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mardi 10 juin 2014

Panic de Lauren Oliver

368 pages
11 juin 2014
Black Moon


« Les règles de Panic sont simples. Tout le monde peut participer. Mais il n’y aura qu’un seul vainqueur. » Carp, une petite ville minable de l’État de New York. Chaque été, tous ceux qui viennent de terminer le lycée peuvent participer à « Panic », une succession d’épreuves plus dangereuses les unes que les autres. L’enjeu est de taille : une cagnotte de plus de cinquante mille dollars. Personne ne sait qui a inventé ce jeu, ni qui en fixe les règles. Cet été, Heather entre dans la compétition par dépit amoureux, Elle pourrait, si elle gagne, quitter le mobile-home sordide où elle vit avec une mère paumée et droguée, et emmener avec elle sa sœur, Lily. Dodge, lui, a une autre raison de participer au Jeu de la Peur : venger sa sœur, qui a fini dans un fauteuil roulant, après une épreuve d’une précédente session de Panic. Manipulations, trahisons, révélations : cet été sera celui de tous les dangers.


Tout d’abord, je remercie grandement les Editions Hachette-Black Moon pour la découverte de ce roman.

Panic semble une idée très originale, mais l’histoire n’est pas sans rappeler Running Man de Richard Bachman (Stephen King). Et j’ai lu ce dernier en avril. D’où mon rapprochement assez facile. Ce qui rappelle l’un à l’autre est le thème principal : la participation de protagonistes à un jeu dangereux dont le gain final est une grosse somme d’argent. Mais Panic est un jeu tout de même moins cruel, mais il l’est à sa façon. Car ici ce sont des lycéens qui concourent durant les vacances d’été. Et ce sont une succession d’épreuves à passer qui les éliminent au fur et à mesure des résultats. De quoi plaire beaucoup de lecteurs, et j’en fais partie.

L’histoire a un bon rythme. A peine une épreuve est passée qu’une autre va pointer son nez. Il y a juste le temps de faire développer des situations secondaires au récit à côté. Des histoires pour lier/contrer les participants. Il y aura des morts, des déceptions, des révélations, le tout sans trop alourdir le texte. Après, il faut aimer le genre Young Adult car ici il s’agit de l’environnement d’étudiants confrontés à la cruauté des adultes.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Dodge, ainsi que celui d’Heather. Mais dans l’ensemble, tous les caractères se valent assez. Certains ont un profil ambigu, d’autres sont moins révélateurs.

Ce n’est cependant pas le meilleur roman de Lauren Oliver selon moi. Certes, l’histoire est bien ficelée et intrigante, mais cela reste divertissant. Je n’ai pas ressenti de palpitations, l’envie de m’acharner à le lire coûte que coûte. Il n’arrive pas à la cheville du précédent roman Le dernier jour de ma vie.

vendredi 23 mai 2014

Twilight T1 : fascination de Stephenie Meyer

512 pages
2 novembre 2005
Black Moon


Isabella Swan, 17 ans, déménage à Forks, petite ville pluvieuse dans l'état de Washington, pour vivre avec son père. Elle s'attend à ce que sa nouvelle vie soit aussi ennuyeuse que la ville elle-même. Or, au lycée, elle est terriblement intriguée par le comportement d'une étrange fratrie, deux filles et trois garçons. Bella tombe follement amoureuse de l'un d'eux, Edward Cullen. Ce garçon beau comme un dieu et qui lui sauve la vie plusieurs fois a selon les Indiens le sang froid... Une relation sensuelle et dangereuse commence alors entre les deux jeunes gens : quand Isabella admet que Edward est un vampire, il est déjà trop tard....


Pour une fois (ou presque), je regrette d’avoir vu le film avant d’avoir lu le livre. Généralement j’aime que le livre vienne enrichir l’histoire (comme ce fut le cas pour le tome 1 de Harry Potter, pure jouissance de découvrir le bouquin après le film) mais là, même après ne l’avoir vu qu’une fois à sa sortie au cinéma, je me suis souvenu de toutes les scènes au fur et à mesure de ma lecture. Autant dire que je me suis sentie déçue et frustrée… J’ai nettement préféré découvrir l’histoire d’amour des 2 protagonistes à l’écran que dans le bouquin. Cela m’a profondément ennuyée et je me demande même s’il n’en aurait pas été de même en ayant jamais vu l’adaptation sur grand écran !

J’ai eu beaucoup de mal à adhérer à la narration, à l’histoire en elle-même. Je me souviens que mon avis, en sortant de la salle de cinéma, était aussi mitigé. Mais, ayant entendu et lu tellement de commentaires plus qu’enjoués, j’ai voulu me lancer dans la saga. Au final, j’ai surtout aimé le final, dans la salle de danse. On sent bien l’intensité de la scène, et l’auteure m’a fortement intéressée en expliquant ce que ressentait Bella quand elle se crut morte.

Concernant les personnages, je n’en ai pas vraiment apprécié un en particulier… C’est l’effet « film »… On identifie trop les acteurs aux personnages du roman, et ça m’a vraiment gâché le plaisir.

