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mercredi 6 juillet 2016

Boys don't cry de Malorie Blackman

320 pages
19 octobre 2011
Editions Milan


Dante attend les résultats de ses examens. Le courrier qui lui ouvrira les portes de l'université. De sa future vie. Celle dont il a toujours rêvé. Mais quand on sonne enfin à la porte, ce n'est pas le facteur, c'est Mélanie. Son ex-copine, dont il n'a plus entendu parler depuis des mois. Avec un bébé. Le sien. Le leur. Etre père à 17 ans? Il y a de quoi pleurer. Mais les garçons ne pleurent jamais...


Quel beau livre ! Quelle belle histoire ! Nous est raconté ici un moment clé de la vie : celui où un bébé pointe le bout de son nez... mais Boys don't cry le transpose dans l'univers adolescent. Mélanie est tombée enceinte de Dante, mais elle n'a rien dit. Elle s'est éloignée de tout car elle n'avait que 16 ans et ne pouvait pas se montrer dans cet état. De quoi être déboussolée... Elle réussit à s'occuper de sa fille jusqu'au moment où elle craque et veut s'enfuir sans elle. Elle décide de la confier au papa, qui n'est pas encore mis au courant... Quel coup de massue pour Dante ! Mais il va réussir à mûrir comme il se doit et, aidé de son père et de son frère, voudra soulever des montagnes pour elle.

Ce roman est très bien écrit, l'homme-enfant est bluffant, et les thèmes abordés ici sont vitaux : l'abandon de soi pour les autres, la confiance, la fraternité, l'homophobie en font partie. J'ai trouvé les personnages principaux, le père Tyler, le frère Adam et Dante très attachants et on a envie que tout aille pour le mieux, de découvrir la vie de la petite Emma à travers leurs yeux. C'est doux, fin, éclatant, chaleureux... Ce livre a tout d'un succès. Il m'a conquise, bien que ce soit un livre pour jeunes adultes.

Je vous assure que vous ne vous ennuierez pas. Malorie a une très belle plume, et cela donne vraiment envie de découvrir ses autres romans.


dimanche 22 mai 2016

Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos

528 pages
6 juin 2013
Gallimard Jeunesse


Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel. Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable.


Mon Dieu que j'ai eu du mal avec ce livre ! Je l'ai commencé en février, mis de côté durant plusieurs semaines puis repris pour le laisser tomber 100 pages avant la fin. C'est lourd dans tous les sens du terme. L'édition brochée est très grosse, très lourde, du coup le livre est extrêmement encombrant. Je ne comprends pas qu'un éditeur fasse un truc aussi énorme et difficile à transporter. Impossible pour moi de le prendre avec moi dans les transports, salles d'attente... Obligée de lire autre chose de plus petit, du coup je me suis profondément lassée. D'autant plus qu'il n'y a aucune action, rien d'intéressant avant les 200 premières pages... Ça se lance et devient intéressant pendant près de 100 pages, puis l'intérêt redescend...

Je n'ai rien aimé de particulier dans cette histoire. J'avais l'impression d'avoir 9 ans quand je l'ai lu, c'était plat, vide, trop étiré, rien n'est profond, tout est compliqué, c'est vraiment étrange comme lecture... Pour un livre jeunesse, j'ai lu des sagas nettement plus accessibles et sans lourdeurs... J'ai fini par abandonner car je n'avais plus aucun plaisir à le lire. Je l'avais même commencé avec un binôme qui a abandonné bien avant moi.

Ça plaira à certains, mais je ne serai pas de ceux qui le conseilleraient. Et, s'il vous plaît messieurs les éditeurs, arrêtez de nous sortir des pavés impossibles de mettre dans un sac en passant inaperçu. Et on aimerait bien éviter de se faire un tour de rein en le portant et pouvoir le soulever si on veut le lire au lit !


vendredi 20 mai 2016

La probabilité statistique de l'amour au premier regard de Jennifer E. Smith

288 pages
18 janvier 2012
Hachette Romans


Hadley, une jeune fille de 17 ans, manque de 4 petites minutes son vol pour Londres. 4 minutes qui vont changer sa vie. Alors qu’elle doit se rendre au mariage de son père avec une femme qu’elle ne connaît pas mais déteste déjà, Hadley se retrouve coincée dans un aéroport de New York pour attendre le prochain vol. Elle y rencontre Oliver, un Anglais faisant ses études aux États-Unis et qui prend le même avion qu’elle. Le charme opère immédiatement. Arrivés à la douane de Londres, chacun part de son côté. Mais le destin peut avoir plus d'un tour dans son ciel ! 


Voici un très joli et très agréable roman. L'écriture est aérée, l'histoire est simple et douce, la finalité est positive... Tous les ingrédients sont là pour passer un bon moment. Attention, il ne faut pas perdre de vue que c'est une lecture pour jeunes adultes.

Hadley, jeune américaine, doit prendre l'avion pour rejoindre son père, localisé en Angleterre, pour assister à son mariage. Et à force de traîner des pieds, elle manque son avion de 4 minutes... Ces 4 minutes, au départ amenant à une situation catastrophique, vont en réalité créer un nouvel avenir à Hadley en faisant la rencontre d'Oliver. Ils se découvrent l'un et l'autre durant le long trajet qu'ils partagent pour ensuite se rendre chacun à leurs obligations familiales.
La séparation est déchirante, Hadley ne peut pas concevoir de ne pas le revoir. Tout ça pour ça ? Non ! Il faut créer les situations, il faut oser, et c'est ce qu'elle va faire.

