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jeudi 24 avril 2014

Divergente T2 de Veronica Roth

462 pages
8 novembre 2012
Nathan


Un choix peut vous transformer ― ou encore vous détruire. Mais chaque choix comporte son lot de conséquences, et alors qu'elle est entourée d'une vague de mécontentement au sein des factions, Tris Prior doit encore essayer de sauver ceux qu'elle aime ― ainsi qu'elle-même ― tout en luttant contre des questions de douleur et de pardon, d'identité et de loyauté, de politique et d'amour.

Le jour de l'initiation de Tris aurait dû être marqué par la célébration et la victoire auprès de sa faction ; au contraire, cette journée se termina par des horreurs indescriptibles. La guerre menace d'éclater alors que le conflit croît entre les factions aux idéologies différentes. Et en temps de guerre, les camps se forment, les secrets émergent et les choix se font de plus en plus irrévocables ― et d'autant plus puissants. Transformée par ses propres décisions, mais aussi rongée par la douleur et les remords, des découvertes radicales et des relations changeantes, Tris devra embrasser pleinement sa Divergence, même si elle n'a pas conscience de ce qu'elle pourrait perdre en suivant cette voie.



J’ai parfois une mémoire de poisson rouge, et lire une suite sans avoir de résumé en prélude au livre, c’est un peu dérangeant pour moi. Je m’adapte, j’essaie de relire mon article de l’époque, mais il me manque toujours des choses…

Pas mal d’éléments me sont tout de même revenus au fil des scènes. Et selon moi, l’intrigue est toujours aussi captivante. A l’époque j’avais adoré le tome 1, et le 2 est très légèrement en-dessous, mais la saga est très prometteuse !

L’action, ici aussi, ne manque pas, les revirements de situation non plus. Les personnages principaux, Tris et Quatre, sont bien présents, et l’on sent une Tris meurtrie par son secret et plus adulte. On découvre un peu mieux les factions, on alterne les trahisons, les scènes de course-poursuite, et rien ne nous ennuie. J’ai apprécié la relation entre Quatre et Tris.

J’ai quand même eu du mal à reprendre cette histoire. J’ai persévéré car j’avais gardé un excellent souvenir du premier tome. Mais je sais que je suis passée à côté de certains moments dans ce deuxième roman. Alors je me demande si la lecture du troisième va être aussi intense que je l’espérerais… Peut-être devrais-je tout relire juste avant…

mardi 22 octobre 2013

Un monde pour Clara de Jean-Luc Marcastel


352 pages
9 octobre 2013
Black Moon


2027. En France. Après une catastrophe nucléaire succédant à tant d'autres, l'écologie est plus que jamais au centre des préoccupations. Les Enfants de Gaïa est une puissante secte extrémiste qui mêle discours écologiste et spiritualité. Diane, dont la jumelle Clara est morte suite à cette catastrophe, participe, avec son meilleur ami Léo, à l'une de leurs manifestations anti-nucléaire. Mais la marche pacifique tourne au combat de rue, et Diane, grièvement blessée, tombe dans le coma. Dix ans plus tard, la jeune fille se réveille. Pendant son sommeil, le monde s'est transformé. Les Enfants de Gaïa sont à la tête du pays. Ils sont tout puissants. Et ils ont fait de Néo Lutécia, construite sur les ruines de Paris, la cité écologique idéale. Diane y retrouve Léo, désormais lieutenant de la secte. Elle apprend qu'elle est devenue l'icône de la Révolution Verte, une incarnation vivante de Gaïa aux yeux de ses fidèles et découvre un nouveau monde bien loin de celui dont Léo et elle avaient rêvé...


Bienvenue dans une histoire que je qualifierais d’envoûtante. Diane, la sœur de Clara, se réveille après 10 ans de coma dans un monde non seulement totalement différent d’avant, mais aussi totalement différent de ce qu’elle aurait aimé avoir. L’anticipation ici est bien élaborée. J’ai vraiment beaucoup aimé.