Pour l’instant, j’ai nettement préféré Les Âmes Vagabondes… Mais je vais me dire que l’histoire se mettait en place, et que j’aimerai peut-être mieux les prochains tomes (pas le 2 car je n’ai pas aimé le film… Ca promet…)



jeudi 27 mars 2014

Comment je vais tuer papa de Carina Bergfeldt

432 pages
5 février 2014
Black Moon


"Suède, Janvier 2010. Deux pieds dépassent de la surface gelée du lac Simsjön, près de la ville de Skövde. Ils appartiennent à Elisabeth Hjort, une jeune mère de famille. Trois autres femmes (deux journalistes et un inspecteur de police) s’intéressent de près à l’affaire. Trois femmes qui doivent affronter leurs propres démons. Parmi elles, l’une s’apprête à commettre un meurtre à son tour, à tuer celui qui a fait de sa vie un enfer : son propre père. Mais laquelle des trois est-elle ? "


Nous voilà face à trois femmes potentiellement capables de réaliser cet acte. J’ai commencé à cerner la bonne personne bien longtemps après le début du livre. Les indices ne sont pas parsemés comme on pourrait le penser. Deux histoires sont menées en parallèle. Découvrir l’assassin d’une femme retrouvée morte et suivre l’héroïne dans ses réflexions, à savoir : trouver le lieu, le jour, la manière de tuer son père. Ce père si violent avec elle, son frère et sa mère. Verbalement généralement pour les enfants, physiquement pour la mère. Cet homme ignoble qui, après avoir été quitté par sa femme, a refait sa vie et eu d’autres enfants. Et ce qui s’est produit durant tant d’années ne doit plus se reproduire. ELLE se l’est juré et ELLE est prête à se sacrifier pour qu’aucune autre personne ne soit malheureuse comme elle l’a été. Elle fera en sorte de trouver un moyen de ne pas être accusée de ce crime. Mais tout l’un dans l’autre nous amène à nous demander si elle va bien réussir tous ses objectifs. Et notre réponse arrivera à la fin.

Le reste du temps, on apprécie une enquête policière bien menée, qui ne sera pas le plus important dans ce roman mais qui apporte matière et réflexion au sujet de la famille, de la parentalité.

Je ne m’attendais pas du tout à ce style de livre venant des Editions Black Moon. Et j’en suis ravie ! Même si l’on trouve beaucoup de passages de notre héroïne enfant racontant les scènes horribles, ce livre n’est en rien purement ciblé pour les jeunes adultes. Je me suis totalement retrouvée dans cette lecture. Ce que ce père a fait subir à son petit monde est abject et l’on ne peut que comprendre l’envie irrépressible que tout s’arrête et que l’enfant devenu adulte se charge d’en finir avec lui. Le final est vraiment bien écrit, j’ai vraiment ressenti toute l’émotion que l’auteure a voulu transmettre, surtout après avoir lu toutes ces atrocités. Les scènes qui m’ont le plus outrées sont celles du « bang » répétitif dans la salle de bain et celle où le mari retrouve sa femme enceinte dans les commodités. J’ai même envie de dire : âmes trop sensibles s’abstenir.

Je remercie réellement les Editions Hachette/Black Moon de m’avoir permis de lire un tel livre. Je le recommande vivement. Si le résumé vous interpelle, vous intrigue, si vous avez connu ces drames de près ou de loin, si mon avis personnel vous plaît, je ne peux que vous conseiller ce roman. Il se lit très vite, et ne comporte aucun temps mort.


dimanche 23 mars 2014

Le jour où le diable m'a trouvée d'April Genevieve Tucholke

336 pages
12 février 2014
Black Moon


Rien de bien excitant ne se passe jamais dans la petite ville balnéaire où vit Violet White. Jusqu’au jour où s’y installe un certain River West. Dès son arrivée, des choses étranges commencent à se produire dans la ville. Violet s’interroge sur ce garçon qui habite désormais dans l’arrière-cour de chez elle. Est-il seulement un très beau menteur au sourire fourbe et au passé mystérieux ? Ou pourrait-il être plus que cela ? La grand-mère de Violet l’a toujours mise en garde contre le diable, mais elle n’a jamais dit qu'il pouvait avoir l’apparence d’un garçon aux cheveux noirs qui fait des siestes au soleil, aime le café, vous embrasse dans un cimetière... et vous donne envie de l'embrasser en retour. Violet est aveuglée par son charme et perd toute lucidité. Exactement comme le voulait River… La peur du diable ne disparaît que lorsqu’on lui tient la main…


Une petite histoire de diable, pourquoi pas ? Je trouvais le résumé très attrayant, et je suis contente de mon choix ! J’ai passé un excellent moment de lecture, je l’ai lu assez vite, non pas que c’était léger, mais l’histoire est intéressante et bien construite, sans temps mort réel. L’histoire démarre très vite avec l’arrivée de River dans le coin, et les faits paranormaux s’enchaînent. Tout est raconté d’une façon qui m’a beaucoup plu et intriguée, et pour le coup je n’ai pas du tout vu venir le final !

Concernant les personnages, j’ai bien apprécié les tourments de Violet. Elle a beau vouloir repousser ce nouvel arrivant dans sa vie, elle aura une attraction inexplicable pour lui… Ca dépassera l’entendement et elle aura l’impression de jouer avec le bon et le mauvais côté de sa personnalité. River, quant à lui, peut paraître comme quelqu’un de mauvais, il aura pourtant fini par m’intéresser réellement, et je fus ravie de la tournure de la dernière partie de cette histoire. Les autres personnages m’auront un peu moins touchée.