C'est un roman qui montre les côtés positifs de la vie, qu'il ne faut jamais prendre les choses pour argent comptant. Rester optimiste, Renverser les choses pour les mettre à son avantage. C'est un roman qui gonfle le cœur, qui apaise notre esprit. Les personnages principaux sont très attachants, ils se complètent, on les sent bien ensemble et on espère que leur histoire va bien se terminer.

Un agréable moment à passer.


mardi 26 avril 2016

La boîte de June de Déborah Galopin

233 pages
20 février 2012
Editions Kirographaires


Lorsque June, jeune fille énigmatique et rêveuse, couche sur papier ce qui lui emplit le cœur et l’esprit, elle enveloppe ses mots d’émotions pour livrer des textes poignants.


Personne torturée et constamment en quête d’elle-même, elle dévoile ses maux et ses sentiments les plus intimes à travers son journal, y mêlant amour, amitié, solitude et mal-être intérieur. La boite de June, est le récit quotidien d’une jeune fille qui pourrait bien se cacher au fond de nous tous, elle évoque les souffrances de l’adolescence et donne libre cours à ses réflexions sur l’essence même de la vie.

Noyée parmi l’encre de ses mots, elle n’aspire qu’à une chose : être en paix et en harmonie avec son âme.



Ce qui m'avait tout d'abord donné envie de le lire, c'était la magnifique couverture, puis le titre. Je l'ai depuis 4 ans et j'avoue qu'aujourd'hui encore, quand je regarde cette couverture, je la trouve toujours aussi magnifique.

Le prénom June fait allusion à la chanson Alice et June du groupe Indochine. Ici, Alice est la meilleure amie de Déborah, la narratrice, et June est le pseudo que s'est donné Déborah. June n'est pas comme elle, elles ont chacune leur caractère, comme si Déborah jouait un rôle. Ce parallèle est fort intéressant et très bien développé.

Je ne sais pas si l'auteure a écrit ses propres pensées à l'époque où les choses se sont produites, mais si ce n'est pas le cas, je lui tire mon chapeau. En lisant ses doutes, ses quêtes d'elle-même, ses déceptions, ses hésitations, ses heurts, je me suis totalement retrouvée dans toutes ces lignes. J'ai vécu une fin d'adolescence assez similaire, et je pense qu'en fin de compte nous avons toutes vécu le même sort, mais exposé de façons différentes.

Là où Déborah Galopin m'a particulièrement épatée, c'est dans l'élaboration de ses réflexions, des ses pensées. On sent son âme d'écrivain sorti d'études littéraires. C'est très beau, très souvent approfondi, il ne faut juste pas être hermétique à ce type d'écriture. C'est comme si elle philosophait sur les divers thèmes, et pas seulement sur l'amour et l'amitié. Il y a beaucoup de réflexions sensées dans ces pages.

Là où ça a un peu bloqué pour ma part, c'est que globalement on tourne en rond. Les principales actions/réflexions se tournent vers les études et leur difficulté, l'amitié et se sentir repoussée, l'amour et être sûre d'avoir fait le bon choix, et l'envie de se cloîtrer car la vie d'une adolescente est trop dure à cause du trop grand nombre de questions sur notre avenir qui restent en suspens. Il n'y a aucun réelle évolution, aucun revirement de situation, on assiste là à la vie d'une adolescente normale. C'est quelque part l'exercice que Déborah a voulu faire, mais ça peut lasser par moments.
Et autre petit bémol : j'ai lu la première édition des Editions Kirographaires, et le roman est chargé de  fautes diverses, en moyenne une faute par page. C'est dommage, mais pour une fois cela ne m'a pas trop freinée dans ma lecture.


En bref, je conseille toutefois vivement cette lecture pour les jeunes demoiselles. Mamans, n'hésitez pas à faire découvrir ce livre à vos filles lycéennes, elles se sentiront moins seules dans leur vie si particulière. 

mardi 7 avril 2015

Qui es-tu Alaska ? de John Green

416 pages
17 mars 2011
Gallimard Jeunesse


Miles Halter a seize ans et n'a pas l'impression d'avoir vécu. Assoiffé d'expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C'est là aussi, qu'il rencontre Alaska. La troublante, l'insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young. Qui es-tu Alaska? est LE roman de l'adolescence: les amitiés fortes, l'amour, la transgression, la soif de connaissance et la fondamentale quête de sens. La vie explose dans ce livre qui fait rire et fondre en larmes l'instant d'après et qu'on voudrait ne jamais finir. Le premier roman d'un jeune écrivain brillant, lauréat de nombreux prix littéraires aux Etats-Unis et traduit en dix langues.


Cela faisait un moment que je ne m'étais pas autant ennuyée... du début à la fin !!!!! J'ai persévéré d'abord jusqu'au fameux "jour J" puis je me suis dit que ça valait le coup d'aller au bout vu ce que je venais d'apprendre, et ce fut laborieux. Tout d'abord, Le Gros ne m'a pas du tout intéressée. Je l'ai trouvé insipide, au caractère de tout ce que je n'aurais pas aimé chez un garçon à l'époque, puis le style teenager était vraiment lourd...  Dans le même genre, j'avais lu et adoré Le dernier jour de ma vie de Lauren Oliver. Et pourtant c'était aussi une écriture un peu lourde au début, mais l'histoire était nettement plus intéressante et recherchée dans le maniement des faits.