Elle avait souhaité un monde meilleur suite à la catastrophe qui a tué sa sœur.  Léo, son ami, a contribué à ce changement durant le coma de Diane, accompagné d’une secte vraiment dérangeante… Je suis entrée dans un monde écologique et effrayant. J’ai ouvert les yeux en même temps que l’héroïne. Ce qui, au départ, était la solution à tout devient un véritable cauchemar et se retourne non seulement contre la population, mais aussi contre Diane directement. Elle avait souhaité ce monde, elle en devient l’icône elle-même sans le vouloir. Et à cause de tout ça, il va lui arriver bien des histoires et l’envie de retrouver son monde d’avant va devenir plus qu’important… vital.

J’ai beaucoup aimé les personnages principaux. Même s’ils prennent des voies différentes, ils sont touchant chacun à leur manière. J’ai aussi beaucoup aimé la tournure que l’auteur donne aux événements. La première partie m’a plu, la deuxième m’a définitivement conquise. Même si cela reste dans le domaine des romans Jeunes Adultes, tout est rondement mené et donne un roman d’anticipation très accessible.

Et mention très bien à l’illustrateur de la couverture. Je la trouve magnifique.

Jean-Luc Marcastel signe une histoire très riche, très captivante, très rythmée. A la fin, on en redemande. Merci beaucoup à Black Moon de m’avoir confié cette lecture.

lundi 1 juillet 2013

Delirium T1 de Lauren Oliver

456 pages
2 février 2011
Black Moon



Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue... Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique d’abandonner ses certitudes… 
« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge.


Voici un énième livre de dystopie. Je continue à me risquer dans ce domaine. Mais je ne fais pas comme l’année dernière, je me plonge dans d’autres genres littéraires pour réussir à tout apprécier. Car même si j’ai un peu mis ce style de côté, je me souviens toujours de mes précédentes lectures et je revois le schéma récurrent. De ces romans mélangés au style jeunes adultes : un nouveau monde des centaines d’années plus tard que le nôtre, un fléau est apparu, la fille est l’héroïne, elle est amoureuse d’un (ou deux) homme(s), et à la fin du tome 1 les choses vont basculer. La mère ou le père est impliqué, la fille va devoir faire un choix (souvent côté amour) et une catastrophe termine le livre, pour amener le lecteur à vouloir à tout prix connaître la suite. Il est clair que c’est agréable ces histoires sans prise de tête, mais ça manque souvent d’originalité…

Hormis cela, j’ai tout de même passé un bon moment. Prendre l’amour comme fléau de l’humanité, c’était intéressant, et cela m’a poussée à vouloir savoir comment l’héroïne allait se dépatouiller de toute cette histoire. J’espérais qu’elle ne tomberait pas amoureuse, pour changer un peu des autres romans. J’avoue que je n’ai pas trouvé les idées trop novatrices non plus, on s’attend un peu à tout ce qui va se passer, excepté une chose pour ma part, et c’est ce qui m’a beaucoup plu dedans. Ca donne beaucoup de valeur à l’histoire et à cause de ça, j’ai fortement envie de lire la suite ! Mais vais-je en avoir le temps ? Car oui, j’avais dit que j’arrêterais les sagas, mais au final c’est très dur car on en est envahis !!!


En tout cas, je le conseille fortement à tous les férus de dystopie. Les personnages sont agréables, tout comme l’écriture de l’auteure. Vous passerez forcément un bon moment !

lundi 22 avril 2013

Starters de Lissa Price

451 pages
Robert Laffont - Collection R
15 mars 2012


Dans un futur proche : après les ravages d’un virus mortel, seules ont survécu les populations très jeunes ou très âgées : les Starters et les Enders. Réduite à la misère, la jeune Callie, du haut de ses seize ans, tente de survivre dans la rue avec son petit frère. Elle prend alors une décision inimaginable : louer son corps à un mystérieux institut scientifique, la Banque des Corps. L’esprit d’une vieille femme en prend possession pour retrouver sa jeunesse perdue. Malheureusement, rien ne se déroule comme prévu… Et Callie réalise bientôt que son corps n’a été loué que dans un seul but : exécuter un sinistre plan qu’elle devra contrecarrer à tout prix ! 
Le premier volet du thriller dystopique événement qui vous plongera au coeur d’une société dangereusement fascinée par les apparences, dans un avenir où la jeunesse est devenu le bien le plus convoité et une véritable marchandise.