L’auteure a réussi une très bonne intrigue. On penserait l’histoire basique, mais au contraire elle nous fait partir dans un récit très bien fourni, captivant, à l’environnement si particulier… et si typique des films fantastiques que j’aime.

Je lirai la suite avec grand plaisir. Merci beaucoup aux Editions Black Moon de m’avoir permis de lire ce roman.


jeudi 6 février 2014

La Légion de la Colombe Noire T1 de Kami Garcia

360 pages
5 février 2014
Black Moon


"À la mort de sa mère, le monde de Kennedy vole en éclats. Mais elle ne se doute pas encore que ce drame est lié à des forces surnaturelles. Ce sont deux frères jumeaux, Jared et Lukas, qui le lui révèlent en la sauvant d’un dangereux esprit envoyé pour la tuer. Kennedy apprend aussi que si elle veut rester en vie, elle va devoir prendre la place de sa mère au sein de la Légion, une société secrète une société de chasseurs de fantômes dont les cinq membres ont été assassinés la même nuit, et dont les enfants sont simultanément devenus les héritiers. Avant cette fameuse nuit, Kennedy ne connaissait rien de la vie parallèle de sa mère. Ses nouveaux amis, Jared, Lukas, Alara et Priest, eux, ont été entraînés depuis leur enfance pour devenir à leur tour membres de la Légion. Mais de quoi a-t-elle hérité, à part du chagrin d’avoir perdu sa mère ? Tout ce que Kennedy sait, c’est qu’il y a un démon sur ses traces… "


Recevoir ce roman par surprise, voilà qui était risqué. Je n’avais pas particulièrement aimé 16 Lunes coécrit par Kami Garcia, alors j’avais peur de réitérer l’expérience. Au final, ce petit cadeau m’a fait revoir mon jugement sur l’auteure. Un grand merci donc aux Editions Black Moon pour m’avoir proposé de le chroniquer !

Avec ce tome 1, je suis entrée dans une saga que j’ai fortement envie de lire entièrement maintenant ! Dès le début, j’ai été prise dans cette histoire macabre. Il y a une excellente entrée en matière, et j’en ai été ravie ! J’ai trouvé par la suite tout ce que j’aimais. Le triangle amoureux était pauvre, et c’était tant mieux, car, dans les livres Young Adult, je sature très vite à ce niveau. Mais tout le reste est léger et envoûtant à la fois. On est entraîné dans un monde fantastique et terrifiant, et tout est question de maisons hantées, de fantômes… pour notre plus grand plaisir !

Pour ce qui est des personnages, j’ai bien aimé celui de Kennedy, mais surtout celui de Priest qui m’a impressionnée d’emblée. Il a un côté très attachant, beaucoup plus que tous les autres.

Même si c’est un roman qui explore les confins de l’obscur et de l’effroyable, il en reste tout de même accessible aux adolescents. Et cela peut diviser les lecteurs. Mais je le conseille à tous les amateurs de Young Adult ! Régalez-vous !


dimanche 22 décembre 2013

Sixtine de Caroline Vermalle

368 pages
30 octobre 2013
Black Moon


Egypte, aujourd'hui. Le monde entier s'émerveille et les égyptologues jubilent car Nefertiti vient de livrer un nouveau secret. Simultanément, la grande pyramide de Khéops est le lieu d'une découverte macabre. Une jeune femme de 22 ans est retrouvée, presque morte, dans une chambre dont les scientifiques ignoraient jusqu'à l’existence. A son côté repose la dépouille de son mari. Or, rien ne permet de penser que le tombeau royal a pu être ouvert depuis la pose de la dernière pierre il y a... 4000 ans. Rien, hormis une petite fente à peine assez large pour laisser passer un souffle d'air. Le cadavre de la pyramide est celui de Seth Pryce, un milliardaire américain. Quelques semaines plus tôt, il avait épousé à grands frais une jeune femme de toute beauté. Mais la rescapée de Khéops n’a plus rien en commun avec la créature de rêve dont les tabloïds firent alors leur une : ses cheveux ont viré au gris, ses yeux à un vert inhumain, et son corps ferait pâlir d'envie un squelette. Un tatouage en croix orne le bas de son ventre, dont Jessica Desroches-Pryce ne se rappelle pas l'origine. En fait, Jessica Desroches-Pryce ne se souvient de rien, si ce n'est de son prénom : Sixtine.


Pour les lecteurs qui connaissent les Editions Black Moon, il est clair que Sixtine n’a rien à voir avec ce qui est généralement publié. Nous entrons dans l’Egypte Ancienne et c’est tellement bien raconté que l’on s’y croirait vraiment. C’est l’aspect du livre que j’ai préféré.

L’histoire est très intéressante : Seth et Jessica se marient à Paris. Mais on ne les retrouvera que 28 jours plus tard, et dans un endroit totalement inattendu : la pyramide de Khéops au Caire. Lui est mort mais elle est encore vivante. Va s’ensuivre une enquête et le retour à la vie de Jessica, renaissant en ne se souvenant que de son prénom Sixtine.

Tout le récit nous permet de faire de grandes rencontres : Thaddeus, Florence, Max, pour ne citer qu’eux (et j’avoue que ce sont mes 3 préférés). Je n’ai rien à redire sur leur personnalité, j’ai trouvé qu’elle sied parfaitement à l’histoire et je les ai appréciés de la même façon. Se détache tout de même Jessica, que l’on ne retrouve sur pied qu’à la moitié du roman.

