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lundi 12 janvier 2015

La vérité et autres mensonges de Sascha Arango

313 pages
28 janvier 2015
Albin Michel


Henry Hayden sort de nulle part, il n’a pas de travail fixe, pas d’amis ni de famille, et un passé à cacher, qu’on devine lourd. Un matin, après une nuit alcoolisée, il se réveille à côté d’une femme inconnue et, contre toute attente, devient en quelques mois le mari idéal et un auteur de bestsellers adulé. Tout irait pour le mieux, si ce n’est qu’Henry n’écrit pas ses romans – c’est sa femme qui en est l’auteur– et quand sa maîtresse – son éditrice – vient lui annoncer qu’elle est enceinte, il essaie de se débarrasser d’elle. Mais c’est sa femme qu’il élimine par erreur, mettant en péril sa carrière et l’existence qu’il s’est construite. Pourtant, un dernier chapitre de son livre arrive quand même sur le bureau de son éditeur… Un suspense qui éblouit autant par son style sobre, drôle, sec, maitrisé, que par son intrigue retorse, imprévisible et jubilatoire. Le portrait d’un usurpateur, d’un manipulateur cynique que l’on devrait haïr mais que l’on ne peut parvenir à détester. C’est la grande force de ce formidable coup de maître.


Il faut éviter de prendre ce roman sans avoir assez de temps devant soi. J'ai eu le malheur d'avoir un emploi du temps chargé quand je me suis mise à le lire et je ne me suis pas sentie happée, ni envoûtée par l'histoire. L'histoire de base m'a pourtant bien plu : un homme que l'on découvre au fil des pages comme étant un déséquilibré se fait passer comme l'auteur des romans de sa femme, à sa demande. Mais il n'a pas pu s'empêcher de la tromper avec son éditrice, alors qu'il n'en a rien à faire d'elle. Et quand elle lui apprend qu'elle est enceinte de lui, il se met en tête de trouver une solution. Il voudrait tout dire, pour arrêter tout mensonge, mais les circonstances décideront à sa place... Et il se trouvera dans un désarroi, une détresse qu'il n'avait jamais souhaitée. Puis le passé va le rattraper...

On peut qualifier ce roman plus comme policier qu'autre chose. Car il y a toute l'intrigue autour des disparitions, même si l'on ne voit pas trop par l'œil de la police.

La psychologie du personnage meneur, Henry, est rondement menée, très bien ciblée. Je n'ai pas été attirée par les autres personnages. Ils étaient tous dans l'ombre d'Henry au final...

Mais l'histoire ne m'a pas plus enthousiasmée dans l'ensemble. On part de découvertes en étonnements pourtant, mais cela vient peut-être du style de l'écriture... J'ai eu pas mal de passages où je ne me sentais pas du tout impliquée.

Une lecture ratée pour ma part.



mardi 28 octobre 2014

Fais-le pour maman de François-Xavier Dillard

 
283 pages
13 mars 2014
Fleuve Noir


Au début des années 70, Sébastien, 7 ans, vit seul avec sa mère et sa sœur adolescente, Valérie. Leur mère arrive tant bien que mal à joindre les deux bouts, malgré ses deux emplois qui lui prennent tout son temps et toute son énergie. Une dispute de trop avec sa fille qui dégénère, et c’est le drame familial. Valérie survivra à ses blessures mais la police ne croit pas à la version de la mère accusant son petit garçon d'avoir blessé sa soeur. La mère prendra 5 ans de prison. Des années plus tard, et grâce à ses parents adoptifs, Sébastien mène une vie « normale », alors que sa sœur vit dans un institut spécialisé et que sa mère n’est jamais reparue après sa sortie de prison. Sébastien est devenu un père et un médecin exemplaires. Jusqu'à de mystérieux décès d’enfants parmi ses patients et avec eux, le retour funeste des voix du passé...




C'est un véritable roman coup de cœur ! Je n'ai eu aucune peine à me lancer dans cette aventure, et tout ce que l'on s'imagine devient de plus en plus tordu au fur et à mesure des pages !

