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vendredi 20 mai 2016

La probabilité statistique de l'amour au premier regard de Jennifer E. Smith

288 pages
18 janvier 2012
Hachette Romans


Hadley, une jeune fille de 17 ans, manque de 4 petites minutes son vol pour Londres. 4 minutes qui vont changer sa vie. Alors qu’elle doit se rendre au mariage de son père avec une femme qu’elle ne connaît pas mais déteste déjà, Hadley se retrouve coincée dans un aéroport de New York pour attendre le prochain vol. Elle y rencontre Oliver, un Anglais faisant ses études aux États-Unis et qui prend le même avion qu’elle. Le charme opère immédiatement. Arrivés à la douane de Londres, chacun part de son côté. Mais le destin peut avoir plus d'un tour dans son ciel ! 


Voici un très joli et très agréable roman. L'écriture est aérée, l'histoire est simple et douce, la finalité est positive... Tous les ingrédients sont là pour passer un bon moment. Attention, il ne faut pas perdre de vue que c'est une lecture pour jeunes adultes.

Hadley, jeune américaine, doit prendre l'avion pour rejoindre son père, localisé en Angleterre, pour assister à son mariage. Et à force de traîner des pieds, elle manque son avion de 4 minutes... Ces 4 minutes, au départ amenant à une situation catastrophique, vont en réalité créer un nouvel avenir à Hadley en faisant la rencontre d'Oliver. Ils se découvrent l'un et l'autre durant le long trajet qu'ils partagent pour ensuite se rendre chacun à leurs obligations familiales.
La séparation est déchirante, Hadley ne peut pas concevoir de ne pas le revoir. Tout ça pour ça ? Non ! Il faut créer les situations, il faut oser, et c'est ce qu'elle va faire.

C'est un roman qui montre les côtés positifs de la vie, qu'il ne faut jamais prendre les choses pour argent comptant. Rester optimiste, Renverser les choses pour les mettre à son avantage. C'est un roman qui gonfle le cœur, qui apaise notre esprit. Les personnages principaux sont très attachants, ils se complètent, on les sent bien ensemble et on espère que leur histoire va bien se terminer.

Un agréable moment à passer.


dimanche 16 mars 2014

De la rage dans mon cartable de Noémya Grohan

160 pages
15 janvier 2014
Hachette Romans


Quand une expérience de vie traumatisante se transforme en devoir de témoigner et de s'engager. Chaque année en France, un enfant sur dix est victime de harcèlement au collège (chiffres officiels site Agir contre le harcèlement à l’École). Durant ses années de collège, Noémya a subi tout ce qui fait le quotidien des élèves harcelés : les brimades régulières, l’isolement systématique, le poids de la honte, les reproches faits à soi-même de ne pas avoir su réagir aux attaques, l’indifférence du monde enseignant, la perte progressive de confiance, la tentation de tout casser et, combien de fois ! l’envie d’en finir avec cette vie de souffrance. Mais, à côté de la rage qu’elle avait dissimulée « au fond de son cartable », Noémya cachait d'autres ressources qu’aucun harceleur n’était en mesure de détruire : son envie d'agir et son talent littéraire.


Je voulais absolument lire ce livre car je porte beaucoup d’importance aux maltraitances, au harcèlement scolaire. La cruauté des enfants n’a pas toujours des limites, et nous sommes nombreux à en avoir subi les frais quand nous étions enfants ou adolescents, même à différentes échelles. Quand je lis des témoignages comme celui de Noémya, je me dis que j’ai eu beaucoup de chance que cela n’ait pas duré autant d’années, car la souffrance intérieure est tellement destructrice, peu importe le temps subi.

Noémya a su se relever, devenir forte, plus forte que beaucoup d’autres. Elle s’en sort aujourd’hui avec de vrais projets, et continue à être porte-parole de cette cause vitale pour nos enfants.