Mais je ne fais pas partie des lecteurs qui ont été subjugués par ce livre. J’ai pour ma part lu un bon thriller historique, mais ça s’arrête là. Ce que je garde réellement en mémoire, c’est tout ce qui se passe autour de l’intrigue, c’est-à-dire toutes ces descriptions sur l’Egypte, et non l’intrigue en elle-même. Alors, depuis que je l’ai lu et que j’ai comparé mes impressions avec celles des autres lecteurs, je me demande si je ne suis pas passée à côté de ma lecture…

En tout cas, je remercie beaucoup Black Moon de m’avoir confié cette lecture.



mardi 22 octobre 2013

Un monde pour Clara de Jean-Luc Marcastel


352 pages
9 octobre 2013
Black Moon


2027. En France. Après une catastrophe nucléaire succédant à tant d'autres, l'écologie est plus que jamais au centre des préoccupations. Les Enfants de Gaïa est une puissante secte extrémiste qui mêle discours écologiste et spiritualité. Diane, dont la jumelle Clara est morte suite à cette catastrophe, participe, avec son meilleur ami Léo, à l'une de leurs manifestations anti-nucléaire. Mais la marche pacifique tourne au combat de rue, et Diane, grièvement blessée, tombe dans le coma. Dix ans plus tard, la jeune fille se réveille. Pendant son sommeil, le monde s'est transformé. Les Enfants de Gaïa sont à la tête du pays. Ils sont tout puissants. Et ils ont fait de Néo Lutécia, construite sur les ruines de Paris, la cité écologique idéale. Diane y retrouve Léo, désormais lieutenant de la secte. Elle apprend qu'elle est devenue l'icône de la Révolution Verte, une incarnation vivante de Gaïa aux yeux de ses fidèles et découvre un nouveau monde bien loin de celui dont Léo et elle avaient rêvé...


Bienvenue dans une histoire que je qualifierais d’envoûtante. Diane, la sœur de Clara, se réveille après 10 ans de coma dans un monde non seulement totalement différent d’avant, mais aussi totalement différent de ce qu’elle aurait aimé avoir. L’anticipation ici est bien élaborée. J’ai vraiment beaucoup aimé.

Elle avait souhaité un monde meilleur suite à la catastrophe qui a tué sa sœur.  Léo, son ami, a contribué à ce changement durant le coma de Diane, accompagné d’une secte vraiment dérangeante… Je suis entrée dans un monde écologique et effrayant. J’ai ouvert les yeux en même temps que l’héroïne. Ce qui, au départ, était la solution à tout devient un véritable cauchemar et se retourne non seulement contre la population, mais aussi contre Diane directement. Elle avait souhaité ce monde, elle en devient l’icône elle-même sans le vouloir. Et à cause de tout ça, il va lui arriver bien des histoires et l’envie de retrouver son monde d’avant va devenir plus qu’important… vital.

J’ai beaucoup aimé les personnages principaux. Même s’ils prennent des voies différentes, ils sont touchant chacun à leur manière. J’ai aussi beaucoup aimé la tournure que l’auteur donne aux événements. La première partie m’a plu, la deuxième m’a définitivement conquise. Même si cela reste dans le domaine des romans Jeunes Adultes, tout est rondement mené et donne un roman d’anticipation très accessible.

Et mention très bien à l’illustrateur de la couverture. Je la trouve magnifique.

Jean-Luc Marcastel signe une histoire très riche, très captivante, très rythmée. A la fin, on en redemande. Merci beaucoup à Black Moon de m’avoir confié cette lecture.

vendredi 26 juillet 2013

Orgueil et préjugés (texte abrégé) de Jane Austen

256 pages (texte abrégé)
3 juillet 2013
Black Moon


Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

J’ai démarré ma lecture assez difficilement. J’ai toujours beaucoup de mal à lire des classiques de cette époque. Mais j’ai bien entendu persévéré car, bien que ce ne soit pas le roman intégral, je voulais connaître cette histoire dont on me parle tant !

Mon souci est que, selon moi, le fait de n’avoir que la moitié de l’écrit de Jane Austen joue beaucoup dans mon jugement. C’est une lecture pour le lycée ou le collège, et lire un condensé de la sorte m’a été assez pénible. On sent que les faits sont survolés, il manque toute l’atmosphère… C’est bien d’un côté, car je connais le propre de l’histoire sans avoir perdu trop de temps dans les descriptions (qui, pour ceux qui me connaissent, ont tendance à m’exaspérer quand tout est trop précis, trop expliqué…) mais il manque l’âme du roman. Même si je n’ai lu que cette version, je me suis bien rendu compte qu’il manquait l’essentiel…

Pour ce qui est de l’histoire, elle est fort plaisante. Tout est dans la subtilité des dialogues, les analyses, remplaçant l’action que l’on trouverait dans d’autres romans tout aussi intéressants. Je n’ai toutefois pas été transcendée par l’histoire, et cela vient contredire bon nombre de lecteurs hommes ou femmes. C’est aussi pour ça que je pense qu’il manque l’âme du roman. J’ai l’habitude des récits englobés par leur environnement, le contexte, et je pense que décrire mon avis ici est difficile. Mais j’ai surtout envie de lire le texte intégral maintenant, pour avoir une réelle opinion !