Je n'ai vraiment rien à dire... que ce soit sur chacun des personnages, sur l'histoire... J'ai mis 2 semaines pour le lire, je vais mettre moitié moins de temps pour l'oublier !!! Mais je me lancerai tout de même dans Nos étoiles contraires, vu qu'il a l'air totalement différent et nettement meilleur.

mardi 10 juin 2014

Panic de Lauren Oliver

368 pages
11 juin 2014
Black Moon


« Les règles de Panic sont simples. Tout le monde peut participer. Mais il n’y aura qu’un seul vainqueur. » Carp, une petite ville minable de l’État de New York. Chaque été, tous ceux qui viennent de terminer le lycée peuvent participer à « Panic », une succession d’épreuves plus dangereuses les unes que les autres. L’enjeu est de taille : une cagnotte de plus de cinquante mille dollars. Personne ne sait qui a inventé ce jeu, ni qui en fixe les règles. Cet été, Heather entre dans la compétition par dépit amoureux, Elle pourrait, si elle gagne, quitter le mobile-home sordide où elle vit avec une mère paumée et droguée, et emmener avec elle sa sœur, Lily. Dodge, lui, a une autre raison de participer au Jeu de la Peur : venger sa sœur, qui a fini dans un fauteuil roulant, après une épreuve d’une précédente session de Panic. Manipulations, trahisons, révélations : cet été sera celui de tous les dangers.


Tout d’abord, je remercie grandement les Editions Hachette-Black Moon pour la découverte de ce roman.

Panic semble une idée très originale, mais l’histoire n’est pas sans rappeler Running Man de Richard Bachman (Stephen King). Et j’ai lu ce dernier en avril. D’où mon rapprochement assez facile. Ce qui rappelle l’un à l’autre est le thème principal : la participation de protagonistes à un jeu dangereux dont le gain final est une grosse somme d’argent. Mais Panic est un jeu tout de même moins cruel, mais il l’est à sa façon. Car ici ce sont des lycéens qui concourent durant les vacances d’été. Et ce sont une succession d’épreuves à passer qui les éliminent au fur et à mesure des résultats. De quoi plaire beaucoup de lecteurs, et j’en fais partie.

L’histoire a un bon rythme. A peine une épreuve est passée qu’une autre va pointer son nez. Il y a juste le temps de faire développer des situations secondaires au récit à côté. Des histoires pour lier/contrer les participants. Il y aura des morts, des déceptions, des révélations, le tout sans trop alourdir le texte. Après, il faut aimer le genre Young Adult car ici il s’agit de l’environnement d’étudiants confrontés à la cruauté des adultes.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Dodge, ainsi que celui d’Heather. Mais dans l’ensemble, tous les caractères se valent assez. Certains ont un profil ambigu, d’autres sont moins révélateurs.

Ce n’est cependant pas le meilleur roman de Lauren Oliver selon moi. Certes, l’histoire est bien ficelée et intrigante, mais cela reste divertissant. Je n’ai pas ressenti de palpitations, l’envie de m’acharner à le lire coûte que coûte. Il n’arrive pas à la cheville du précédent roman Le dernier jour de ma vie.

vendredi 23 mai 2014

Twilight T1 : fascination de Stephenie Meyer

512 pages
2 novembre 2005
Black Moon


Isabella Swan, 17 ans, déménage à Forks, petite ville pluvieuse dans l'état de Washington, pour vivre avec son père. Elle s'attend à ce que sa nouvelle vie soit aussi ennuyeuse que la ville elle-même. Or, au lycée, elle est terriblement intriguée par le comportement d'une étrange fratrie, deux filles et trois garçons. Bella tombe follement amoureuse de l'un d'eux, Edward Cullen. Ce garçon beau comme un dieu et qui lui sauve la vie plusieurs fois a selon les Indiens le sang froid... Une relation sensuelle et dangereuse commence alors entre les deux jeunes gens : quand Isabella admet que Edward est un vampire, il est déjà trop tard....


Pour une fois (ou presque), je regrette d’avoir vu le film avant d’avoir lu le livre. Généralement j’aime que le livre vienne enrichir l’histoire (comme ce fut le cas pour le tome 1 de Harry Potter, pure jouissance de découvrir le bouquin après le film) mais là, même après ne l’avoir vu qu’une fois à sa sortie au cinéma, je me suis souvenu de toutes les scènes au fur et à mesure de ma lecture. Autant dire que je me suis sentie déçue et frustrée… J’ai nettement préféré découvrir l’histoire d’amour des 2 protagonistes à l’écran que dans le bouquin. Cela m’a profondément ennuyée et je me demande même s’il n’en aurait pas été de même en ayant jamais vu l’adaptation sur grand écran !

J’ai eu beaucoup de mal à adhérer à la narration, à l’histoire en elle-même. Je me souviens que mon avis, en sortant de la salle de cinéma, était aussi mitigé. Mais, ayant entendu et lu tellement de commentaires plus qu’enjoués, j’ai voulu me lancer dans la saga. Au final, j’ai surtout aimé le final, dans la salle de danse. On sent bien l’intensité de la scène, et l’auteure m’a fortement intéressée en expliquant ce que ressentait Bella quand elle se crut morte.

Concernant les personnages, je n’en ai pas vraiment apprécié un en particulier… C’est l’effet « film »… On identifie trop les acteurs aux personnages du roman, et ça m’a vraiment gâché le plaisir.