Sébastien, notre héros, est sorti d'une enfance perturbée. Il a subi de forts traumatismes quand il était petit, avec sa mère et sa sœur. Il a réussi à s'en sortir tant bien que mal et a embrassé la carrière de médecin. Son chemin finit par croiser celui de Claire, une commissaire fraîchement arrivée dans sa ville. Mais nous aurons toute l'histoire qui va tourner autour de ce fameux drame, alors qu'il n'avait que 7 ans. Quand il a dû avouer à la police qu'il avait poignardé sa sœur. Et qu'il en est arrivé à changer de position en se libérant d'un gros poids... dire qu'en réalité c'était sa mère qui avait produit le geste... "fais-le pour maman"...

Ce livre est rempli de cruauté, de mélancolie, de tristesse, d'angoisse, et le tout est mené tambour battant. Il n'y a aucun temps mort et c'est justement ce qui fait toute l'efficacité et le rythme de l'histoire. J'ai vraiment beaucoup aimé l'histoire, les différents personnages, et je mets un point d'honneur sur la fin. J'en rêve encore...

Bravo à Mr Dillard. C'est très bien écrit et le cœur du lecteur n'est en rien épargné. Et maintenant j'ai grande envie de me lancer tête baissée dans son précédent roman !



Ce livre fait l'objet d'une lecture commune avec ma partenaire de blog.
L'avis d'Anne Sophie se trouve ici => Fais-le pour maman


http://lesevasionsdekreen.blogspot.fr/p/ma-partenaire-de.html

mardi 2 septembre 2014

Principes mortels de Jacques Saussey

369 pages
5 septembre 2013
Les Nouveaux Auteurs


Eté 1979. Franck Servin, 18 ans, fuit le naufrage du foyer familial pour réviser son bac. Il trouve refuge chez son oncle et sa tante, dans une ferme isolée de la Creuse où quatre ans plus tôt, son cousin a trouvé la mort sur une route qu'il connaissait pourtant depuis son enfance.

Cette tragédie a ouvert une plaie qui ne s'est jamais refermée. Elle ronge insidieusement le cœur de ses proches et attend son heure pour frapper de nouveau.



Je connais Jacques Saussey par le biais de Quatre Racines Blanches et Colère Noire. Et lire Principes Mortels après permet de casser le rythme des intrigues policières en se lançant dans une histoire tout en suspense, secrets du passé, sans inspecteur dans les parages. Et j’avoue avoir été conquise car ce style-là me sied généralement mieux que les intrigues policières.

Principes mortels génère tout ce que j’aime dans le genre. Le rythme est tenu d’un bout à l’autre. Les indices ne sont pas palpables, j’ai beaucoup supposé mais rien n’est sorti totalement sans appel. Et j’aime ne pas réussir à deviner, me lancer dans ma lecture avec autant d’engouement pour lire la suite, encore et encore.

J’ai beaucoup aimé la personnalité de notre narrateur, Frank, qui va de surprise en surprise, tout en contrant les démons de son père. Comprendre ce qui est arrivé à son cousin, suicide, accident, meurtre ? Toutes les hypothèses se développeront dans sa tête, cherchant l’implication des personnes qui se trouvent autour de lui, et qui pouvaient se trouver près de son cousin Paul à l’époque de sa mort.

J’ai beaucoup aimé l’histoire générale, mais aussi le dénouement qui peut en étonner plus d’un. L’alternance entre le passé et le présent donne une fin qui peut se deviner partiellement, mais qui reste étonnante.