Un très gros coup de cœur ! Je n’ai pas pu le lâcher ! Ce roman a un rythme soutenu qui vous tient en haleine de bout en bout ! Un peu plus d’une après-midi et le livre était refermé.

J’ai vraiment tout aimé : de l’intrigue originale à l’écriture aboutie et fluide, en passant par les personnages très bien développés et l’action qui nous happe totalement. Lissa Price a écrit un excellent livre dans le genre. Elle ne s’embarrasse pas de fioritures et ne cherche pas à meubler les pages. Elle va toujours à l’essentiel sans oublier la mise en place du décor qui nous met facilement dans l’ambiance.

Les personnages que j’ai préférés sont les principaux : Callie et Tyler, qui sont très attachants, chacun à leur manière. Et je les ai appréciés… jusqu’à la fin…

J’avais souvent l’impression de me fondre dans un film d’action et de science-fiction plutôt que de lire un livre pour adolescents. C’est dire comme l’intrigue et la narration sont prenantes ! A peine une scène d’action se termine et nous pose des questions qu’une autre s’enchaîne. Et ces questions auront pour la plupart réponse dans ce tome, qui ne nous laisse pas en suspens mais nous pose de nouvelles questions au moment du dénouement… qui seront exploitées dans le tome 2 Enders.

Autant dire que j’ai hâte de lire la suite !


Lien vers une page avec nouvelle Starters : http://www.laffont.fr/site/starters_&100&9782221127605.html

Lien vers le site français du livre : http://www.starters.fr/


mercredi 12 décembre 2012

Insoumise (Promise T2) d'Ally Condie


Editions Gallimard

448 pages
13 avril 2012





Cassia enfreint les règles de la Société et part à la recherche de Ky… Cassia a quitté la Société pour s'aventurer dans les Provinces Lointaines, à la recherche de Ky. Cette quête pousse Cassia à remettre en question presque tout ce qui lui est cher, en particulier lorsqu'elle découvre l'existence
d'une vie différente dans le Labyrinthe. Au milieu de cette frontière sauvage de grands canyons, Cassia et Ky se retrouvent enfin, mais un mouvement de rébellion est en marche. Une trahison et une visite inattendue de Xander, personnage clef du Soulèvement, changent à nouveau la donne...
Racontée alternativement par Cassia et Ky, cette suite de Promise les emmènera tous deux aux confins de la Société, où changements de camps et trahisons sèment leur parcours d'embûches. 




J’ai fermé le livre il y a près d’une semaine, j’ai même lu un autre roman depuis, et j’ai un peu de mal à me lancer dans cette chronique… J’ai encore du mal à cerner ce que j’ai pensé de ma lecture… Cela va sans doute venir au fur et à mesure de mon écrit.

Je pense que ce deuxième volume est légèrement en-dessous du premier. Peut-être est-ce dû à l’effervescence de l’histoire peu banale que l’on nous conte dans Promise, ou au fait que c’était ma deuxième dystopie à ce moment-là qui a fait que j’avais vraiment aimé ma lecture. Ceci étant, Insoumise m’a intéressée mais pas du tout conquise. La continuité de l’histoire est intéressante et j’imagine bien qu’elle est nécessaire au dénouement, mais je n’ai pas été prise dans le feu de l’action. J’ai souvent été lassée de ce que je lisais, j’avais l’impression de tourner en rond. Mais il est clair que ce que j’ai lu comportait des choses très intéressantes.

Par contre, autant Ky m’agaçait dans Promise que là je l’ai plutôt apprécié. Il se dévoile sans trop non plus. Durant une bonne partie de l’histoire, Lui et Cassia espèrent se retrouver, et cette dernière fera tout ce qu’elle pourra pour y arriver. Tout le roman est raconté tantôt par lui, tantôt par elle. C’est un style de plus en plus utilisé je trouve. C’est plutôt agréable j’avoue ! En tout cas pour cette histoire.

