lance dans une enquête haletante qui va mettre au jour de sombres révélations sur les habitant de la petite ville en apparence si paisible. Tout le monde a un secret à cacher…



J’ai découvert Linwood Barclay quelques mois plus tôt avec Cette nuit-là. Coup de cœur. Et là je réitère le coup de cœur avec Les voisins d’à côté. Et je place même la barre du deuxième au-dessus du premier !

Le prologue fait démarrer le livre très fort. Derek, un jeune de 17 ans, a monté un plan avec son amie pour profiter de la maison vide de ses voisins pendant leurs vacances. Il aurait mieux fait de s’abstenir, car tout va se  retourner très vite contre lui.

Et l’auteur nous entraîne dans une histoire totalement incroyable, très addictive, et qui nous offre une fin que l’on ne pouvait absolument pas deviner ! Et là, il est très fort.

J’ai adoré ce roman. Le rythme est vraiment soutenu et il est très dur de le lâcher ! Un conseil : si vous ne devez lire qu’un livre de Linwood Barclay, choisissez celui-ci ! 

jeudi 15 novembre 2012

Le Chien des Baskerville de Sir Arthur Conan Doyle




Une malédiction pèse sur les Baskerville, qui habitent le vieux manoir de leurs ancêtres, perdu au milieu d'une lande sauvage : quand un chien-démon, une bête immonde, gigantesque, surgit, c'est la mort. Le décès subit et tragique de Sir Charles Baskerville et les hurlements lugubres que l'on entend parfois venant du marais, le grand bourbier de Grimpen, accréditent la sinistre légende. Dès son arrivée à Londres, venant du Canada, Sir Henry Baskerville, seul héritier de Sir Charles, reçoit une lettre anonyme : " Si vous tenez à votre vie et à votre raison, éloignez-vous de la lande. " Malgré ces menaces, Sir Henry décide de se rendre à Baskerville Hall, accompagné de Sherlock Holmes et de son fidèle Watson.


 Je savais que je lirai cet épisode un jour, alors j’ai toujours évité de le voir à la télé pour ne pas me gâcher le plaisir. Je me suis toujours demandé si ce chien était réel ou pure invention. J’avais vraiment hâte de connaître le fin mot de l’histoire… enfin !!!


J’avais peur du langage, de l’introduction qui aurait pu être longue, mais ce ne fut pas le cas. J’ai même beaucoup apprécié l’emploi rigoureux du passé simple, chose perdue depuis tant d’années dans les écrits… Je ne saurais pas moi-même écrire aussi bien. Quand je parle d’introduction, je veux dire du blabla qui aurait pu traîner en longueur. Finalement on entre d’emblée dans notre histoire de mort et de chien énorme et monstrueux, et notre curiosité est très vite aiguisée. Suffisamment pour pousser la lecture plus loin, encore plus loin.

Petite chose, et pas des moindres, qui m’a encore plus donné envie de poursuivre : pourquoi Holmes ne se charge pas de l’enquête et laisse Watson seul face au drame ? J’ai été agréablement surprise par cette voie prise et cela m’a vraiment donné envie de comprendre pourquoi. Et là Holmes m’a bien eue, et cela m’a franchement plu ! Mais pauvre docteur livré à lui-même… Il saura quand même bien gérer les choses et tenir au courant son ami.

J’ai très fortement aimé les deux personnages principaux, mais aussi le mythe autour de ce chien si invraisemblable et la lande ! Les descriptions sont fortes, on se l’imagine tellement bien… Cette lande qui apporte beaucoup d’importance à l’atmosphère du récit, du début à la fin… Ce fut des moments que j’ai réellement apprécié durant ma lecture. Je me suis sentie totalement happée, dès le début, et je n’ai plus décroché.
J’ai lu ce livre en 3 heures. On est constamment dans le vif du sujet, rien ne vient s’interposer pour déstabiliser le lecteur. C’est fluide, bien écrit, et vraiment digne d’un grand intérêt envers l’œuvre de Mr Doyle.

J’ai hâte de m’essayer aux autres romans !


vendredi 26 octobre 2012

Serum S1/E3 de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza


196 pages

J'AI LU 
27 juin 2012




Malgré l'aide précieuse du docteur Draken - qui a décodé une partie des visions d'Emily - le détective Lola Gallagher n'a pas réussi à empêcher l'enlèvement du couple Singer. Qui est caché derrière cet enlèvement ? La mémoire d'Emily cache-t-elle leur véritable identité et leur dessein ? Mais surtout : où est passé Draken, devenu introuvable depuis quelques jours ?

En cas d accoutumance à la série Serum, consultez notre site : www.serum-online.com



Bon ben ça y est, j’ai été piquée… Je suis devenue une Sérum-addict !!! Aaaaaah vivement la suite !!!!!


Que dire pour ne rien gâcher ???!!! Franchement cela devient de plus en plus difficile ! Les rebondissements sont toujours présents, ce qui donne toujours autant de rythme à la lecture. La façon d’écrire est toujours la même, et j’avoue que c’est fort agréable : les auteurs vont toujours à l’essentiel en plantant un minimum le décor.

