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jeudi 4 août 2016

Après la fin de Barbara Abel

336 pages
14 novembre 2013
Fleuve Noir


Tiphaine et Sylvain vivent ensemble depuis presque 20 ans. Ils ont connu des moments merveilleux et ont surmonté main dans la main des épreuves difficiles. Comme tant d’autres époux… Aujourd’hui leur couple bat de l’aile et élever Milo, leur fils de 15 ans, n’est pas une partie de plaisir. Une situation qui pourrait être très classique… Si Milo n’était pas leur fils adoptif. Si Milo n’était pas le fils de leur ancien voisin David qui s’est suicidé dans sa propre maison. Si Milo n’était pas le meilleur ami de Maxime, leur fils, décédé brutalement à l’âge de 7 ans. Si Milo n’avait pas hérité de la maison de son père dans laquelle vit désormais la nouvelle famille recomposée. Et si une nouvelle voisine n’était pas venue s’installer précisément dans leur ancienne maison, de l’autre côté de la haie, avec un petit garçon de 7 ans… 


Même si j'ai eu quelques réserves sur le premier opus, il y a une nette différence entre le premier roman et la suite qu'est Après la fin. Hormis le fait que tous deux travaillent la psychologie des personnages, et ce d'une manière bien approfondie, le reste est inégal. Derrière la haine énonçait une intrigue à rebondissements, même si ces rebondissements sont généralement prévisibles, là où Après la fin résume une suite limite simpliste. Alors, oui Tiphaine est toujours aussi folle, oui son mari reste de connivence, mais Milo est totalement inexistant et insignifiant dans cette suite alors qu'il pourrait relancer quelque chose de palpitant. Cela contribue à ma déception. Barbara Abel amorce pourtant une histoire avec la fille de la nouvelle voisine, mais tout cela ne sert à rien dans le fond de l'histoire. Milo n'a aucune contenance, bien qu'on le fasse parler dans quelques chapitres. On saura juste qu'il ne souhaite pas aimer les gens parce qu'il se sent responsable des morts autour de lui, morts qu'il avait profondément aimés avant cela.

Nora, la nouvelle voisine, nous fait placer beaucoup d'espoirs en elle, on espère qu'elle va être de taille à plusieurs confrontations avec Tiphaine, mais le livre est trop court pour qu'il se passe grand-chose. Il y a beaucoup trop de réflexions comparé aux actions, cela crée comme un déséquilibre qui peut facilement lasser. Ici, l'appellation "thriller psychologique" prend tout son sens car tout est misé sur les pensées de chacun.

Je trouve tellement dommage que l'auteure ait (délibérément ?) écrit une suite qui ne donne pas de suspense, aucun fil à retordre au lecteur, tout étant linéaire et sans surprise, à notre grand désarroi. J'ai souvent eu les yeux qui se fermaient, luttant désespérément pour suivre ce qu'il se passait. Malgré mon avis mitigé pour Derrière la haine, les idées étaient bonnes, parfois maladroitement mises en scène, mais il y avait matière à réfléchir et à être surpris de la tournure que prenaient les choses.


Lecture en binôme avec Marie de Mes Mots Passants, découvrez son avis ici.

jeudi 15 mai 2014

Les menteuses, tome 1 : Confidences de Sara Shepard

289 pages
21 février 2008
Fleuve Noir


Salut les filles... Surprise ! Vous savez qui vous parle ? Non, vraiment pas ? Il faut dire que depuis l'Affaire Jenna, les pertes de mémoire vous arrangent bien... Mais moi je n'ai rien oublié et vous n'avez pas fini d'avoir de mes nouvelles. D'ailleurs, j'espère que vous appréciez mes petits mails et textos amicaux qui vous rappellent que je suis là, tout près de vous... Car vous avez été de très très vilaines filles, Aria, Spencer, Emily et Hanna. Vous qui étiez avec Alison comme les cinq doigts de la main, sa disparition ne semble pas vraiment vous avoir affectées... Peut-être parce que vous lui aviez fait des confidences... compromettantes, hein ? C'est plutôt bien tombé pas vrai ? Mais maintenant c'est fini, vous allez payer... Je crois voir que vous perdez votre sourire les miss Perfection ! Il fallait y songer avant, les filles, c'est pas beau de mentir ! Une nouvelle série pour les fans de Gossip Girl ! Un mélange de Desperate Housewives et de Souviens-toi l'été dernier : le frisson assuré dans une ambiance très girly...


Je suis une adepte de la série Pretty Little Liars. J’ai su bien assez tôt que les livres étaient assez différents, j’ai donc pu faire la part des choses en lisant le tome 1. Et je n’ai pas été déçue. Cela démarre assez bien, ce premier épisode mettant en place l’intrigue et nous faisant découvrir nos quatre amies. La chose qui diffère le plus ici est que, contrairement à la série, les filles se sont quittées en 5ème et se retrouvent confrontées 3 ans plus tard au fameux mystérieux A (dans la série c’est au bout d’un an).