Attention, pour les personnes qui attendent de l’action, méfiez-vous : ce sera plutôt des sentiments que vous lirez, l’action cède pas mal de place dans ce tome, mais ce sera, je me doute, pour mieux revenir dans le tome 3.

Le sentiment que j’en tire est que ce roman doit servir de transition au final qui devrait bien répondre à nos attentes. Et j’avoue que j’ai hâte de découvrir cette fin !


mardi 13 novembre 2012

Hunger Games de Suzanne Collins


Pocket

379 pages
1er octobre 2009





Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur. Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène : survivre, à tout prix. Quand sa petite sœur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. À seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature…


Je fais enfin partie des gens qui ont sauté le pas et sont entrés dans la saga « Hunger Games » ! Je ne voulais pas me faire influencer par les autres avant de le lire, car j’ai tendance à placer la barre trop haute quand les avis sont extrêmement positifs. J’ai malgré tout des oreilles, et j’ai entendu beaucoup d’engouement autour de ces romans. Et est venue la sortie du film qui en a refait parler. C’est devenu un vrai phénomène autour de moi. Mais je n’ai pas entamé le roman comme cela m’est arrivé, très impatiente et « trop » enthousiaste pour parfois redescendre de mon nuage en cours de lecture. Dans ces moments-là, la déception est vraiment forte…

Je l’avoue, ce livre est très bon, très bien écrit, avec le rebondissement (ou peut-être même les) de la fin (quand ils ne sont plus que 3) qu’il me fallait. Bien que ce roman soit généralement classé en dystopie, il est aussi lié au genre Young Adult, et, malgré moi, cela restera un genre qui ne me sied pas aussi bien que d’autres genres… Et c’est entre autre ce qui m’a gêné dans ma lecture.

Pourtant je suis partie du fait que c’était plutôt un roman difficile, assez sanglant, dû au thème (des ados qui s’entretuent pour un jeu de téléréalité) donc plutôt adulte. Mais au fur et à mesure de ma lecture, j’ai quelque peu déchanté… Le style d’écriture n’y était pas, en tout cas pas comme je l’espérais. Il est plus adapté aux jeunes adultes en effet. Mais passé ce cap, j’ai tout de même réussi à me plonger dans l’histoire. Histoire qui m’a pas mal rappelé Battle Royale. Mais elle est quand même assez différente.

Suzanne Collins est très bien entrée dans l’époque qu’elle nous situe. Ses descriptions sont excellentes, on s’y croirait vraiment. Elle nous met dans la peau de Katniss, en plaçant son histoire entre ses mains. Cela nous fera voir les faits par ses yeux. Et cela  peut être intéressant comme un peu lourd parfois. Lourd car on ne voit que ce qu’il se passe près d’elle, on ne sait absolument pas comment les autres vivent cette tuerie. On a l’impression qu’ils sont tous méchants (hormis la petite Rue) et qu’elle seule est digne de gagner… Il est vrai qu’elle ne connaît personne à part Peeta, car ils sont du même district, ce que j’ai d’ailleurs trouvé dommage. Dans Battle Royale, ils sont tous d’une même classe, les sentiments sont d’autant plus forts qu’ils se connaissent et qu’il est encore plus ignoble de tuer des camarades que des inconnus. Voilà pourquoi je me suis sentie moins touchée dans mon cœur par Hunger Games. La petite Rue est venue me donner un espoir de larmes aux yeux, mais il n’en fut rien. Tout était trop prévisible, et je m’en suis sentie frustrée.
Je ne suis pas forcément pour les combats détaillés et sanglants, mais j’ai trouvé que l’histoire en manquait quand même… Tout est trop axé sur la nourriture. Je sais, ce sont les « Jeux de la Faim », mais je m’attendais à plus d’action.