Des personnes sont un peu plus mises en avant dans ce tome. Des théories sont élaborées. Des faits viennent faire écrouler des rêves… On aura des décès, des revirements de situations, ce qui rend toujours une avancée inattendue. On pense pouvoir se reposer sur quelque chose de solide, mais là vient un chapitre qui fait ébranler nos hypothèses. Dans ce cas il est préférable de simplement se laisser guider et se laisser engouffrer dans ce thriller.

Je vous le confirme : cette série est vraiment intéressante à suivre, et si vous n’êtes pas encore convaincu, lisez ne serait-ce que le premier épisode, là où tout démarre, et beaucoup de choses importantes y sont annoncées.


jeudi 25 octobre 2012

Serum S1/E2 de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza


218 pages 

J'AI LU
28 mars 2012




1773 : Mesmer invente l'hypnose 
1886 : Freud invente la psychanalyse 
2012 : Draken invente le sérum 

Une injection. Sept minutes pour accéder au subconscient profond d'Emily Scott. Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques. Quelques jours pour empêcher le pire. Mais quand les morts suspectent se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?


En cas d accoutumance à la série Serum, consultez notre site : www.serum-online.com



J’ai lu l’épisode 1 il y a quelques mois. Je n’étais pas devenue addict mais l’histoire était quand même bien prenante. Je ne suis toujours pas piquée par le sérum mais ma lecture fut quand même bien agréable !


Ce que j’aime par-dessus tout c’est le fait que l’on va toujours droit au but, aucun blabla bien inutile, on sent bien que l’on ne perd pas notre temps ! Je l’ai une fois de plus lu très rapidement, mais ce tome est plus étoffé que le précédent. Je me suis donc sentie moins frustrée en fermant le livre.

Le précédent roman ouvrait le bal, mettant les personnages et l’intrigue en place. Là on entre dans les fins fonds du gouffre avec Lola, notre flic héroïne et Emily, amnésique qui essaie de retrouver la mémoire, et qui nous fera quelques révélations…

J’aime beaucoup les personnages, j’aime beaucoup le stress qu’ils génèrent autour d’eux. J’aime toujours autant la façon que les auteurs utilisent pour nous intégrer dans l’histoire, avec les flashcodes qui nous mettent dans l’ambiance… C’est un concept innovant et qui fait son effet !!!

Je m’en vais lire le tome 3. Et un conseil : si vous aimez les polars, tentez l’expérience… Je n’ai pas trouvé d’avis négatif sur cette série et je vous la conseille moi-même !



Serum S1/E1 de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza


192 pages 

J'AI LU
28 mars 2012



Ceci fait référence à une lecture datant de juin 2012, je n'avais pas encore bien élaboré mon blog, et je ne l'avais pas fait apparaître dans mes lectures. Je le mets aujourd'hui car je viens de terminer l'épisode 2.



1773 : MESMER INVENTE L HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
                                                      2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM

Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.

Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?


En cas d accoutumance à la série Serum, consultez notre site : www.serum-online.com





Voilà un genre de bouquins qui innove bien ! J’avais connu Doggy Bag de Djian en plusieurs tomes, qui se voulait refléter une sitcom. Ici on a droit au même style : une énigme policière comme on aime voir à la télé. L’intrigue, le suspense, tout y est dans ce tome, les personnages sont racontés sans s’étendre, et ce que j’aime par-dessus tout c’est qu’il n’y a pas de description inutile. Le blabla pour meubler, je n’aime pas ça.

Là où il y a innovation aussi, c’est au niveau des flashcodes. Je n’ai pas pu en profiter mais apparemment ça ajoute une atmosphère à la lecture, et c’est une sacrée trouvaille.

Ce livre a beaucoup de qualités. On nous promet une histoire palpitante, et nous donne une envie de toujours en savoir plus ! D’où une addiction qui arrive. Mais à quel prix !

Ce que je regrette ici, c’est qu’au final le livre se lit trop vite, et même s’il n’y a pas de description inutile, on arrive vite à la fin. Et quand on fait le bilan… Il s’est passé des choses, extras même, mais pas tant que ça. J’ai remarqué que je lisais entre 30 et 40 pages par ¼ d’heure. J’ai donc mis près d’1h30 à le lire. J’ai eu le malheur de lire la quatrième de couverture à 60 pages de la fin. J’ai pesté !!!! Au final je m’attendais à ce qui allait se passer. Et c’était exactement ça. Puis mon regard est descendu sur le prix… 6€ pour une mini-lecture… Heureusement que je ne l’avais pas acheté… Mais le souci est que j’aimerais découvrir la suite, et la fin dans x années. Mais 6 euros à chaque tome… Il faudra que j’y réfléchisse quand je serai devant le fait accompli. Je ne suis pas devenue une « Sérum-addict » mais commencer une telle histoire et ne pas pouvoir lire la suite qui nous promet tellement de choses… c’est vraiment frustrant !

En bref, pour moi, une lecture très intéressante, pleine de promesse pour la suite, mais je n’ai pas encore été piquée par ce Sérum. A voir avec les prochains tomes.