Jacques Saussey est un homme que j’apprécie beaucoup pour avoir échangé des mots sur l’écriture et son parcours durant une heure entière en 2011. Et je suis contente de voir livre après livre, critiques après critiques lues sur le net, que je ne me suis pas trompée sur ses valeurs. Il est en passe de devenir un maître du polar reconnu de tous les français. Et c’est vraiment tout le bonheur qu’il mérite et que je lui souhaite.

samedi 12 octobre 2013

Crains le pire de Linwood Barclay

509 pages
2 février 2012
Belfond 
(image France Loisirs)


Que peut-on imaginer de pire pour un père que de réaliser, impuissant, que sa fille a disparu ? Tim Blake, père de famille divorcé, mène une vie paisible. Sydney, sa fille de 17 ans, a trouvé un petit boulot d’été dans un hôtel. Ce matin-là, elle s’en va et lui promet d’être de retour pour dîner. Mais le soir, elle ne rentre pas et ne laisse pas de message ; les autres soirs non plus. Tim mettra tout en œuvre pour retrouver Sydney...


Linwood Barclay est une valeur sûre de ces dernières années. Cette histoire m’a peut-être moins passionnée que Les voisins d’à côté ou Cette nuit-là car plus simple à mon goût, mais elle sait rester efficace. Elle possède tous les ingrédients d’un bon polar/thriller. Et ce qui est bien avec cet auteur, c’est qu’on peut y aller les yeux fermés. Même si certaines descriptions sont très glauques, le roman reste tout de même très accessible et peut être lu pour découvrir l’auteur.

Le décor est planté dans une vie plutôt modeste et simple. Avec une ado qui veut se faire entendre. Et un père séparé qui fait de son mieux pour obtenir une bonne relation avec sa fille. Jusqu’à sa disparition ou tout s’écroule autour de lui. Personne ne peut l’aider, on commence même à le soupçonner alors que tout se met en travers de sa route, et il va faire tout ce qui est en son pouvoir pour braver les dangers, pour l’amour de sa fille. La retrouver à n’importe quel prix devient l’unique but de sa vie.

Les personnages sont intéressants, attachants, aboutis même ! J’ai eu de la sympathie pour beaucoup. Mais ma préférence va à Tim et Patty. La détresse de cette dernière m’a mis les larmes aux yeux.

En bref, ceci n’est pas le meilleur L. Barclay mais il est une excellente entrée en matière, et un fort agréable moment intense et plein de rebondissements. Le tout enrobé d’émotion.

mardi 8 janvier 2013

Le baiser du banni de Cristina Rodriguez


04/10/12

Le Pré aux Clercs
Broché - 362 pages




Dalach Matamoros, hermaphrodite aux grands yeux violets, est à Washington pour un rendez-vous d'affaires quand la nouvelle tombe sur tous les écrans : des "anges fossiles" ont été découverts en Chine ! Pour les Matamoros et les Di Dante, deux clans qui s'affrontent depuis la nuit des temps, la guerre céleste est ouverte... Et Dalach se retrouve confrontée de plein fouet à l'histoire de sa famille en même temps qu'à un combat sans merci pour la résurrection des archanges.
Un attentat sanglant à Washington, un faux rabbin à Jérusalem, un manoir ancestral au coeur d'une réserve naturelle de Leon en Espagne, un navire transportant des "antiquités" en provenance de Chine et sur lequel se succèdent d'étranges accidents mortels, la mythique Bible Noire que recèle le Vatican : autant de mystères auxquels Dalach et les siens sont confrontés. Une intrigue sulfureuse sur fond de guerre de religion ultime, des rebondissements en cascade à couper le souffle, une écriture maîtrisée, Le Baiser du banni va vous entraîner très loin, du côté des anges bannis...



Je ne comprends les divers avis que j’ai lus et relus avant, pendant et après ma lecture. Je pense l’inverse sur tout ou presque !!!! Mais quel ennui ce roman ! J’ai d’abord eu l’impression de me lancer dans un roman du style de Da Vinci Code, mais au bout de la moitié du roman, l’histoire n’avait toujours pas décollé ! Il y a un peu plus de 360 pages de lecture, et pour être franche j’ai plus ou moins accroché pour les 20 dernières pages (le dénouement en fait) et surtout l’épilogue qui fait 5 pages…
Ce qui m’a endormie c’est le manque d’action. Ce qui s’y passe n’est pas intéressant, tout est plombé par un trop plein de descriptions et d’explications sur les archanges, Lucifer, les 2 familles que tout oppose, notre hermaphrodite prénommée Dalach… A force du trop, je me suis noyée dans ces déballages d’histoires qui sont sensés nous lancer dans un thriller… Euh, il est où le thriller là ? Je n’ai rien lu de palpitant, et pourtant j’ai lu d’autres thrillers qui m’ont coupé le souffle ! Celui-là n’est vraiment pas à la hauteur.

