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lundi 11 mai 2015

Hate List de Jennifer Brown

416 pages
22 octobre 2014
 Le Livre de Poche Jeunesse


« C'est moi qui ai eu idée de la liste. Je n'ai jamais voulu que quelqu'un meure. Est-ce qu'un jour, on me pardonnera ? »
C'est ce que pense Valérie, effondrée après un drame inexplicable survenu au lycée. Son petit ami Nick a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste.
Cette fameuse liste qu'ils avaient écrite pour s'amuser et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants. Maintenant, ils sont blessés ou morts.
Et Nick s'est suicidé.
Mais Valérie, elle, est toujours là, enfermée, dans une bulle de questions sans réponses. 
Jusqu'au matin où elle se lève, et quitte sa chambre pour retourner au lycée.



Hate List est un livre qui ne peut laisser personne indifférent. Il m'a de suite fait penser à la fusillade qu'il y a eu à Columbine. Je pensais m'aventurer dans une histoire linéaire, mais que nenni ! Pendant un long moment, nous avons l'alternance entre le déroulement de cette journée sinistre et le retour à la vie "normale", le retour de Valérie au lycée.

Valérie est la petite amie de Nick, jeune homme voulant en finir avec les railleries qu'ils subissent tous les deux quotidiennement. Elle-même a justement établi une liste de la haine où elle aime noter les choses et les personnes qu'elle ne supporte plus. Peut-être aurait-elle aimé intérieurement que ces personnes disparaissent, mais jamais elle n'aurait pensé que cette liste alimenterait une haine sans nom chez son petit ami. Et un matin... tout bascule... Le 2 mai 2008.


Ce roman est poignant, très crédible, et cela en devient effrayant. J'ai vraiment été pénétrée par toute cette folie, j'ai compris ce que pouvait ressentir certains protagonistes. C'est pour dire à quel point la narration est bien faite. Je tire mon chapeau à Jennifer Brown qui réalise là un petit bijou tout en tristesse et en émotion. Et je le garde précieusement dans ma bibliothèque pour pouvoir le relire ou le prêter à mes enfants quand ils seront au lycée.

jeudi 30 janvier 2014

Sous le signe du Scorpion de Maggie Stiefvater

480 pages
3 janvier 2014
Le Livre de Poche Jeunesse


Certains concourent pour gagner, d’autres pour survivre.

Chaque année au mois de novembre se déroulent les courses du Scorpion. Les cavaliers doivent tenir le plus longtemps possible sur leurs dangereuses montures, des chevaux de mer cannibales. Assez longtemps pour avoir une chance d’atteindre la ligne d’arrivée… et survivre. Sean Kendrick, 19 ans, tente de nouveau sa chance cette année, bien décidé à arriver le premier. Puck Connolly, quant à elle, n’aurait jamais imaginé participer un jour à la course. Mais le sort en a décidé autrement, et elle se retrouve malgré elle propulsée dans la course, à laquelle aucune autre femme n’avait encore participé. L’enjeu est grand pour ces deux adversaires que tout oppose sauf leur désir commun de remporter le plus grand des prix : la vie.


Sous le signe du scorpion me laisse un peu perplexe. Impossible de savoir si j’ai vraiment aimé ou non. L’histoire est bien racontée, une atmosphère très particulière s’en dégage, c’est très plaisant, mais tout se passe avec beaucoup de lenteur. Arrivée à la page 300/476, j’étais toujours aussi mitigée. Le rythme n’évolue jamais, et je me doutais d’ailleurs que la fameuse course que tout lecteur attendrait impatiemment n’arriverait qu’à la fin du livre. Tout ce qui se passe avant ça est assez intéressant, mais je n’ai pas été transportée, émerveillée… C’était lent, long, mais assez agréable tout de même.

Les personnages, Puck et Sean, sont très attachants, on est même tiraillé à vouloir que les 2 gagnent la course. Ils en arrivent à évoluer ensemble, et tout ce qui se passe entre eux et autour de leur vie leur donne une personnalité très étoffée.

Il y a tout de même un univers assez admirable qui se dégage de ces pages. J’avoue que c’est peut-être ce que j’ai préféré durant ma lecture. Je me suis vraiment sentie sur cette île, parmi ces habitants. Mais le texte était quand même beaucoup trop long à mon goût. A force de descriptions, aussi belles soient-elles, le livre s’étoffe mais la lecture devient longue… Et près de 500 pages à lire dans ce style, ce fut assez dur pour moi.