Ce que je peux dire de positif, en tout cas, c’est qu’il ravira les jeunes lecteurs ! C’est très accessible et la romance n’est pas mièvre.

En tous les cas, je remercie vivement les Editions Black Moon de m’avoir confié ce roman en partenariat.


vendredi 19 juillet 2013

Le dernier jour de ma vie de Lauren Oliver

480 pages
29 mai 2013
Le Livre de Poche Jeunesse


« Et s’il ne vous restait plus qu’un jour à vivre ? Que feriez-vous ? Comment vous habilleriez-vous ? Qui aimeriez-vous embrasser ? Et surtout à quel sacrifice seriez-vous prête pour sauver votre vie ?

Samantha Kingstone a tout pour elle : le petit copain le plus craquant du monde, trois meilleures amies géniales, et une côte de popularité illimitée. 
Ce vendredi de février aurait dû être un jour comme les autres. Un jour parfait dans une vie de rêve. Mais ce vendredi de février est le dernier pour Sam. Pourtant elle va obtenir une deuxième chance. Ou plutôt sept chances. Sept jours pour démêler le mystère entourant sa mort. Sept occasions de découvrir la vraie valeur de tout ce qui l’entoure.
Ce vendredi est le dernier jour de la vie de Sam. Ou le premier ? »


Attention : gros coup de cœur ! Je suis bien contente d’avoir suivi les avis de bon nombre d’amis blogueurs ! Ce livre est une pépite. Et ce que j’aime, c’est qu’on pourrait croire qu’il n’est destiné qu’aux jeunes. Mais en fait pas du tout. Il nous fera juste retrouver notre passé de lycéen-étudiant fêtard et on sera forcé de s’identifier à l’un des personnages à un moment donné. Et qui dit s’identifier dit s’imprégner du drame de Samantha. Revivre sa dernière journée de vie jusqu’à ce qu’elle comprenne ce qui cloche et doit être modifié pour que la boucle soit bouclée.

On a l’impression d’un remake d’Un Jour Sans Fin, ce qui peut être juste pour l’idée de base, mais l’histoire se détache petit à petit de ce qu’on a pu lire et voir sur le sujet. Je m’attendais à du déjà-vu, mais Lauren Oliver impose très bien ses idées, et cela par une histoire qu’elle s’est très bien appropriée.

Ce qui m’a beaucoup plu : la personnalité de Samantha qui change petit à petit. De l’adolescente pimbêche, elle se rendra compte de ses erreurs et cherchera à arranger les choses, toujours un peu plus chaque jour revisité.

Durant à peu près les 100 premières pages, j’ai eu du mal à m’intéresser à la vie de ces filles. C’est tellement peu moi ! Je ne voulais pas me lancer dans un livre de ce genre, alors je me sentais un peu déçue… Mais j’ai tout de même persévéré, car les commentaires étaient unanimes : ne pas se fier à la première partie longuette et être patient. Et puis je me suis retrouvée embarquée dans une histoire qui m’a profondément touchée. Kent est un jeune homme qui a tout pour lui, Samantha aussi, et on espère que tout va se terminer selon nos souhaits.

J’aurais aimé une fin différente, mais cela aurait fait bizarre. Celle-ci est digne du roman, tout s’est embriqué au fur et à mesure, et cette fin arrive comme une évidence.

Ce roman est un vrai coup de cœur, et je l’ai largement préféré à Delirium (tome 1), une de mes lectures précédentes.

Je remercie beaucoup Le Livre de Poche Jeunesse de m’avoir confié ce partenariat.


lundi 1 juillet 2013

Delirium T1 de Lauren Oliver

456 pages
2 février 2011
Black Moon



Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue... Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique d’abandonner ses certitudes… 
« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge.


Voici un énième livre de dystopie. Je continue à me risquer dans ce domaine. Mais je ne fais pas comme l’année dernière, je me plonge dans d’autres genres littéraires pour réussir à tout apprécier. Car même si j’ai un peu mis ce style de côté, je me souviens toujours de mes précédentes lectures et je revois le schéma récurrent. De ces romans mélangés au style jeunes adultes : un nouveau monde des centaines d’années plus tard que le nôtre, un fléau est apparu, la fille est l’héroïne, elle est amoureuse d’un (ou deux) homme(s), et à la fin du tome 1 les choses vont basculer. La mère ou le père est impliqué, la fille va devoir faire un choix (souvent côté amour) et une catastrophe termine le livre, pour amener le lecteur à vouloir à tout prix connaître la suite. Il est clair que c’est agréable ces histoires sans prise de tête, mais ça manque souvent d’originalité…

Hormis cela, j’ai tout de même passé un bon moment. Prendre l’amour comme fléau de l’humanité, c’était intéressant, et cela m’a poussée à vouloir savoir comment l’héroïne allait se dépatouiller de toute cette histoire. J’espérais qu’elle ne tomberait pas amoureuse, pour changer un peu des autres romans. J’avoue que je n’ai pas trouvé les idées trop novatrices non plus, on s’attend un peu à tout ce qui va se passer, excepté une chose pour ma part, et c’est ce qui m’a beaucoup plu dedans. Ca donne beaucoup de valeur à l’histoire et à cause de ça, j’ai fortement envie de lire la suite ! Mais vais-je en avoir le temps ? Car oui, j’avais dit que j’arrêterais les sagas, mais au final c’est très dur car on en est envahis !!!