Je suis vraiment déçue car je me faisais une joie de le lire avec la quatrième de couverture… Et mettre 5 jours pour lire si peu de pages, lutter la journée et le soir à ce point pour avancer, ce n’est pas digne d’un thriller. Si l’histoire est vraiment captivante, je peux assurer que je reste scotchée dessus, que je sois fatiguée ou non ! Des nuits à ne pas vouloir me coucher pour connaître la suite, c’est pour moi une des meilleures preuves de la qualité d’un roman.
Pourtant, j’aime beaucoup tout ce qui tourne autour du thème des archanges, d’où ma grande déception en refermant ce livre…
Les personnages sont assez bien explorés, mais ils ne prennent pas le dessus sur l’ennui, bien malheureusement.
Tout ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est l’écriture de l’auteure qui, cela se sent, n’en est pas à ses débuts, et l’épilogue qui m’a fait dire « si seulement tout le livre avait été comme ça ». On sent toutes les recherches qu’elle a établies tout autour de son histoire, pour que tout tienne debout, mais la sauce n’a pas pris avec moi. Dommage…

jeudi 15 novembre 2012

Le Chien des Baskerville de Sir Arthur Conan Doyle




Une malédiction pèse sur les Baskerville, qui habitent le vieux manoir de leurs ancêtres, perdu au milieu d'une lande sauvage : quand un chien-démon, une bête immonde, gigantesque, surgit, c'est la mort. Le décès subit et tragique de Sir Charles Baskerville et les hurlements lugubres que l'on entend parfois venant du marais, le grand bourbier de Grimpen, accréditent la sinistre légende. Dès son arrivée à Londres, venant du Canada, Sir Henry Baskerville, seul héritier de Sir Charles, reçoit une lettre anonyme : " Si vous tenez à votre vie et à votre raison, éloignez-vous de la lande. " Malgré ces menaces, Sir Henry décide de se rendre à Baskerville Hall, accompagné de Sherlock Holmes et de son fidèle Watson.


 Je savais que je lirai cet épisode un jour, alors j’ai toujours évité de le voir à la télé pour ne pas me gâcher le plaisir. Je me suis toujours demandé si ce chien était réel ou pure invention. J’avais vraiment hâte de connaître le fin mot de l’histoire… enfin !!!


J’avais peur du langage, de l’introduction qui aurait pu être longue, mais ce ne fut pas le cas. J’ai même beaucoup apprécié l’emploi rigoureux du passé simple, chose perdue depuis tant d’années dans les écrits… Je ne saurais pas moi-même écrire aussi bien. Quand je parle d’introduction, je veux dire du blabla qui aurait pu traîner en longueur. Finalement on entre d’emblée dans notre histoire de mort et de chien énorme et monstrueux, et notre curiosité est très vite aiguisée. Suffisamment pour pousser la lecture plus loin, encore plus loin.

Petite chose, et pas des moindres, qui m’a encore plus donné envie de poursuivre : pourquoi Holmes ne se charge pas de l’enquête et laisse Watson seul face au drame ? J’ai été agréablement surprise par cette voie prise et cela m’a vraiment donné envie de comprendre pourquoi. Et là Holmes m’a bien eue, et cela m’a franchement plu ! Mais pauvre docteur livré à lui-même… Il saura quand même bien gérer les choses et tenir au courant son ami.

J’ai très fortement aimé les deux personnages principaux, mais aussi le mythe autour de ce chien si invraisemblable et la lande ! Les descriptions sont fortes, on se l’imagine tellement bien… Cette lande qui apporte beaucoup d’importance à l’atmosphère du récit, du début à la fin… Ce fut des moments que j’ai réellement apprécié durant ma lecture. Je me suis sentie totalement happée, dès le début, et je n’ai plus décroché.
J’ai lu ce livre en 3 heures. On est constamment dans le vif du sujet, rien ne vient s’interposer pour déstabiliser le lecteur. C’est fluide, bien écrit, et vraiment digne d’un grand intérêt envers l’œuvre de Mr Doyle.