Je ressens beaucoup d’intérêt à poursuivre cette saga car je sais certaines choses… Et entre autres que A n’est pas le même que dans la série télévisée. Alors quelque part, je vais avoir l’impression de lire la même histoire parfois, mais aussi redécouvrir cette belle énigme une deuxième fois.

Je reste pour l’instant sur ma position dès les premières pages de lecture : la série démarre beaucoup plus vite, et j’accroche mieux à celle-ci qu’au début de la saga livresque. Mais je ne doute pas que Sara Shepard nous réserve bien des surprises, encore et encore… Et je me replongerai dans la suite avec plaisir…

Seul petite chose qui pourrait me chagriner, mais que j’accepte tout de même : le caractère assez superficiel de nos quatre héroïnes… J’espère qu’elles auront plus de caractère et de jugeote dans les tomes à venir.

mercredi 6 novembre 2013

La boutique de la seconde chance de Michael Zadoorian

300 pages
13 septembre 2012
Fleuve Noir



Richard est un passionné de vieilleries. Il chine les vieux lecteurs radio, les boules de bowling usées, les chaises de cuisine en Formica… Alors que tout le monde cherche le neuf et le dernier cri, ce solitaire ne jure que part l’ancien et revend ses trouvailles dans sa petite boutique de Détroit. Jusqu’au jour où sa mère meurt, laissant derrière elle une maison pleine de souvenirs et de photos, qui vont remettre en cause bon nombre de certitudes concernant la vie de ses parents. Dans le même temps, Theresa, une déesse du vintage, pousse la porte de son magasin. Et visiblement, elle cherche bien plus qu’une bonne occasion… 


La Boutique de la Seconde Chance est de ces livres qui présentent beaucoup d’aspects de la vie nous permettant de nous identifier aisément. Il est aussi de ces livres qui sont agréables sur le coup, mais assez discutables au final et facilement oubliables pour certains lecteurs.

Écrire un aussi bon roman que l’excellent Cherche-Bonheur, c’était mission (presque) impossible. Un coup de cœur pour tellement de gens, que réussir à écrire un opus aussi fin, triste, parfait en tout point, était vraiment une tâche difficile. Et j’imagine que nous avons été nombreux à nous le dire.

Ce roman est bien, avec une très bonne narration, mais il paraît longuet, surtout pendant la première moitié. Découvrir une vie de brocanteur, ça n’a rien de folichon. Il fallait donc bien que Michael Zadoorian trouve un attrait à cette histoire. Et cette fois, il se base sur les sentiments profonds que la plupart des gens rencontrent dans leur quotidien : la perte d’une mère, le partage des biens matériels, les émotions et conflits que cela peut procurer ; mais aussi LA rencontre que l’on attendait depuis tellement longtemps que l’on n’y pensait même plus. Cette rencontre qui va nous foutre une gifle, nous remettre d’aplomb, nous remettre en question, et nous faire rechercher les vrais sens de la vie.

Cette histoire est somme toute très simple et emplie de finesse et de légèreté. J’aime même envie de dire « on aime ou on n’aime pas ». C’est vraiment un roman à part… Il faut aimer ce décorticage des passages sur les successions, les brocantes, les objets que le personnage chine sans arrêt. Mais si ce n’est pas le cas, ne pas hésiter à survoler ces quelques passages que tout abandonner. 

mardi 23 juillet 2013

Timeville de Tim Sliders

380 pages
15 novembre 2012
Fleuve Noir


David Cartier fait partie de ce petit groupe de chefs étoilés parmi les plus réputés de la planète – même s’il est vrai que lorsqu’il apparaît dans la presse c’est beaucoup moins à ses fourneaux qu’au bras de ses conquêtes. Anna Cartier est une brillante chirurgienne qui élève Agathe, leur adolescente, et Tom leur petit garçon. Seule depuis que son mari David parcourt le monde pour ouvrir ses restaurants et qu’ils ont décidé de divorcer. Ce soir justement, David est venu signer les papiers du divorce. Il est resté dormir à la maison – sur le canapé – avant d’attraper un avion le lendemain pour New York. Mais lorsqu’il se réveille au matin, s’il reconnaît bien la maison dans laquelle il a vécu, il n’en reconnaît plus le décor et ne trouve plus son téléphone portable. Et il n’est pas au bout de ses surprises. Un hurlement provient de la chambre d’Agathe qui vient de découvrir sa nouvelle coiffure de lionne et ne comprend pas pourquoi elle porte un immonde tee-shirt sur lequel est écrit Duran Duran. Quant au petit Tom il se demande pourquoi la TV n’a que trois chaînes et où sont passés ses DVD préférés. Il n’y a qu’Anna qui semble comprendre l’impossible réalité. La petite famille a tout bonnement voyagé dans le temps et va devoir cohabiter à nouveau pour une durée indéterminée… au tout début des années 80, précisément à l’époque où Anna et David se sont rencontrés et se sont juré un amour éternel… Qui les a envoyés là et pourquoi ? Et surtout comment feront-ils pour retourner en 2012 ? Bienvenue dans la mystérieuse Timeville ! La ville de tous les temps et de tous les possibles…