En tout cas, je le conseille fortement à tous les férus de dystopie. Les personnages sont agréables, tout comme l’écriture de l’auteure. Vous passerez forcément un bon moment !

dimanche 9 juin 2013

Abandon de Meg Cabot

360 pages
23 novembre 2011
Black Moon



Pierce, 17 ans, n'est pas morte. Ou plutôt elle n'est plus morte. Elle est revenue d'un séjour dans l'Au-delà, où elle n'a pas rencontré de lumière blanche, mais un jeune homme, John, à peine plus âgé qu'elle. Un jeune homme qui lui a proposé de partager l'éternité à ses côtés. Pierce a refusé. Elle lui a échappé. Mais pour combien de temps ?



Abandon est le premier roman que je lis de Meg Cabot. Je l’ai trouvé bien mais je pense qu’elle est capable de faire mieux.

Le début part sur les chapeaux de roues. J’ai beaucoup apprécié qu’elle veuille nous amener certaines choses, et nous prévenir qu’elle nous parlerait d’autres choses un peu plus tard dans le récit. C‘est une approche assez inhabituelle, et c’est ce qui m’a fait persévérer, surtout lorsque j’ai senti l’action s’essouffler au milieu. Elle sait nous perdre dans les retours en arrière, tout comme les actions au présent, mais elle réussit à nous resituer généralement bien. Il m’a été quelquefois dur, tout de même, de me souvenir de ce qu’elle avait tenté d’amener un peu avant. Il faut avoir une bonne mémoire, surtout si la lecture n’est pas faite rapidement, pour savourer son procédé. Et c’est peut-être pour ça que j’ai un peu lâché prise en plein milieu…

J’avoue avoir tout de même beaucoup aimé l’histoire, les personnages de Pierce et John. Mais quand je me remémore le tout, c’est tout de même la première moitié du livre qui m’a le plus marquée. Lire la suite ? Peut-être… Mais ce ne sera pas dans mes priorités livresques… 


vendredi 17 mai 2013

Gatsby le Magnifique de Francis Scott Fitzgerald

224 pages
17 avril 2013
Hachette / Black Moon


Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu'il génère, est réputé pour les soirées qu'il donne dans sa somptueuse propriété. L'opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C'est pourquoi l'illusion ne peut être qu'éphémère. Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées. Ce roman visuel qui se décline dans des tons d'or, de cuivre et d'azur, s'impose également comme la chronique d'une certaine époque vouée, telle la fête qui porte en elle son lendemain, à n'être magnifique que le temps d'un air de jazz.



Je remercie les Editions Hachette et Black Moon de ce partenariat.

Mon avis ne fera pas l’unanimité car j’avoue ne pas avoir accroché plus que ça. Malgré le fait que je n’ai pas été embarquée dans cette histoire, mon ressenti final n’est pas complètement négatif non plus.

J’ai tout d’abord eu beaucoup de mal à entrer dans cet univers très particulier de la haute-société, et basiquement dans l’histoire toute entière. Je commençais à désespérer de sentir ma curiosité piquée, de trouver un intérêt de continuer ma lecture. Durant les premiers chapitres, on nous parle de Gatsby sous toutes les coutures (ou presque) mais on ne l’approche pas. Nick, narrateur et voisin de Gatsby, nous amène doucement à cette rencontre. Je ne dis pas que ce qu’il nous relate est inintéressant, loin de là, mais j’en attendais plus et plus tôt, surtout voyant que le roman dépasse à peine les 200 pages.

Une fois la rencontre entre Gatsby et Nick réalisée, une relation naît entre eux. Nick essaiera de comprendre cet homme, à la fois froid et amical. Il entrera volontairement dans sa vie, essaiera de réaliser un rêve que cet homme a depuis longtemps et qu’il va apprendre par hasard.

En dire plus ne serait peut-être pas bienvenu, car l’intrigue est somme toute assez simple. C’est justement ce que je regrette. Nous avons dans ces pages une histoire d’amour naissante, des histoires d’amour perdu, une identité difficile à cerner, des jalousies, des tromperies. Mais tout ceci est présenté dans une version simple et facile à accéder. Rien n’est pesant, mais cela manque quand même de consistance. Je n’ai pas réussi à m’attacher à un seul de ces personnages. Je les ai trouvés trop éloignés, on ne ressent pas leurs sentiments assez forts pour en être bouleversé. Je ne qualifie pas le roman de superficiel, non, mais de léger et simple. Et, de ce fait, pas pour moi car j’ai eu des passages à vide…

Je le conseillerai quand même car il fait partie intégrante de notre culture, et un livre comme celui-ci est tout à fait adapté pour le lycée. Et, il faut bien l’avouer, les descriptions de la société de cette époque sont une petite merveille…


lundi 4 février 2013

16 Lunes T1 de Kami Garcia et Margaret Stohl

656 pages
Black Moon
13 janvier 2010



J'ai longtemps rêvé de cette fille. Elle apparaissait dans un cauchemar où, malgré tous mes efforts, elle tombait sans que je ne puisse la sauver. Je me savais lié à elle d'une façon particulière. Et puis un jour, elle est arrivée en chair et en os dans au lycée de Gatlin, notre petite bourgade du Sud des Etats-Unis. Elle était belle et mystérieuse.