J’ai hâte de m’essayer aux autres romans !


vendredi 26 octobre 2012

Serum S1/E3 de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza


196 pages

J'AI LU 
27 juin 2012




Malgré l'aide précieuse du docteur Draken - qui a décodé une partie des visions d'Emily - le détective Lola Gallagher n'a pas réussi à empêcher l'enlèvement du couple Singer. Qui est caché derrière cet enlèvement ? La mémoire d'Emily cache-t-elle leur véritable identité et leur dessein ? Mais surtout : où est passé Draken, devenu introuvable depuis quelques jours ?

En cas d accoutumance à la série Serum, consultez notre site : www.serum-online.com



Bon ben ça y est, j’ai été piquée… Je suis devenue une Sérum-addict !!! Aaaaaah vivement la suite !!!!!


Que dire pour ne rien gâcher ???!!! Franchement cela devient de plus en plus difficile ! Les rebondissements sont toujours présents, ce qui donne toujours autant de rythme à la lecture. La façon d’écrire est toujours la même, et j’avoue que c’est fort agréable : les auteurs vont toujours à l’essentiel en plantant un minimum le décor.

Des personnes sont un peu plus mises en avant dans ce tome. Des théories sont élaborées. Des faits viennent faire écrouler des rêves… On aura des décès, des revirements de situations, ce qui rend toujours une avancée inattendue. On pense pouvoir se reposer sur quelque chose de solide, mais là vient un chapitre qui fait ébranler nos hypothèses. Dans ce cas il est préférable de simplement se laisser guider et se laisser engouffrer dans ce thriller.

Je vous le confirme : cette série est vraiment intéressante à suivre, et si vous n’êtes pas encore convaincu, lisez ne serait-ce que le premier épisode, là où tout démarre, et beaucoup de choses importantes y sont annoncées.


jeudi 25 octobre 2012

Serum S1/E2 de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza


218 pages 

J'AI LU
28 mars 2012




1773 : Mesmer invente l'hypnose 
1886 : Freud invente la psychanalyse 
2012 : Draken invente le sérum 

Une injection. Sept minutes pour accéder au subconscient profond d'Emily Scott. Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques. Quelques jours pour empêcher le pire. Mais quand les morts suspectent se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?


En cas d accoutumance à la série Serum, consultez notre site : www.serum-online.com



J’ai lu l’épisode 1 il y a quelques mois. Je n’étais pas devenue addict mais l’histoire était quand même bien prenante. Je ne suis toujours pas piquée par le sérum mais ma lecture fut quand même bien agréable !


Ce que j’aime par-dessus tout c’est le fait que l’on va toujours droit au but, aucun blabla bien inutile, on sent bien que l’on ne perd pas notre temps ! Je l’ai une fois de plus lu très rapidement, mais ce tome est plus étoffé que le précédent. Je me suis donc sentie moins frustrée en fermant le livre.

Le précédent roman ouvrait le bal, mettant les personnages et l’intrigue en place. Là on entre dans les fins fonds du gouffre avec Lola, notre flic héroïne et Emily, amnésique qui essaie de retrouver la mémoire, et qui nous fera quelques révélations…

J’aime beaucoup les personnages, j’aime beaucoup le stress qu’ils génèrent autour d’eux. J’aime toujours autant la façon que les auteurs utilisent pour nous intégrer dans l’histoire, avec les flashcodes qui nous mettent dans l’ambiance… C’est un concept innovant et qui fait son effet !!!

Je m’en vais lire le tome 3. Et un conseil : si vous aimez les polars, tentez l’expérience… Je n’ai pas trouvé d’avis négatif sur cette série et je vous la conseille moi-même !