Timeville s’élabore sur le thème du voyage dans le temps. C’est un thème que j’apprécie particulièrement. Je ne suis pas une férue de ces lectures quand même, mais j’ai toujours plaisir à me plonger dans ce genre. Et là, Tim Sliders nous ramène 33 ans plus tôt, lorsque j’avais 2 ans en réalité. Et faire une revisite de tout ce que j’ai côtoyé dans mon enfance, cela ne pouvait que me conquérir…

Merci Mr « bel inconnu » Sliders. Car cet écrivain a utilisé un pseudonyme pour ce roman, et j’aimerais vraiment savoir qui il est. Vous m’avez fait passer un excellent moment ! Et d’après ce que j’ai lu, ce livre est le début d’une saga ! Tant mieux, car la fin ne nous explique pas tout sur tout le monde, et l’on ferme le livre content mais frustré.

Je ne suis pas loin du coup de cœur. Mais il manque quelque chose. Je pense que cela vient du fait que tout va trop vite à Timeville. J’aurais aimé voir les enfants réellement évoluer, plus de choses se passer dans le travail d’Anna, peut-être plus de tentatives pour changer le futur… Mais sinon, l’histoire est une vraie douceur, elle se lit très vite, l’ensemble est vif et agréable. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir durant ces quelques jours.

La couverture, en plus du thème, a clairement joué en faveur du roman, en ce qui me concerne. C’est un petit délice de plus… En 1980, exit les sms et bonjour les boules de papiers en classe pour se parler quand le prof est tourné. C’est un des faits dans le roman qui m’a le plus marqué. Oui, je suis une maman d’enfants en bas âge, alors je ne m’imaginais même pas que les ados d’aujourd’hui communiquaient par sms à ce point ! Et la télé à 3 chaînes, sans télécommande, le téléphone à cadran… Il y en a des choses mémorables citées dans ce livre, et c’est ce qui lui donne tout ce charme.


Merci beaucoup au Club de Lecture et aux Editions Fleuve Noir pour ce partenariat ! J’ai vraiment été ravie de ma découverte !


mercredi 6 février 2013

Demain j'arrête ! de Gilles Legardinier

Fleuve Noir
10 novembre 2011
350 pages



Et vous, quel est le truc le plus stupide que vous ayez jamais fait ? Comme tout le monde, Julie en a fait beaucoup. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu’elle n’a pourtant jamais vu – obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier… 
Mais tout cela n’est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu’elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants.



Bon, c’est décidé. Si Gilles Legardinier dédicace au Salon du Livre de Paris, je ferai une heure de queue. Ou peut-être même plus. Il dit vouloir faire du bien autour de lui, par le biais de ce livre comme autrement, et au vu de ce que je lis et entends sur « Demain j’arrête », c’est sûr qu’il a réussi son coup. Je pense qu’il est au courant, mais je veux m’en assurer. De pareils mots ne sont jamais de trop ! Croisons donc les doigts pour qu’il soit là (et moi aussi du coup).

Tout ça pour dire que, bien que ce ne soit pas un coup de cœur, ce livre a tout. Il est bourré de bons petits messages pour se booster, se décider, prendre la vie du bon côté, ne jamais se laisser abattre (et là je me dis que j’aurais dû mettre des petits post-it pour pouvoir mieux repérer les passages où il nous glisse des petits dictons). Il est là pour nous faire du bien, pour nous revigorer. Et nous, femmes, nous sentons moins seules aussi… Cette Julie a au moins une facette que nous avons toutes. Nous sommes forcées de nous reconnaître dans ce livre à un moment ou à un autre.
Je n’ai pas pleuré, pas beaucoup ri (je suis un cas à part je crois), j’ai quand même été émue, mais je comprends tout à fait que çe soit le cas pour la majorité des lecteurs. Il y a un très bon rythme, les sentiments y sont très présents, et l’on ne peut que s’attacher à toute cette histoire et aux personnages qui s’y trouvent.

Une des choses que j’ai préférées ? Incontestablement le décalage entre ce que l’héroïne Julie pense (noté entre guillemets dans le livre) et ce qu’elle va réellement dire. C’est foufou, comme elle. C’est entre autres ce qui la rend tellement attachante et qui nous fait lui souhaiter tout ce qu’elle veut de bien pour elle-même.

Je pourrais encore en écrire, tellement ce roman m’inspire, mais au final est-ce vraiment utile ? Mr Legardinier, j’ai aimé vous lire et je vous relirai avec un très grand plaisir. Merci du bonheur que vous nous procurez avec votre (vos ?) roman(s). Et continuez…

Petit PS : Si dans votre édition vous avez les remerciements de l’auteur, lisez-les bien. On reconnait de suite la plume que l’on a suivi durant 368 pages, et son humour est bel et bien à lui ! J’ai beaucoup aimé en tout cas (des remerciements qui valent le coup d’être lus comme ça, c’est pas souvent…)