Par contre, j’ai vraiment beaucoup aimé les dernières pages : la fameuse course et le final. Même si c’est rapide, c’est prenant et le dénouement est tout à fait à la hauteur de ce qu’on attendait.

Ce fut donc une lecture assez agréable, quoique longue pour plus de la moitié du roman pour moi, mais je remercie grandement Black Moon de m’avoir permis de le lire et le chroniquer. 


samedi 9 novembre 2013

Et puis, Paulette... de Barbara Constantine

288 pages
2 octobre 2013
Le Livre de Poche Jeunesse


Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s'effondrer. A l'évidence, elle n'a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus ( 6 et 8 ans ) lui suggèrent de l'inviter à la ferme. L'idée le fait sourire. Mais ce n'est pas si simple, certaines choses se font, d'autres pas...
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s'agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d'enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette....


Je remercie le Livre de Poche Jeunesse pour ce partenariat.

C’est mon premier livre de Barbara Constantine. D’après ce que j’ai lu de son œuvre générale, tout est empreint de la même simplicité, de la même douceur. Alors, même si je n’ai pas été subjuguée par l’histoire, je réitèrerais bien l’expérience avec un autre de ses romans.

Le thème principal ici est l’entraide. Peu importe l’âge que l’on a, notre humanité est très importante et il faut savoir tendre la main aux autres quand on voit qu’ils en ont besoin. L’écriture pourra être jugée un peu trop simpliste, les personnages un peu trop « légers » et manquant d’épaisseur, mais c’est en fait ce qui fait le charme de cette histoire. On se sent hors du temps.

Ma lecture fut agréable. Je n’ai pas été transcendée par l’histoire, mais elle a ce petit quelque chose qui fait sourire, qui donne de la légèreté. Les personnages sont tous bien sympathiques, je ne saurai même pas lequel j’ai préféré. L’auteure montre à travers cette situation et les caractères des gens que tout problème a sa solution. Pas forcément vérifiable dans la vie actuelle, mais on se plaît à y croire.

C’est un petit roman qui se glisse facilement entre deux lectures complexes. Et elle est facilement accessible aux adolescents.

lundi 26 août 2013

Blonde (tome 1) de Meg Cabot

352 pages
26 juin 2013
Le Livre de Poche Jeunesse


Comment aurais-je pu imaginer que l'inauguration de ce grand magasin changerait ma vie à jamais ? Tout le monde, sauf moi, voulait assister à cet événement : Nikki Howard, célèbre top model, devait y apparaître. Je me souviens qu'un écran géant m'est tombé dessus... puis plus rien. Jusqu'à aujourd'hui où je me réveille dans un lit d'hôpital. J'ai une impression étrange... Tout le monde me regarde bizarrement et me parle comme si j'étais quelqu'un d'autre ! Et si c'était ça ? Si j'étais devenue une autre ? 


Je réitère avec Meg Cabot et encore un nouveau style : la littérature jeunesse. Je me suis essayée au Young Adult avec Abandon et la Chick-Litt avec Le Garçon d’en Face.  Le titre m’intriguait beaucoup, étant moi-même blonde, je me demandais comment l’auteure allait aborder le sujet.

Par rapport aux autres romans précédemment cités, le ton dans Blonde est bien différent : on se rend bien compte que le roman est destiné aux adolescents. On a des répétitions pour que tout le monde puisse suivre (oui j’ai trouvé que c’était même un peu trop souvent, mais j’accepte le fait que ce roman ne m’est pas destiné de prime abord), ainsi qu’un langage jeune, mais pas trop, et c’est tant mieux !