Si j avais su qu'en même temps que cette fille, dont j'allais tomber éperdument amoureux, surgirait aussi une malédiction... Nous étions menacés. Et cette fois, j allais devoir la sauver...

L'amour sera-t-il plus fort que le destin ?




Je me faisais une vraie joie d’entamer cette saga, d’autant plus que le film sort fin février… Eh bien… Je suis sacrément déçue de cette lecture, et plutôt perplexe de l’engouement des gens à son égard ! Je n’ai rien trouvé ici d’innovant, de suffisamment fantastique, intéressant pour rester scotchée au livre. Bien entendu je l’ai vite lu, mais c’est plutôt dû au fait que les 600 et quelques pages sont finalement assez aérées, avec trop de descriptions inutiles qui gâchent, alourdissent la lecture. En tout cas je ne suis pas partisante de ce meublage… Mais je crois que ce sont tous les livres du genre « young adult » qui au final sont comme ça… L’auteur explique trop ce qu’il y a autour, raconte trop de choses qui ne servent pas à l’intérêt de l’histoire. C’est en tout cas mon avis personnel et cela n’engage que moi !

Alors oui, les personnages sont sympathiques, intéressants et peut-être attachants, mais l’histoire en elle-même est assez vide… Il ne s’y passe pas grand-chose, hormis le dénouement de ce tome que l’on attend tout le long. A savoir que l’héroïne Lena fête ses 16 ans et que c’est ce jour-là que son destin va se jouer… D’où le titre « 16 Lunes ». J’ai été bien plus captivée par Divergent ou Night School. Vous me direz que ce n’est pas de la dystopie ici, mais quelque part j’ai tendance à trouver que la dystopie est, pour les livres que j’ai lus en tout cas, assez « young adult ». Les histoires ne sont pas faîtes uniquement pour les adultes. Et là où je reste aussi perplexe, c’est que je n’ai rien retenu de ce roman, alors que je l’ai vraiment lu facilement. Non, vraiment, j’ai nettement préféré lire « Wings » qui m’a captivée une journée entière tellement je l’ai trouvé bien écrit et qu’il m’a emmené dans son monde.

Pour moi, ce sera 16 Lunes et c’est tout. Je me contenterai des films pour les 17, 18 et 19 Lunes. C’est une histoire qui se lit bien, mais dont je ne suis pas fan.


lundi 10 septembre 2012

La fille qui ne croyait pas aux miracles de Wendy Wunder


Résumé :
Cameron a 16 ans. Atteinte d’un cancer, elle est persuadée qu’elle va mourir avant ses 18 ans. Déterminée à la sauver, sa mère l’embarque dans un road-trip en direction de Promise, une ville magique réputée pour ses miracles. Résignée, Cameron ne croit pas plus à une possible rémission qu’aux superstitions ridicules de sa mère, mais se laisse tout de même entraîner dans cette aventure. Arrivées à destination, elles sont vite témoins d’événements inhabituels : les pissenlits deviennent pourpres, on aperçoit des flamants roses au large de l’Atlantique et Campbell reçoit une mystérieuse enveloppe contenant une liste de choses à faire avant de mourir… Aidée d’Asher, un garçon non moins mystérieux, Cam exécute peu à peu chaque point de la liste et apprend à croire en elle, en l’amour, et même… aux miracles.

Mon avis :

Je n’irai pas par quatre chemins : j’ai été bien déçue par cette lecture. Le résumé donne tant d’espoirs de lire une histoire assez hors du commun, une fille atteinte d’un cancer qui part dans une ville soit –disant « enchantée » pour trouver un dernier espoir de « miracle »…

Toute la première moitié nous amène à cette arrivée dans cette ville appelée « Promise ». Elle développe les personnalités de chaque personnage, et principalement celle de Cam, notre malade qui se sent dans ses derniers moments de vie. Elle se refuse à chercher tout remède miracle, et est plutôt en colère quand sa mère lui impose le déménagement vers cette ville aux guérisons assez incroyables… Elle partira donc en compagnie de sa mère et de sa petite sœur. Arrivées à Promise, Cam verra sa vie changer petit à petit et fera LA rencontre de sa vie. Cette histoire d’amour est bien mignonne, et ce jusqu’à la fin. Tous leurs sentiments ressortis m’ont émue, l’écrivaine a bien réussi son objectif. Et la question que l’on ne cessera de se poser sera : Va-t-elle réellement guérir ?