Malgré ces points négatifs, ma lecture en fut très agréable. J’ai même apprécié Peeta, ce gars que l’on doit cerner à plusieurs reprises, même s’il m’a paru plus poule mouillée qu’autre chose. J’ai trouvé ça intéressant, comparé à d’autres garçons dans d’autres dystopies qui jouent les durs.

La fin est très intéressante, et m’a donné envie de lire la suite ! Et malgré tout ce qui a été dit ci-dessus, je dis « VIVEMENT » !


mardi 9 octobre 2012

La Sélection de Kiera Cass

Éditions Robert Laffont 
Collection "R"
Sorti le 12/04/2012
343 pages


Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne…
Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d’Illeá, la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer leur destin misérable contre une vie de paillettes et de pierres précieuses. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d’office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu’elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles…
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés : l’existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu’elle n’aurait jamais osé imaginer ?




J’ai lu que ce roman faisait partie de la catégorie « Dystopie ». Récemment j’ai lu 3 romans de ce genre et pour ma part la lecture en fut plus agréable, moins tendue, moins « dystopique » que mes précédentes. Et c’est peut-être pour ça que je me suis facilement laissée emportée par l’histoire. Elle est légère, il n’y a rien d’abracadabrant. Les règles de cette nouvelle ère ne sont pas aussi « énormes et folles », comme bien souvent dans ce type de lectures.

Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est l’idée de base : on se sent vraiment dans un jeu de téléréalité : 35 jeunes demoiselles sont retenues pour le titre de princesse du royaume au côté de Maxon, un prince peu connu de tous.  Peu connu car, des yeux de l’héroïne America, on découvrira un homme simple, à l’écart de beaucoup de choses, et qui ne demande qu’à être aimé… Mais l’on se demandera tout au long de ce roman si ce qu’on nous dévoile petit à petit n’est pas qu’un jeu de rôles, ou si les caractères sont-ils bien propres aux personnages ?
America est une personne que j’ai bien appréciée, on arrive à bien la cerner et j’ai bien aimée la voir se dévouer, se battre pour ses idées. Quant à Aspen… Franchement il ne m’inspire rien d’intéressant du tout ! Je préfère voir l’histoire évoluer entre le prince et Ame !

America Singer est sélectionnée pour cette place, va être comme chacune sollicitée par les caméras, car elles doivent toutes être connues du public, ainsi que du Prince, qui doit se faire sa propre opinion et éliminer des participantes petit à petit. America a un raisonnement et une honnêteté qui va plaire à certains, et fortement déplaire à d’autres. Pour ce qui est de la fin… Ce n’en est pas une car il y a une suite, mais le plus dur est que l’on reste VRAIMENT SUR NOTRE FAIM !!! Quelle fut ma surprise de tourner la page et de voir qu’elle était blanche ! Non non non ce n’est pas possible !!! LA SUITE VIIIITE !!!

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé l’histoire. Il y a une certaine fraîcheur qui m’a plu. L’histoire est certes au final simple, en tout cas plus que je ne le supposais, mais les petits rebondissements que l’on rencontre donne de l’intérêt à notre lecture du début à la fin. Et la couverture donne un petit plus au livre je trouve, pas vous ?


mardi 11 septembre 2012

Divergent de Veronica Roth


Résumé :
Dans un Chicago post-apocalyptique, la société est divisée en 5 factions :les Altruistes, les Audacieux, les Sincères, les Érudits et les Fraternels. Chacune est consacrée au culte d’une vertu dans l’espoir de créer une civilisation parfaite.

À 16 ans, les adlescents doivent choisir leur faction, pour la vie. Avant de prendre cette décision, ils passent des tests pour connaître la vertu la plus proche de leur personnalité.

Pour Beatrice, issue d’une famille Altruiste, le choix s’annonce plus difficile encore. Ses résultats ne sont pas concluants. Cas rarissime, elle peut choisir entre 3 factions. Pour sa sécurité, elle garde le secret sur sa véritable nature et choisit la faction réputée la plus dangereuse : les Audacieux. Ce qui surprend tout le monde,y compris elle-même… Son choix ne sera pas sans conséquences. Il apportera lechaos mais lui fera aussi découvrir l’amour...