Pour l’instant, j’ai nettement préféré Les Âmes Vagabondes… Mais je vais me dire que l’histoire se mettait en place, et que j’aimerai peut-être mieux les prochains tomes (pas le 2 car je n’ai pas aimé le film… Ca promet…)



jeudi 15 mai 2014

Les menteuses, tome 1 : Confidences de Sara Shepard

289 pages
21 février 2008
Fleuve Noir


Salut les filles... Surprise ! Vous savez qui vous parle ? Non, vraiment pas ? Il faut dire que depuis l'Affaire Jenna, les pertes de mémoire vous arrangent bien... Mais moi je n'ai rien oublié et vous n'avez pas fini d'avoir de mes nouvelles. D'ailleurs, j'espère que vous appréciez mes petits mails et textos amicaux qui vous rappellent que je suis là, tout près de vous... Car vous avez été de très très vilaines filles, Aria, Spencer, Emily et Hanna. Vous qui étiez avec Alison comme les cinq doigts de la main, sa disparition ne semble pas vraiment vous avoir affectées... Peut-être parce que vous lui aviez fait des confidences... compromettantes, hein ? C'est plutôt bien tombé pas vrai ? Mais maintenant c'est fini, vous allez payer... Je crois voir que vous perdez votre sourire les miss Perfection ! Il fallait y songer avant, les filles, c'est pas beau de mentir ! Une nouvelle série pour les fans de Gossip Girl ! Un mélange de Desperate Housewives et de Souviens-toi l'été dernier : le frisson assuré dans une ambiance très girly...


Je suis une adepte de la série Pretty Little Liars. J’ai su bien assez tôt que les livres étaient assez différents, j’ai donc pu faire la part des choses en lisant le tome 1. Et je n’ai pas été déçue. Cela démarre assez bien, ce premier épisode mettant en place l’intrigue et nous faisant découvrir nos quatre amies. La chose qui diffère le plus ici est que, contrairement à la série, les filles se sont quittées en 5ème et se retrouvent confrontées 3 ans plus tard au fameux mystérieux A (dans la série c’est au bout d’un an).

Je ressens beaucoup d’intérêt à poursuivre cette saga car je sais certaines choses… Et entre autres que A n’est pas le même que dans la série télévisée. Alors quelque part, je vais avoir l’impression de lire la même histoire parfois, mais aussi redécouvrir cette belle énigme une deuxième fois.

Je reste pour l’instant sur ma position dès les premières pages de lecture : la série démarre beaucoup plus vite, et j’accroche mieux à celle-ci qu’au début de la saga livresque. Mais je ne doute pas que Sara Shepard nous réserve bien des surprises, encore et encore… Et je me replongerai dans la suite avec plaisir…

Seul petite chose qui pourrait me chagriner, mais que j’accepte tout de même : le caractère assez superficiel de nos quatre héroïnes… J’espère qu’elles auront plus de caractère et de jugeote dans les tomes à venir.

jeudi 24 avril 2014

Divergente T2 de Veronica Roth

462 pages
8 novembre 2012
Nathan


Un choix peut vous transformer ― ou encore vous détruire. Mais chaque choix comporte son lot de conséquences, et alors qu'elle est entourée d'une vague de mécontentement au sein des factions, Tris Prior doit encore essayer de sauver ceux qu'elle aime ― ainsi qu'elle-même ― tout en luttant contre des questions de douleur et de pardon, d'identité et de loyauté, de politique et d'amour.

Le jour de l'initiation de Tris aurait dû être marqué par la célébration et la victoire auprès de sa faction ; au contraire, cette journée se termina par des horreurs indescriptibles. La guerre menace d'éclater alors que le conflit croît entre les factions aux idéologies différentes. Et en temps de guerre, les camps se forment, les secrets émergent et les choix se font de plus en plus irrévocables ― et d'autant plus puissants. Transformée par ses propres décisions, mais aussi rongée par la douleur et les remords, des découvertes radicales et des relations changeantes, Tris devra embrasser pleinement sa Divergence, même si elle n'a pas conscience de ce qu'elle pourrait perdre en suivant cette voie.



J’ai parfois une mémoire de poisson rouge, et lire une suite sans avoir de résumé en prélude au livre, c’est un peu dérangeant pour moi. Je m’adapte, j’essaie de relire mon article de l’époque, mais il me manque toujours des choses…

Pas mal d’éléments me sont tout de même revenus au fil des scènes. Et selon moi, l’intrigue est toujours aussi captivante. A l’époque j’avais adoré le tome 1, et le 2 est très légèrement en-dessous, mais la saga est très prometteuse !

L’action, ici aussi, ne manque pas, les revirements de situation non plus. Les personnages principaux, Tris et Quatre, sont bien présents, et l’on sent une Tris meurtrie par son secret et plus adulte. On découvre un peu mieux les factions, on alterne les trahisons, les scènes de course-poursuite, et rien ne nous ennuie. J’ai apprécié la relation entre Quatre et Tris.

J’ai quand même eu du mal à reprendre cette histoire. J’ai persévéré car j’avais gardé un excellent souvenir du premier tome. Mais je sais que je suis passée à côté de certains moments dans ce deuxième roman. Alors je me demande si la lecture du troisième va être aussi intense que je l’espérerais… Peut-être devrais-je tout relire juste avant…

dimanche 23 mars 2014

Le jour où le diable m'a trouvée d'April Genevieve Tucholke

336 pages
12 février 2014
Black Moon


Rien de bien excitant ne se passe jamais dans la petite ville balnéaire où vit Violet White. Jusqu’au jour où s’y installe un certain River West. Dès son arrivée, des choses étranges commencent à se produire dans la ville. Violet s’interroge sur ce garçon qui habite désormais dans l’arrière-cour de chez elle. Est-il seulement un très beau menteur au sourire fourbe et au passé mystérieux ? Ou pourrait-il être plus que cela ? La grand-mère de Violet l’a toujours mise en garde contre le diable, mais elle n’a jamais dit qu'il pouvait avoir l’apparence d’un garçon aux cheveux noirs qui fait des siestes au soleil, aime le café, vous embrasse dans un cimetière... et vous donne envie de l'embrasser en retour. Violet est aveuglée par son charme et perd toute lucidité. Exactement comme le voulait River… La peur du diable ne disparaît que lorsqu’on lui tient la main…


Une petite histoire de diable, pourquoi pas ? Je trouvais le résumé très attrayant, et je suis contente de mon choix ! J’ai passé un excellent moment de lecture, je l’ai lu assez vite, non pas que c’était léger, mais l’histoire est intéressante et bien construite, sans temps mort réel. L’histoire démarre très vite avec l’arrivée de River dans le coin, et les faits paranormaux s’enchaînent. Tout est raconté d’une façon qui m’a beaucoup plu et intriguée, et pour le coup je n’ai pas du tout vu venir le final !