Concernant le livre en lui-même, il est très bien construit, très intéressant, et devrait être mis entre les mains de tous les parents, les personnes du corps enseignant… Je pensais toutefois que l’auteure insisterait encore plus sur ces années de douleur.  Il y a la moitié du livre qui en parle, et l’autre moitié qui raconte ses années après le harcèlement, des recherches sur ces harceleuses, ses tentatives d’études, ses rencontres professionnelles, ses tournages pour des émissions…

Autrefois enfants, aujourd’hui parents, nous devons faire très attention à cet environnement malsain qui se crée dès le plus jeune âge. Moi-même ayant subi de diverses façons, mais sans harcèlement poussé, je me dois de surveiller le comportement de mes enfants, qu’ils soient dominateurs ou dominés. Ces années sont tellement précieuses pour leur développement…

Merci aux Editions Hachette de m’avoir permis de découvrir ce témoignage. Je souhaite à Noémya Grohan réussite dans tout ce qu’elle souhaite entreprendre, en espérant qu’elle se sentira totalement reconstruite à l’intérieur un jour…



jeudi 3 octobre 2013

Seuls au monde T1 d'Emmy Laybourne

352 pages
28 août 2013
Hachette Romans


« Ta mère te crie que tu vas louper ton bus. Tu ne prends ni le temps de la serrer dans tes bras ni de lui dire que tu l'aimes. Forcément... Tu dévales juste l'escalier et tu sprintes jusqu'à l'arrêt de bus. Sauf que, si c'est la toute dernière fois que tu dois voir ta mère, tu te mets à regretter de ne pas avoir pris le temps. Y compris de ne pas avoir raté le bus. Là, le mien arrivait, alors j'ai sprinté. Dean aurait vraiment dû dire au revoir à sa mère. Lui, son petit frère, ainsi que tous les autres passagers des bus qui devaient les conduire, comme tous les jours, à l'école. Mais comment auraient-ils pu deviner ce jour-là qu'une catastrophe écologique les pousserait à se réfugier dans un supermarché ? Au-dehors, le monde est en proie à des tempêtes qui ravagent leur petite ville, des fuites de produits chimiques rendent les gens violents ou paranoïaques; ou les tuent, tout simplement. Ils sont quatorze, ils ont entre cinq et dix-sept ans, et ils doivent survivre et garder espoir.


Le résumé m’a de suite attirée, et je ne me suis pas trompée. Ce livre d’aventures est assez original car tout se passe dans un hypermarché. Les enfants et adolescents doivent faire preuve d’imagination pour leur survie.

Notre personnage principal, Dean, est aussi le narrateur. Ce qui lui donne de la profondeur. Mais les autres ne sont pas en reste. Bien entendu, Dean nous parle de chacun d’eux à travers ses yeux, mais on apprend tout de même à les connaître assez pour les apprécier (ou non).

Ce qui m’a de suite plu, c’est que l’histoire démarre sur les chapeaux de roue. Pas le temps de s’arrêter sur les collégiens, de les décortiquer comme cela est souvent fait dans les romans de ce genre. L’action et la tragédie prennent place très vite. Tout d’abord avec la tempête de grêle puis avec l’accident de bus et la recherche d’un endroit pour se protéger. Les protagonistes sont racontés au fur et à mesure. Et puis vient le début de l’angoisse : survivre dans un hypermarché, sans adulte pour les diriger, eux, les jeunes. Mais ils auront assez de jugeote pour s’entraider, prendre de bonnes décisions…

Un passage qui me reste en tête ? Dans les premiers chapitres, lorsque Dean a respiré les produits toxiques flottant dans l’air et que son comportement devient animal. C’était un passage qu’il racontait lui-même, et j’ai beaucoup apprécié. Même si c’est furtif, on sent vraiment qu’on est dans la tête du narrateur et qu’il nous raconte tout à travers ses yeux.

Des personnages préférés ? Aucun réellement. Ils forment un ensemble attachant. Ils ont chacun leur rôle et essaie de s’entraider dans la limite de leurs possibilités.

Et la fin… je l’ai beaucoup aimée, et je sais déjà que je lirai la suite. Car l’ensemble du roman m’a plu. C’est une très bonne histoire, riche en idées, et j’ai hâte de savoir ce que leur réserve le monde extérieur…

Un grand merci à Hachette Romans pour m'avoir permis de chroniquer ce livre.