Mon avis :

Ce roman est mon troisième dans le domaine de la dystopie. Autant les précédents m’ont plu, avec toutefois une petite réserve (le domaine de la dystopie est particulier quand même, les schémas de départ ont l’air d’être toujours les mêmes), autant « Divergent » m’a vraiment étonnée : je n’aurais pas cru aimer un livre de ce genre à ce point. Il faut dire que l’auteure a mis le paquet. Tout est profond, les personnages sont bien étudiés, les intrigues très intéressantes. J’ai d’emblée eu l’impression d ‘être plongée dans un film d’action palpitant, et c’est extrêmement rare que j’aie ce sentiment.

On parle ici de 5 factions : les Sincères, les Fraternels, les Altruistes, les Erudits et les Audacieux. Notre héroïne et sa famille sont issus des Altruistes mais lors de sa 16ème année elle doit faire le choix final de la faction à laquelle elle va appartenir. Et, après un petit rebondissement, elle choisira les Audacieux. Et quel choix !!! Elle, parmi les autres novices, va devoir passer un certain nombre d’épreuves, devant se dépasser elle-même, se surpasser même. Et tous les passages relatant des épreuves m’ont fascinée. Tout particulièrement les moments dans le paysage des peurs. Ce sont des  moments que j’ai trouvé incroyables. Chapeau à l’écrivaine, si jeune et pourtant très pro !

J’ai beaucoup aimé le rapprochement de mes deux personnages coup-de-cœur : Tris et Quatre. Ce dernier est décrit comme un homme que j’ai rêvé de rencontrer dans mes précédents livres de dystopie. Mais à chaque fois, les hommes qui ressortaient de ces romans ne m’ont pas particulièrement plu. Mais Quatre… C’est le gentleman, l’homme qui sauvera son amour coûte-que-coûte. La dernière partie du roman en est la preuve, et c’était d’un palpitant ! Quant à Tris, je l’ai aimée dès le début, et elle aussi est mon héroïne préférée de tous les romans de dystopie que j’ai à mon compte.

Je suis vraiment bluffée par Veronica Roth qui a su me tenir en haleine, à tel point que je tombais de sommeil devant les 40 dernières pages. J’ai lutté à 1h du matin pour en venir à bout, ne pas avoir à me poser mille questions pour terminer le tout en nuit blanche… et j’ai fini par me résigner à dormir. Je n’ai de toute façon pas eu le temps de réfléchir… J’ai lu près de 400 pages de ce livre en une journée, et ça ma cre-vée !!! Par contre, je ne l’ai pas lâché le lendemain ! Dès mes premières heures du matin, j’ai calé ma lecture en préparant le petit déjeuner et en le prenant. Ce fut d’ailleurs du bonheur ! Véronica Roth nous donne une vraie fin de tome et ne nous laisse pas en suspens comme on le voit généralement dans les sagas livresques. Merci merci merci !


mardi 14 août 2012

Promise d'Ally Condie


Résumé :
Cassia, 17 ans, vit dans une Société prétendument idéale qui dicte tout : les distractions, le travail, le lieu d’habitation, la nourriture, les vêtements, même la mort est programmée. Mais surtout, les Offi ciels organisent les mariages selon des critères de compatibilité idéale. Aussi, quand Cassia apprend qu’elle est promise à Xander, son meilleur ami depuis l’enfance, tout semble parfait ! Etrangement, c’est le visage d’un certain Ky qui apparaît sur le fi chier numérique consacré à son Promis, avant que l’écran ne s’obscurcisse... Une erreur, lui dit-on ? Car Ky est issu d’une classe inférieure et n’a pas le droit de se marier. Intriguée, Cassia cherche à mieux connaître ce garçon au passé mystérieux. Ky est un garçon sensible qui lui fait découvrir l’écriture, la création poétique… Elle en tombe amoureuse et se confi e à Xander qui lui apprend qu’il aime une de leurs voisines. Peu à peu, l’image de la Société « parfaite » s’effrite aux yeux du groupe d’adolescents. Le doute s’installe, mille questions viennent les perturber. La tension monte, les brimades des Officiels se multiplient. Lorsque Ky est envoyé combattre les Ennemis de la Société dans les Provinces Lointaines, Cassia, écoeurée, décide de se rebeller et de le rejoindre… »

Mon avis :

Me voilà devenue fan de la dystopie ??? Non !!! Eh bien, il faut croire que Si !!!