Concernant les personnages, j’ai bien apprécié les tourments de Violet. Elle a beau vouloir repousser ce nouvel arrivant dans sa vie, elle aura une attraction inexplicable pour lui… Ca dépassera l’entendement et elle aura l’impression de jouer avec le bon et le mauvais côté de sa personnalité. River, quant à lui, peut paraître comme quelqu’un de mauvais, il aura pourtant fini par m’intéresser réellement, et je fus ravie de la tournure de la dernière partie de cette histoire. Les autres personnages m’auront un peu moins touchée.

L’auteure a réussi une très bonne intrigue. On penserait l’histoire basique, mais au contraire elle nous fait partir dans un récit très bien fourni, captivant, à l’environnement si particulier… et si typique des films fantastiques que j’aime.

Je lirai la suite avec grand plaisir. Merci beaucoup aux Editions Black Moon de m’avoir permis de lire ce roman.


jeudi 6 février 2014

La Légion de la Colombe Noire T1 de Kami Garcia

360 pages
5 février 2014
Black Moon


"À la mort de sa mère, le monde de Kennedy vole en éclats. Mais elle ne se doute pas encore que ce drame est lié à des forces surnaturelles. Ce sont deux frères jumeaux, Jared et Lukas, qui le lui révèlent en la sauvant d’un dangereux esprit envoyé pour la tuer. Kennedy apprend aussi que si elle veut rester en vie, elle va devoir prendre la place de sa mère au sein de la Légion, une société secrète une société de chasseurs de fantômes dont les cinq membres ont été assassinés la même nuit, et dont les enfants sont simultanément devenus les héritiers. Avant cette fameuse nuit, Kennedy ne connaissait rien de la vie parallèle de sa mère. Ses nouveaux amis, Jared, Lukas, Alara et Priest, eux, ont été entraînés depuis leur enfance pour devenir à leur tour membres de la Légion. Mais de quoi a-t-elle hérité, à part du chagrin d’avoir perdu sa mère ? Tout ce que Kennedy sait, c’est qu’il y a un démon sur ses traces… "


Recevoir ce roman par surprise, voilà qui était risqué. Je n’avais pas particulièrement aimé 16 Lunes coécrit par Kami Garcia, alors j’avais peur de réitérer l’expérience. Au final, ce petit cadeau m’a fait revoir mon jugement sur l’auteure. Un grand merci donc aux Editions Black Moon pour m’avoir proposé de le chroniquer !

Avec ce tome 1, je suis entrée dans une saga que j’ai fortement envie de lire entièrement maintenant ! Dès le début, j’ai été prise dans cette histoire macabre. Il y a une excellente entrée en matière, et j’en ai été ravie ! J’ai trouvé par la suite tout ce que j’aimais. Le triangle amoureux était pauvre, et c’était tant mieux, car, dans les livres Young Adult, je sature très vite à ce niveau. Mais tout le reste est léger et envoûtant à la fois. On est entraîné dans un monde fantastique et terrifiant, et tout est question de maisons hantées, de fantômes… pour notre plus grand plaisir !

Pour ce qui est des personnages, j’ai bien aimé celui de Kennedy, mais surtout celui de Priest qui m’a impressionnée d’emblée. Il a un côté très attachant, beaucoup plus que tous les autres.

Même si c’est un roman qui explore les confins de l’obscur et de l’effroyable, il en reste tout de même accessible aux adolescents. Et cela peut diviser les lecteurs. Mais je le conseille à tous les amateurs de Young Adult ! Régalez-vous !


jeudi 30 janvier 2014

Sous le signe du Scorpion de Maggie Stiefvater

480 pages
3 janvier 2014
Le Livre de Poche Jeunesse


Certains concourent pour gagner, d’autres pour survivre.

Chaque année au mois de novembre se déroulent les courses du Scorpion. Les cavaliers doivent tenir le plus longtemps possible sur leurs dangereuses montures, des chevaux de mer cannibales. Assez longtemps pour avoir une chance d’atteindre la ligne d’arrivée… et survivre. Sean Kendrick, 19 ans, tente de nouveau sa chance cette année, bien décidé à arriver le premier. Puck Connolly, quant à elle, n’aurait jamais imaginé participer un jour à la course. Mais le sort en a décidé autrement, et elle se retrouve malgré elle propulsée dans la course, à laquelle aucune autre femme n’avait encore participé. L’enjeu est grand pour ces deux adversaires que tout oppose sauf leur désir commun de remporter le plus grand des prix : la vie.


Sous le signe du scorpion me laisse un peu perplexe. Impossible de savoir si j’ai vraiment aimé ou non. L’histoire est bien racontée, une atmosphère très particulière s’en dégage, c’est très plaisant, mais tout se passe avec beaucoup de lenteur. Arrivée à la page 300/476, j’étais toujours aussi mitigée. Le rythme n’évolue jamais, et je me doutais d’ailleurs que la fameuse course que tout lecteur attendrait impatiemment n’arriverait qu’à la fin du livre. Tout ce qui se passe avant ça est assez intéressant, mais je n’ai pas été transportée, émerveillée… C’était lent, long, mais assez agréable tout de même.