lundi 30 septembre 2013

Les enfants de Willesden Lane de Mona Golabek et Lee Cohen

368 pages
4 septembre 2013
Hachette Romans


1938. Vienne. Lisa Jura est juive. Lisa est aussi un prodige de la musique, une pianiste de génie âgée tout juste de quatorze ans. Et Vienne, capitale de la musique qui a vu se succéder Mozart, Beethoven, Schubert et Liszt, est devenue depuis peu une patrie hostile, voire dangereuse pour elle, rongée de l'intérieur par la barbarie nazie. Lorsqu'on offre à ses parents l'opportunité de sauver l'un de leurs enfants en l'envoyant loin, à l'abri, en Angleterre, le choix est difficile : c'est Lisa qui partira. Quand elle monte à bord du train qui doit l'emmener à Londres, Lisa est consciente qu'un grand avenir s'offre à elle, et qu'elle doit vivre pour sa famille qui se sacrifie pour elle. Sauf que rien ne se passe comme prévu. Lisa échoue au 243 Willesden Lane, un foyer pour enfants dans une ville ravagée de la Seconde Guerre mondiale.


Un récit sur la Seconde Guerre Mondiale ? Un récit sur une jeune pianiste ? Les deux en une seule histoire ? Il fallait donc absolument que je le lise ! Parler de musique dans un cadre aussi dévastateur que l’époque Nazie, ce sont vraiment des moments que je recherche. Je ne me suis pas encore penchée sur les autres œuvres de ce style (là je pense au roman « Le Pianiste ») et je ne lis quasiment que des récits du même genre durant cette époque.

D’emblée, ce que je regrette dans la configuration du livre, c’est qu’une explication majeure n’apparaît qu’à la fin, dans les « notes de l’auteur » : Mona Golabek est en réalité la fille de notre jeune pianiste Lisa Jura. Elle cherche dans ce livre à retracer la vie de sa mère durant la guerre. C’est donc plus un témoignage qu’un roman. Et cela donne une authenticité à cette histoire. De « fiction » elle passe à « réalité » et le tout en est tellement plus émouvant ! Je dis ça, mais je n’ai eu cette révélation qu’avant de refermer le livre, et je sais pertinemment que j’aurais encore plus apprécié cette histoire déjà si touchante. Donc, vous saurez maintenant ce qu’il en est, et vous le lirez avec le regard qu’il mérite. Et cela ne sera que meilleur.

De mon côté, j’ai été passionnée (comme la plupart du temps avec les lectures néonazies) par l’histoire, du début à la fin. Mona Golabek réussit à nous captiver, elle a selon moi très bien retranscrit l’atmosphère de cette époque. On est plongé dans le monde qui fuit, le monde qui espère, le monde avec les adultes d’un côté et les enfants de l’autre. Avec Hitler qui envahit petit à petit les pays. Et par-dessus cette peinture éprouvante, difficile, macabre, il y a notre chère Lisa, autrichienne et juive de surcroît, qui va faire de son mieux pour survivre en Angleterre parmi d’autres enfants dans une famille d’accueil, et qui se verra la chance de pouvoir pratiquer le piano, instrument qu’elle aurait cru enterré à jamais, au vu de tous les drames qui l’entouraient.

Ce livre est poignant, Mona a réalisé une très belle œuvre. Et en y repensant bien, je l’ai vraiment beaucoup aimé, et je me vois obligée de le sacrer  « coup de cœur ». C’est un roman jeunesse, peut-être, mais plongez-y tête baissée. Si vous aimez la musique et l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale, il vaut vraiment la peine d’être lu.

mardi 10 septembre 2013

Pierre, feuille, ciseaux de Catherine Kalengula

304 pages
7 août 2013
Hachette Romans


Alice a perdu ses parents dans un accident de voiture. Accueillie par sa grand-mère qui vit à Oxford en Angleterre, elle s’enferme peu à peu dans une bulle de solitude et de souffrance. Shane est un jeune homme rebelle et torturé. Adopté par un couple d’Anglais lorsqu’il était petit, il sent que ses origines coréennes et la difficulté d’être différent l’éloignent de ses parents adoptifs. Artiste contrarié, il se console dans les bras de jeunes femmes qu’il rejette ensuite sans scrupules. Tout sépare donc Alice et Shane, qui vont se trouver pourtant être réunis, le temps d’une panne d’ascenseur. A la faveur de l’obscurité, les carapaces se fissurent, des liens se nouent, une étincelle naît. Alice parviendra-t-elle à apaiser la colère et la violence de Shane ? Shane pourra-t-il redonner à Alice le goût à la vie ?