Je n’ai jamais suivi une personne cancéreuse de près mais je ne doute pas que Wendy Wunder a touché dans le mille. Elle s’est apparemment basée sur la vie réelle de Cam, qu’elle remercie à la fin du roman. J’ai donc plongé tête baissée dans son récit, sans me dire que l’auteure ne savait pas vraiment de quoi elle parlait. Mais, en refermant le livre, outre le dernier tiers, je trouve que l’histoire n’est pas assez approfondie. Je me suis sentie retournée, surtout par la fin, mais pas comme je l’aurais cru. Elle ne voulait peut-être pas trop creuser le sujet du cancer, mais je m’attendais justement à ça. J’imaginais l’histoire beaucoup plus poignante, pas aussi légère qu’elle l’est à certains passages. Cela m’a donc assez déçue. J’ai refermé ce livre avec une certaine frustration, comme s’il manquait certains paragraphes qui nous auraient flanqués des baffes, nous auraient pris aux tripes…

Autre grosse frustration aussi : le titre comporte le mot « miracle », la ville fait apparemment des « miracles », mais au final on ne nous en parle pas vraiment. Et cela m’a bien étonnée car je m’attendais à plein de petites histoires fofolles que les habitants auraient pu raconter. Mais ce n’est pas du tout ça…

J’aime beaucoup la couverture. Je ne vois pas trop le lien avec l’histoire par contre… Quant au titre… On le lit en effet qu’elle ne croit pas aux miracles dans l’histoire mais il n’y a pas tant de miracles racontés qui peuvent venir contrer son point de vue. J’ai trouvé ça un peu léger et dommage…

Mais j’avoue avoir versé ma petite larme à la fin, car bien que ce livre m’ait moyennement plu, la plume de l’auteure est vraiment douce et juste. Et je me suis sentie bien triste, en lisant les dernières lignes…

C’est un livre qui se lit très vite, mais pour moi ce ne fut pas parce que je l’ai dévoré. Il se passe des choses qui nous donnent envie d’avancer, mais  ces choses ne sont pas assez fortes. Alors on avance vite en espérant, en attendant toujours que quelque chose se passe vraiment…


mardi 10 juillet 2012

Alexia quand nous étions morts de Francesc Miralles


Résumé :
C’est l’histoire de Christian, un jeune Espagnol de 17 ans qui, en perdant son frère jumeau, a perdu le goût de vivre. La seule chose qu’il aime encore : errer dans les cimetières comme une âme en peine, de la musique classique plein les oreilles, en lisant les grands Romantiques. Jusqu’au jour où il entend un chant étrange, comme venu d’outre-tombe, un chant féminin qui le touche au plus profond de son être. Un chant... ou peut-être un rêve ? Deux mois plus tard, il la rencontre enfin. Alexia. Un seul regard et, pour la seconde fois, sa vie bascule.

Mon avis :
J’ai refermé le livre à contre-cœur ! C’est tellement rare ce sentiment chez moi ! Je suis toute retournée par cette histoire… C’est un gros coup de cœur !

Je ne suis pas du tout une habituée de la Bit-Lit. En effet,  je crois que le seul bouquin que j’ai lu dans ce genre est le tome 1 de « La Communauté du Sud » de Charlaine Harris. J’ai d’abord été intriguée par la tranche violette. J’avais l’impression d’un gadget inutile qui pouvait donner l’envie aux gens d’acheter le livre. Autant vous dire que je me suis bien trompée… Cette tranche prend tout son sens, la couleur violette étant très présente dans l’histoire.



J’ai envie de parler d’abord de la forme avant le fond. Quand j’ai ouvert ce livre, j’ai béni l’éditeur : l’écriture est aérée, la mise en page nickel, et les chapitres (là c’est merci à l’auteur) sont courts. Ca m’a fait du bien de lire ce livre avec cette mise en page ! Ca faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé !

Venons-en au fond. Ok les chapitres sont courts. Mais ce qui est bien là-dedans c’est que l’on obtient l’essentiel. Oui Monsieur Miralles ne cherche pas à broder autour de son histoire, tous ses chapitres sont une découverte supplémentaire, un petit bonheur de plus de lecture.
On est tout de suite mis dans le bain, il n’y a aucun chichi. On entre rapidement dans une atmosphère particulière. C’est assez glauque, avec une touche vampiresque, mais il est question ici de surmonter la mort en l’affrontant de face, en l’apprivoisement quasi-quotidiennement. Jusqu’au point de l’aimer et de la désirer. Et sur fond de mort, naîtra une histoire d’amour puis de vengeance. Rien qu’à écrire ces lignes j’ai déjà envie de le relire… Je crois que ça ne m’est jamais arrivé. Selon moi, cela vient du fait que l’histoire m’a enivrée, je n’ai pas l’habitude de lire ce style, et tout y est simple. Il n’y a pas à se creuser la tête, la narration n’est pas lourde.
J’ai souvent lu que c’était plutôt une lecture appréciée des ados… J’ai 33 ans et j’ai aimé… Heureusement j’ai lu aussi que je n’étais pas la seule adulte… Alors, peut-être que j’ai encore une part en moi qui n’a pas cherché à mûrir, à suivre la majeure partie de la maman que je suis.
Le personnage principal est le narrateur, sa personnalité est donc décortiquée, mais en ce qui concerne les autres… Ce sont des apparitions… On nous en dit, mais juste ce qu’il faut pour laisser planer le mystère… Je me suis demandé, par exemple, pourquoi la bande n’avait pas donné signe de vie à Christian pendant 1 mois… Et, sauf erreur de ma part, on n’a pas la réponse… Cette histoire d’amour et de mort m’a obnubilée aussi… Je ne pouvais pas couper ma lecture plus d’une nuit. Il a fallu que je le lise en 2 jours, malheureusement pour moi… Je sais qu’il y a une suite, mais j’ai souvent peur des suites quand j’ai adoré le premier volume…

En tout cas, si vous aimez les intrigues sous fond gothique, dérangeant, sombre, inquiétant et romantique, plongez dedans. Vous me raconterez vos impressions…