Les personnages, Puck et Sean, sont très attachants, on est même tiraillé à vouloir que les 2 gagnent la course. Ils en arrivent à évoluer ensemble, et tout ce qui se passe entre eux et autour de leur vie leur donne une personnalité très étoffée.

Il y a tout de même un univers assez admirable qui se dégage de ces pages. J’avoue que c’est peut-être ce que j’ai préféré durant ma lecture. Je me suis vraiment sentie sur cette île, parmi ces habitants. Mais le texte était quand même beaucoup trop long à mon goût. A force de descriptions, aussi belles soient-elles, le livre s’étoffe mais la lecture devient longue… Et près de 500 pages à lire dans ce style, ce fut assez dur pour moi.

Par contre, j’ai vraiment beaucoup aimé les dernières pages : la fameuse course et le final. Même si c’est rapide, c’est prenant et le dénouement est tout à fait à la hauteur de ce qu’on attendait.

Ce fut donc une lecture assez agréable, quoique longue pour plus de la moitié du roman pour moi, mais je remercie grandement Black Moon de m’avoir permis de le lire et le chroniquer. 


mardi 22 octobre 2013

Un monde pour Clara de Jean-Luc Marcastel


352 pages
9 octobre 2013
Black Moon


2027. En France. Après une catastrophe nucléaire succédant à tant d'autres, l'écologie est plus que jamais au centre des préoccupations. Les Enfants de Gaïa est une puissante secte extrémiste qui mêle discours écologiste et spiritualité. Diane, dont la jumelle Clara est morte suite à cette catastrophe, participe, avec son meilleur ami Léo, à l'une de leurs manifestations anti-nucléaire. Mais la marche pacifique tourne au combat de rue, et Diane, grièvement blessée, tombe dans le coma. Dix ans plus tard, la jeune fille se réveille. Pendant son sommeil, le monde s'est transformé. Les Enfants de Gaïa sont à la tête du pays. Ils sont tout puissants. Et ils ont fait de Néo Lutécia, construite sur les ruines de Paris, la cité écologique idéale. Diane y retrouve Léo, désormais lieutenant de la secte. Elle apprend qu'elle est devenue l'icône de la Révolution Verte, une incarnation vivante de Gaïa aux yeux de ses fidèles et découvre un nouveau monde bien loin de celui dont Léo et elle avaient rêvé...


Bienvenue dans une histoire que je qualifierais d’envoûtante. Diane, la sœur de Clara, se réveille après 10 ans de coma dans un monde non seulement totalement différent d’avant, mais aussi totalement différent de ce qu’elle aurait aimé avoir. L’anticipation ici est bien élaborée. J’ai vraiment beaucoup aimé.

Elle avait souhaité un monde meilleur suite à la catastrophe qui a tué sa sœur.  Léo, son ami, a contribué à ce changement durant le coma de Diane, accompagné d’une secte vraiment dérangeante… Je suis entrée dans un monde écologique et effrayant. J’ai ouvert les yeux en même temps que l’héroïne. Ce qui, au départ, était la solution à tout devient un véritable cauchemar et se retourne non seulement contre la population, mais aussi contre Diane directement. Elle avait souhaité ce monde, elle en devient l’icône elle-même sans le vouloir. Et à cause de tout ça, il va lui arriver bien des histoires et l’envie de retrouver son monde d’avant va devenir plus qu’important… vital.

J’ai beaucoup aimé les personnages principaux. Même s’ils prennent des voies différentes, ils sont touchant chacun à leur manière. J’ai aussi beaucoup aimé la tournure que l’auteur donne aux événements. La première partie m’a plu, la deuxième m’a définitivement conquise. Même si cela reste dans le domaine des romans Jeunes Adultes, tout est rondement mené et donne un roman d’anticipation très accessible.

Et mention très bien à l’illustrateur de la couverture. Je la trouve magnifique.

Jean-Luc Marcastel signe une histoire très riche, très captivante, très rythmée. A la fin, on en redemande. Merci beaucoup à Black Moon de m’avoir confié cette lecture.

jeudi 3 octobre 2013

Seuls au monde T1 d'Emmy Laybourne

352 pages
28 août 2013
Hachette Romans


« Ta mère te crie que tu vas louper ton bus. Tu ne prends ni le temps de la serrer dans tes bras ni de lui dire que tu l'aimes. Forcément... Tu dévales juste l'escalier et tu sprintes jusqu'à l'arrêt de bus. Sauf que, si c'est la toute dernière fois que tu dois voir ta mère, tu te mets à regretter de ne pas avoir pris le temps. Y compris de ne pas avoir raté le bus. Là, le mien arrivait, alors j'ai sprinté. Dean aurait vraiment dû dire au revoir à sa mère. Lui, son petit frère, ainsi que tous les autres passagers des bus qui devaient les conduire, comme tous les jours, à l'école. Mais comment auraient-ils pu deviner ce jour-là qu'une catastrophe écologique les pousserait à se réfugier dans un supermarché ? Au-dehors, le monde est en proie à des tempêtes qui ravagent leur petite ville, des fuites de produits chimiques rendent les gens violents ou paranoïaques; ou les tuent, tout simplement. Ils sont quatorze, ils ont entre cinq et dix-sept ans, et ils doivent survivre et garder espoir.


Le résumé m’a de suite attirée, et je ne me suis pas trompée. Ce livre d’aventures est assez original car tout se passe dans un hypermarché. Les enfants et adolescents doivent faire preuve d’imagination pour leur survie.