C’est l’histoire d’une rencontre entre deux adolescents déjà meurtris par la vie. Alice est recueillie par sa grand-mère à Oxford car elle vient de perdre ses parents, Shane a été recueilli par un couple anglais tout petit, et il n’a jamais pu obtenir de contact avec sa mère biologique. Ils vont se retrouver par hasard coincés dans un ascenseur et vont développer une attirance mutuelle dès ce jour si spécial… Ils joueront au chat et à la souris, jusqu’à se rendre compte qu’ils se mentent à eux même et qu’ils ont besoin l’un de l’autre… L’histoire est tout à fait commune, mais elle est abordée d’une façon tout à fait personnelle.

Ce roman est sans conteste adapté aux adolescents, il aborde le sujet difficile du deuil et montre que rien n’est impossible dans la vie, que l’amour peut aider à aller de l’avant. Mais il faut être prévenu de certains passages un peu osés, je trouve, pour des jeunes de 14 ans, équivalent à la classe de 3ème. Il y a peut-être une trop grande différence entre l’innocence des propos d’Alice et Shane et des descriptions de leurs pulsions, de leurs envies l’un envers l’autre. Je le conseillerais plutôt à partir de la 2nde, au minimum 15 ans.

J’ai personnellement trouvé ce roman un peu trop léger, il plaira beaucoup aux adolescents, mais la trop grande simplicité et légèreté pourra déranger les adultes. Mais c’est tout de même une très belle histoire.

Merci beaucoup aux Editions Hachette Romans de m'avoir fait découvrir cette histoire et cette auteure.


vendredi 5 juillet 2013

Le garçon d'en face de Meg Cabot

400 pages
29 mai 2013
Bloom / Hachette Romans



Célibataire, Melissa tient la rubrique des potins d’un quotidien new-yorkais. Lorsque sa voisine de palier est agressée et se retrouve à l'hôpital, Mélissa propose de veiller sur son 3-pièces et son danois. Vite débordée par l'animal, elle appelle à la rescousse le neveu de sa voisine qui promet d'occuper l'appartement. Mais celui-ci se fait remplacer par un ami : le jeune homme qui tient la rubrique "people" du quotidien concurrent. Entre Melissa et son voisin, la guerre est déclarée...



Tout d'abord, je souhaite remercier Hachette Romans pour ce partenariat.

Ce roman est une réédition. Il est sorti en 2007 sous le titre « Melissa et son voisin ».



Je n’avais lu que Abandon de Meg Cabot. Autant dire que c’est un style totalement opposé ! Ici nous avons droit à de la chick-lit sous forme de conversations par emails. Ce n’est pas un livre exceptionnel, mais l’histoire, l’écriture, tout a beaucoup de charme. Même si l’on a l’habitude des histoires où l’un se fait passer pour un autre, tombe amoureux et doit cacher la vérité pour souhaiter la dire plus tard, pour que quelqu’un au final le fasse à sa place (vraiment l’histoire clichée), ici c’est raconté avec finesse, drôlerie, et les choses ne se passent pas forcément comme on le croirait. J’ai aimé la plupart des passages,  des situations. J’ai une préférence pour les courriels de Vivica.

Contrairement à certains commentaires que j’ai lus, je n’ai pas trouvé que les personnages étaient très caricaturaux, poussés à l’extrême. Au contraire, je les ai trouvés justement élaborés, intéressants, drôles parfois, sans aller dans l’excès.

Le fait que ce soit des échanges par mails est assez sympathique. On passe à la nouvelle ère ! C’était drôle de connaître certaines situations après qu’elles aient été vécues ! La seule chose qui m’a plutôt bien dérangée : l’absence de repères dans le temps. Cela aurait été bien plus agréable d’ajouter la date et l’heure en début de mails. Sans ça, on se perd souvent, on pense que l’écrit se fait de suite après le précédent mail alors qu’il y a plusieurs jours entre. Ou au contraire, des mails s’enchaînent entre collègues, peut-être même plusieurs écrits en même temps. Mais, honnêtement, c’est la seule chose que je peux reprocher à ce roman. Meg Cabot nous a livré là une histoire fraîche, légère, vive, comme il fait du bien de lire entre deux histoires complexes et sombres.