Au bout d’un certain temps de lecture, j’ai pensé que j’allais non pas lâcher prise, mais finir ma lecture, sans plus.  Et au final, j’ai été bien agréablement surprise ! La lecture est extrêmement agréable, je me suis même surprise à me dire avoir passé un bon moment en compagnie d’Emerson ! Et je lirai la suite avec un très grand plaisir ! Pourtant, je n’ai pas de gros coup de cœur, je ne l’ai pas adoré, mais il y a un quelque chose… c’est touchant, émouvant, attachant. Je me sentais tantôt à la place de l’héroïne manipulée, tantôt à la place de sa sœur bien triste, tantôt à la place de la meilleure amie de « l’autre personne ». La vérité, la bien triste vérité tombe sur Emerson alors qu’elle n’avait rien demandé, et surtout pas ce qui est en train de lui arriver. C’est une situation difficile pour tout le monde, même si ce n’est pas forcément montré du point de vue de chaque protagoniste. Je pense que c’est vraiment ça qui m’a touchée. La pauvre aurait préféré que les choses se passent différemment, et non pas être une sorte de cobaye…

Cela ne doit pas être le meilleur roman de Meg Cabot, mais je ne sais pas… Il y a un truc qui m’a vraiment conquise, et je sais que je veux vraiment lire la suite. Je vais patiemment attendre la sortie des autres tomes en poche.


Merci beaucoup au Livre de Poche Jeunesse pour ce partenariat. Sans vous, je serais sûrement passée à côté d’un beau moment de lecture.


vendredi 19 juillet 2013

Le dernier jour de ma vie de Lauren Oliver

480 pages
29 mai 2013
Le Livre de Poche Jeunesse


« Et s’il ne vous restait plus qu’un jour à vivre ? Que feriez-vous ? Comment vous habilleriez-vous ? Qui aimeriez-vous embrasser ? Et surtout à quel sacrifice seriez-vous prête pour sauver votre vie ?

Samantha Kingstone a tout pour elle : le petit copain le plus craquant du monde, trois meilleures amies géniales, et une côte de popularité illimitée. 
Ce vendredi de février aurait dû être un jour comme les autres. Un jour parfait dans une vie de rêve. Mais ce vendredi de février est le dernier pour Sam. Pourtant elle va obtenir une deuxième chance. Ou plutôt sept chances. Sept jours pour démêler le mystère entourant sa mort. Sept occasions de découvrir la vraie valeur de tout ce qui l’entoure.
Ce vendredi est le dernier jour de la vie de Sam. Ou le premier ? »


Attention : gros coup de cœur ! Je suis bien contente d’avoir suivi les avis de bon nombre d’amis blogueurs ! Ce livre est une pépite. Et ce que j’aime, c’est qu’on pourrait croire qu’il n’est destiné qu’aux jeunes. Mais en fait pas du tout. Il nous fera juste retrouver notre passé de lycéen-étudiant fêtard et on sera forcé de s’identifier à l’un des personnages à un moment donné. Et qui dit s’identifier dit s’imprégner du drame de Samantha. Revivre sa dernière journée de vie jusqu’à ce qu’elle comprenne ce qui cloche et doit être modifié pour que la boucle soit bouclée.

On a l’impression d’un remake d’Un Jour Sans Fin, ce qui peut être juste pour l’idée de base, mais l’histoire se détache petit à petit de ce qu’on a pu lire et voir sur le sujet. Je m’attendais à du déjà-vu, mais Lauren Oliver impose très bien ses idées, et cela par une histoire qu’elle s’est très bien appropriée.

Ce qui m’a beaucoup plu : la personnalité de Samantha qui change petit à petit. De l’adolescente pimbêche, elle se rendra compte de ses erreurs et cherchera à arranger les choses, toujours un peu plus chaque jour revisité.

Durant à peu près les 100 premières pages, j’ai eu du mal à m’intéresser à la vie de ces filles. C’est tellement peu moi ! Je ne voulais pas me lancer dans un livre de ce genre, alors je me sentais un peu déçue… Mais j’ai tout de même persévéré, car les commentaires étaient unanimes : ne pas se fier à la première partie longuette et être patient. Et puis je me suis retrouvée embarquée dans une histoire qui m’a profondément touchée. Kent est un jeune homme qui a tout pour lui, Samantha aussi, et on espère que tout va se terminer selon nos souhaits.

J’aurais aimé une fin différente, mais cela aurait fait bizarre. Celle-ci est digne du roman, tout s’est embriqué au fur et à mesure, et cette fin arrive comme une évidence.

Ce roman est un vrai coup de cœur, et je l’ai largement préféré à Delirium (tome 1), une de mes lectures précédentes.

Je remercie beaucoup Le Livre de Poche Jeunesse de m’avoir confié ce partenariat.