Serum S1/E1 de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza


192 pages 

J'AI LU
28 mars 2012



Ceci fait référence à une lecture datant de juin 2012, je n'avais pas encore bien élaboré mon blog, et je ne l'avais pas fait apparaître dans mes lectures. Je le mets aujourd'hui car je viens de terminer l'épisode 2.



1773 : MESMER INVENTE L HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
                                                      2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM

Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.

Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?


En cas d accoutumance à la série Serum, consultez notre site : www.serum-online.com





Voilà un genre de bouquins qui innove bien ! J’avais connu Doggy Bag de Djian en plusieurs tomes, qui se voulait refléter une sitcom. Ici on a droit au même style : une énigme policière comme on aime voir à la télé. L’intrigue, le suspense, tout y est dans ce tome, les personnages sont racontés sans s’étendre, et ce que j’aime par-dessus tout c’est qu’il n’y a pas de description inutile. Le blabla pour meubler, je n’aime pas ça.

Là où il y a innovation aussi, c’est au niveau des flashcodes. Je n’ai pas pu en profiter mais apparemment ça ajoute une atmosphère à la lecture, et c’est une sacrée trouvaille.

Ce livre a beaucoup de qualités. On nous promet une histoire palpitante, et nous donne une envie de toujours en savoir plus ! D’où une addiction qui arrive. Mais à quel prix !

Ce que je regrette ici, c’est qu’au final le livre se lit trop vite, et même s’il n’y a pas de description inutile, on arrive vite à la fin. Et quand on fait le bilan… Il s’est passé des choses, extras même, mais pas tant que ça. J’ai remarqué que je lisais entre 30 et 40 pages par ¼ d’heure. J’ai donc mis près d’1h30 à le lire. J’ai eu le malheur de lire la quatrième de couverture à 60 pages de la fin. J’ai pesté !!!! Au final je m’attendais à ce qui allait se passer. Et c’était exactement ça. Puis mon regard est descendu sur le prix… 6€ pour une mini-lecture… Heureusement que je ne l’avais pas acheté… Mais le souci est que j’aimerais découvrir la suite, et la fin dans x années. Mais 6 euros à chaque tome… Il faudra que j’y réfléchisse quand je serai devant le fait accompli. Je ne suis pas devenue une « Sérum-addict » mais commencer une telle histoire et ne pas pouvoir lire la suite qui nous promet tellement de choses… c’est vraiment frustrant !

En bref, pour moi, une lecture très intéressante, pleine de promesse pour la suite, mais je n’ai pas encore été piquée par ce Sérum. A voir avec les prochains tomes.



jeudi 30 août 2012

Cette nuit-là de Linwood Barclay


Résumé :
Imaginez…
Vous avez quatorze ans.
Vous faites le mur pour la première fois.
Le lendemain matin, la maison est vide.
Votre famille s'est volatilisée.

Découvertes troublantes, coups de fil anonymes, messages inquiétants : vingt-cinq ans plus tard, le passé resurgit…


Mon avis :
Ah… Linwood Barclay… Que ce nom m’intriguait… Je voulais savoir quel style d’intrigues il confectionnait. « Thrillers » ok, mais vraiment… Il fallait que je me lance à en lire au moins un. J’avais acheté « Crains le pire » l’année dernière, mais je n’ai toujours pas eu le temps de le lire. Et « Cette nuit-là » a été proposé comme livre voyageur. Mon tour de le lire est arrivé très vite. Et voilà ! J’ai passé les presque 500 pages à aimer ce que je lisais, à toujours vouloir en savoir plus… C’était presqu’une obsession… Normal vue l’histoire que c’est !