Notre personnage principal, Dean, est aussi le narrateur. Ce qui lui donne de la profondeur. Mais les autres ne sont pas en reste. Bien entendu, Dean nous parle de chacun d’eux à travers ses yeux, mais on apprend tout de même à les connaître assez pour les apprécier (ou non).

Ce qui m’a de suite plu, c’est que l’histoire démarre sur les chapeaux de roue. Pas le temps de s’arrêter sur les collégiens, de les décortiquer comme cela est souvent fait dans les romans de ce genre. L’action et la tragédie prennent place très vite. Tout d’abord avec la tempête de grêle puis avec l’accident de bus et la recherche d’un endroit pour se protéger. Les protagonistes sont racontés au fur et à mesure. Et puis vient le début de l’angoisse : survivre dans un hypermarché, sans adulte pour les diriger, eux, les jeunes. Mais ils auront assez de jugeote pour s’entraider, prendre de bonnes décisions…

Un passage qui me reste en tête ? Dans les premiers chapitres, lorsque Dean a respiré les produits toxiques flottant dans l’air et que son comportement devient animal. C’était un passage qu’il racontait lui-même, et j’ai beaucoup apprécié. Même si c’est furtif, on sent vraiment qu’on est dans la tête du narrateur et qu’il nous raconte tout à travers ses yeux.

Des personnages préférés ? Aucun réellement. Ils forment un ensemble attachant. Ils ont chacun leur rôle et essaie de s’entraider dans la limite de leurs possibilités.

Et la fin… je l’ai beaucoup aimée, et je sais déjà que je lirai la suite. Car l’ensemble du roman m’a plu. C’est une très bonne histoire, riche en idées, et j’ai hâte de savoir ce que leur réserve le monde extérieur…

Un grand merci à Hachette Romans pour m'avoir permis de chroniquer ce livre.

lundi 30 septembre 2013

Les enfants de Willesden Lane de Mona Golabek et Lee Cohen

368 pages
4 septembre 2013
Hachette Romans


1938. Vienne. Lisa Jura est juive. Lisa est aussi un prodige de la musique, une pianiste de génie âgée tout juste de quatorze ans. Et Vienne, capitale de la musique qui a vu se succéder Mozart, Beethoven, Schubert et Liszt, est devenue depuis peu une patrie hostile, voire dangereuse pour elle, rongée de l'intérieur par la barbarie nazie. Lorsqu'on offre à ses parents l'opportunité de sauver l'un de leurs enfants en l'envoyant loin, à l'abri, en Angleterre, le choix est difficile : c'est Lisa qui partira. Quand elle monte à bord du train qui doit l'emmener à Londres, Lisa est consciente qu'un grand avenir s'offre à elle, et qu'elle doit vivre pour sa famille qui se sacrifie pour elle. Sauf que rien ne se passe comme prévu. Lisa échoue au 243 Willesden Lane, un foyer pour enfants dans une ville ravagée de la Seconde Guerre mondiale.


Un récit sur la Seconde Guerre Mondiale ? Un récit sur une jeune pianiste ? Les deux en une seule histoire ? Il fallait donc absolument que je le lise ! Parler de musique dans un cadre aussi dévastateur que l’époque Nazie, ce sont vraiment des moments que je recherche. Je ne me suis pas encore penchée sur les autres œuvres de ce style (là je pense au roman « Le Pianiste ») et je ne lis quasiment que des récits du même genre durant cette époque.

D’emblée, ce que je regrette dans la configuration du livre, c’est qu’une explication majeure n’apparaît qu’à la fin, dans les « notes de l’auteur » : Mona Golabek est en réalité la fille de notre jeune pianiste Lisa Jura. Elle cherche dans ce livre à retracer la vie de sa mère durant la guerre. C’est donc plus un témoignage qu’un roman. Et cela donne une authenticité à cette histoire. De « fiction » elle passe à « réalité » et le tout en est tellement plus émouvant ! Je dis ça, mais je n’ai eu cette révélation qu’avant de refermer le livre, et je sais pertinemment que j’aurais encore plus apprécié cette histoire déjà si touchante. Donc, vous saurez maintenant ce qu’il en est, et vous le lirez avec le regard qu’il mérite. Et cela ne sera que meilleur.

De mon côté, j’ai été passionnée (comme la plupart du temps avec les lectures néonazies) par l’histoire, du début à la fin. Mona Golabek réussit à nous captiver, elle a selon moi très bien retranscrit l’atmosphère de cette époque. On est plongé dans le monde qui fuit, le monde qui espère, le monde avec les adultes d’un côté et les enfants de l’autre. Avec Hitler qui envahit petit à petit les pays. Et par-dessus cette peinture éprouvante, difficile, macabre, il y a notre chère Lisa, autrichienne et juive de surcroît, qui va faire de son mieux pour survivre en Angleterre parmi d’autres enfants dans une famille d’accueil, et qui se verra la chance de pouvoir pratiquer le piano, instrument qu’elle aurait cru enterré à jamais, au vu de tous les drames qui l’entouraient.

Ce livre est poignant, Mona a réalisé une très belle œuvre. Et en y repensant bien, je l’ai vraiment beaucoup aimé, et je me vois obligée de le sacrer  « coup de cœur ». C’est un roman jeunesse, peut-être, mais plongez-y tête baissée. Si vous aimez la musique et l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale, il vaut vraiment la peine d’être lu.

mardi 10 septembre 2013

Pierre, feuille, ciseaux de Catherine Kalengula

304 pages
7 août 2013
Hachette Romans


Alice a perdu ses parents dans un accident de voiture. Accueillie par sa grand-mère qui vit à Oxford en Angleterre, elle s’enferme peu à peu dans une bulle de solitude et de souffrance. Shane est un jeune homme rebelle et torturé. Adopté par un couple d’Anglais lorsqu’il était petit, il sent que ses origines coréennes et la difficulté d’être différent l’éloignent de ses parents adoptifs. Artiste contrarié, il se console dans les bras de jeunes femmes qu’il rejette ensuite sans scrupules. Tout sépare donc Alice et Shane, qui vont se trouver pourtant être réunis, le temps d’une panne d’ascenseur. A la faveur de l’obscurité, les carapaces se fissurent, des liens se nouent, une étincelle naît. Alice parviendra-t-elle à apaiser la colère et la violence de Shane ? Shane pourra-t-il redonner à Alice le goût à la vie ?


C’est l’histoire d’une rencontre entre deux adolescents déjà meurtris par la vie. Alice est recueillie par sa grand-mère à Oxford car elle vient de perdre ses parents, Shane a été recueilli par un couple anglais tout petit, et il n’a jamais pu obtenir de contact avec sa mère biologique. Ils vont se retrouver par hasard coincés dans un ascenseur et vont développer une attirance mutuelle dès ce jour si spécial… Ils joueront au chat et à la souris, jusqu’à se rendre compte qu’ils se mentent à eux même et qu’ils ont besoin l’un de l’autre… L’histoire est tout à fait commune, mais elle est abordée d’une façon tout à fait personnelle.

Ce roman est sans conteste adapté aux adolescents, il aborde le sujet difficile du deuil et montre que rien n’est impossible dans la vie, que l’amour peut aider à aller de l’avant. Mais il faut être prévenu de certains passages un peu osés, je trouve, pour des jeunes de 14 ans, équivalent à la classe de 3ème. Il y a peut-être une trop grande différence entre l’innocence des propos d’Alice et Shane et des descriptions de leurs pulsions, de leurs envies l’un envers l’autre. Je le conseillerais plutôt à partir de la 2nde, au minimum 15 ans.

J’ai personnellement trouvé ce roman un peu trop léger, il plaira beaucoup aux adolescents, mais la trop grande simplicité et légèreté pourra déranger les adultes. Mais c’est tout de même une très belle histoire.

Merci beaucoup aux Editions Hachette Romans de m'avoir fait découvrir cette histoire et cette auteure.


vendredi 19 juillet 2013

Le dernier jour de ma vie de Lauren Oliver

480 pages
29 mai 2013
Le Livre de Poche Jeunesse


« Et s’il ne vous restait plus qu’un jour à vivre ? Que feriez-vous ? Comment vous habilleriez-vous ? Qui aimeriez-vous embrasser ? Et surtout à quel sacrifice seriez-vous prête pour sauver votre vie ?

Samantha Kingstone a tout pour elle : le petit copain le plus craquant du monde, trois meilleures amies géniales, et une côte de popularité illimitée. 
Ce vendredi de février aurait dû être un jour comme les autres. Un jour parfait dans une vie de rêve. Mais ce vendredi de février est le dernier pour Sam. Pourtant elle va obtenir une deuxième chance. Ou plutôt sept chances. Sept jours pour démêler le mystère entourant sa mort. Sept occasions de découvrir la vraie valeur de tout ce qui l’entoure.
Ce vendredi est le dernier jour de la vie de Sam. Ou le premier ? »


Attention : gros coup de cœur ! Je suis bien contente d’avoir suivi les avis de bon nombre d’amis blogueurs ! Ce livre est une pépite. Et ce que j’aime, c’est qu’on pourrait croire qu’il n’est destiné qu’aux jeunes. Mais en fait pas du tout. Il nous fera juste retrouver notre passé de lycéen-étudiant fêtard et on sera forcé de s’identifier à l’un des personnages à un moment donné. Et qui dit s’identifier dit s’imprégner du drame de Samantha. Revivre sa dernière journée de vie jusqu’à ce qu’elle comprenne ce qui cloche et doit être modifié pour que la boucle soit bouclée.

On a l’impression d’un remake d’Un Jour Sans Fin, ce qui peut être juste pour l’idée de base, mais l’histoire se détache petit à petit de ce qu’on a pu lire et voir sur le sujet. Je m’attendais à du déjà-vu, mais Lauren Oliver impose très bien ses idées, et cela par une histoire qu’elle s’est très bien appropriée.

Ce qui m’a beaucoup plu : la personnalité de Samantha qui change petit à petit. De l’adolescente pimbêche, elle se rendra compte de ses erreurs et cherchera à arranger les choses, toujours un peu plus chaque jour revisité.

Durant à peu près les 100 premières pages, j’ai eu du mal à m’intéresser à la vie de ces filles. C’est tellement peu moi ! Je ne voulais pas me lancer dans un livre de ce genre, alors je me sentais un peu déçue… Mais j’ai tout de même persévéré, car les commentaires étaient unanimes : ne pas se fier à la première partie longuette et être patient. Et puis je me suis retrouvée embarquée dans une histoire qui m’a profondément touchée. Kent est un jeune homme qui a tout pour lui, Samantha aussi, et on espère que tout va se terminer selon nos souhaits.

J’aurais aimé une fin différente, mais cela aurait fait bizarre. Celle-ci est digne du roman, tout s’est embriqué au fur et à mesure, et cette fin arrive comme une évidence.

Ce roman est un vrai coup de cœur, et je l’ai largement préféré à Delirium (tome 1), une de mes lectures précédentes.

Je remercie beaucoup Le Livre de Poche Jeunesse de m’avoir confié ce partenariat.