Quoi de plus palpitant que de chercher à comprendre pourquoi Cynthia, quatorze ans, se réveille le lendemain, après une cuite qui la cloua au lit à son retour chez ses parents, et ne trouve ni père, ni mère, ni frère. Aucun petit déjeuner prêt. La maison était bel et bien vide. Quelle angoisse ! S’imaginer être à sa place, adolescent, et vivre une horreur pareille… Ca m’a fait froid dans le dos… Et c’est une excellente entrée en matière pour donner le besoin au lecteur de connaître la suite à tout prix !
Et 25 ans après, on la retrouve, mariée et maman d’une petite fille. Elle doit tourner dans une émission pour parler de ce drame. Et après la diffusion, tout bascule. Des indices seront étrangement parsemés, mettant le lecteur sceptique sur ce qui a pu arriver à la famille. On en arrive à douter du mari, et même de notre héroïne en question.
Personnellement j’ai imaginé tous les scénarii possibles et imaginables pour trouver une fin plausible. J’avais trouvé une petite partie. Mais le comment du pourquoi, je l’ai trouvé vraiment extra. Les réelles données que nous avons dans la deuxième partie du roman m’ont bien surprise et n’ont que plus renforcé mon admiration envers l’auteur.

J’en redemande ! L’histoire était poignante, vraiment très intrigante, pas plus farfelue que ça, et très réaliste malheureusement. J’ai eu beaucoup de peine pour notre héroïne. Mais je ne dirai pas pourquoi…

Je conseille fortement ce thriller, que vous soyez un habitué du genre ou non. Il nous emmène dans une réalité triste et malsaine à la fois. Et je garde pour la fin une chose qui m’a énormément plu dans la narration : que ce soit le mari qui raconte l’histoire et non Cynthia, la victime du drame. Alors, comme lui, on se mettra à soupçonner sa femme, puis l’on se dit qu’Agatha Christie avait poussé le vice en faisant narrer dans une de ses histoires un homme qui au final était le meurtrier. Alors ce serait peut-être le mari. En tout cas il n’est pas à épargner. Personne n’est à épargner dans cette histoire !!! Bonne lecture !


vendredi 29 juin 2012

Sang Bleu de M.A. Graff



Résumé
Aliénor n'imaginait pas découvrir autant de mystères en reprenant contact avec sa famille anglaise...Beaucoup de secrets sont restés soigneusement enfouis dans le passé... tout d'abord, est-elle bien la fille de ses parents ? Certains semblent en douter, son étrange et riche demi-frère en première ligne. Voilà sans doute pourquoi elle meurt dans sa voiture sabotée quelques temps plus tard...

Mon avis :
J’avais découvert cette auteure avec son roman « Le Voisin », à la quatrième de couverture et la photo de la seringue très « prometteuses ». J’ai été très déçue… Mais j’ai tout de même voulu renouveler l’expérience avec « Sang Bleu ». Eh bien là, je revois totalement mon avis sur cette dame ! J’ai vraiment beaucoup aimé, et si le temps me l’avait permis, je l’aurais lu en une journée ! Ce n’est certes pas LE livre de référence polar à lire mais j’ai vraiment passé un excellent moment. Il est vrai que le fait que l’histoire se passe en très grande partie à Londres et ses environs y a été pour quelque chose. J’aime beaucoup cette ville, pour y avoir vécu tout près durant un an, et me plonger dans une enquête policière anglaise, c’était le top ! Ca ferait même penser à Sherlock Holmes…



Il y a aussi ce que j’adore dans les enquêtes (comme la plupart d’entre nous) : des revirements de situations. On pense savoir qui est le meurtrier, mais au final non, car il y aura un détail qui le sauvera. Mais avais-je incriminé tout le monde à tour de rôle dans cette histoire ? Non, et c’est là que j’ai été bluffée.

M.A. Graff nous emmène dans une histoire d’héritage, de meurtre pas clair et d’histoire d’amour, le tout très bien ficelé, même si bien que l’on plonge dedans en espérant, en s’exaspérant, en calculant, en se maudissant d’avoir tort/raison… En réagissant et interagissant avec le roman. Quand je suis dans ce cas, c’est qu’il ne me laisse vraiment pas indifférente. Et ce roman m’a conquise.  Elle a trouvé les ficelles à mener à bien pour nous torturer et nous emporter avec elle.

Et mon prochain roman d’elle sera Poker Face. Autant vous dire que j’ai hâte !

Merci Nath de ce partage de lecture ;).