Après « Uglies », je me suis plongée dans le premier tome de la saga écrite par Ally Condie : « Promise ». Eh bien ! Quelle lecture ! Moi qui trouvais « Uglies » extra, comment dois-je qualifier « Promise » maintenant ?!
Je dois d’abord dire que j’ai préféré ma lecture de « Promise » car j’ai trouvé la narration plus adulte, et de ce fait je me suis retrouvée plus facilement dans le personnage principal.

J’ai passé un excellent moment en compagnie de Cassia. Elle nous fait découvrir un environnement très futuriste, avec des règles bien établies, et très strictes. Les Officiels sont là pour faire régner l’Ordre. Vérifier que tout se passe dans les normes établies par la Société. Car les résidents sont voués à une vie calculée : on leur impose leur conjoint pour le mariage, on leur impose l’accouplement, on leur impose leur travail, et on leur impose leur mort. Cassia découvre, à son détriment, que tout se qui se passe autour d’elle n’est que manigance, et on aura beau lui dire que certaines choses sont de pures coïncidences, elle finira par comprendre beaucoup de choses, de mensonges. Le soir de son banquet de couplage, elle sera mise sur le chemin de Ky, un homme qui n’est pas « sensé » entrer dans la vie de Cassia. Et pourtant… A partir de ce soir-là, la vie entière de Cassia sera chamboulée, et elle naviguera entre malaise et amour. Malaise car elle découvrira à quel point tous sont épiés et manipulés, amour car elle saura vraiment ce qu’est d’être folle amoureuse… Au détriment de beaucoup de choses.

L’histoire est bien amenée, plutôt bien ficelée, j’émets toutefois des réserves sur l’utilisation des pilules rouges… Mais cela ne m’a pas empêchée de me retrouver embarquée dans un roman passionnant, plein de petits rebondissements. Il y a un romantisme qui sied étrangement bien à la situation, alors que l’on penserait plutôt à ne lire que de l’action. J’aime particulièrement la façon dont Ally Condie a su mélanger ce romantisme à la dureté de la vie autour de Cassie.

En conclusion, ce fut une si agréable histoire ! Et je sais déjà que je lirai la suite !

dimanche 29 juillet 2012

Uglies de Scott Westerfeld


Résumé :
Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s'apprête à subir l'opération chirurgicale de passage pour quitter le monde des Uglies et intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis promis par les Autorités, Tally n'aura plus qu'une préoccupation, s'amuser... Mais la veille de son anniversaire, Tally se fait une nouvelle amie qui l'entraîne dans le monde des rebelles. Là-bas, elle découvre que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu'un secret d'État : une manipulation. Que va-t-elle choisir? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succomber à la perfection ?

Mon avis :

Avec ce livre, je souhaitais juste suivre le « mouvement » car j’en entendais beaucoup parler. Et tout le monde n’était pas du même avis. Et ce qui m’a encore plus attirée, c’est qu’il y a plusieurs tomes, et que je n’ai pas l’habitude de ce genre de lecture. Je l’ai reçu comme livre voyageur, et l’expéditrice a proposé d’envoyé le Tome 2 « Pretties » si l’on était intéressés. Et là je dis : « OH OUI ! »

Je m’étonne moi-même. Je viens d’inaugurer le genre dystopie avec cette lecture, et j’en suis ravie ! J’ai certes accroché difficilement les 60 premières pages, mais après, les lignes ont filé sous mes yeux. J’ai d’un coup regardé l’heure et le nombre de pages parcourues : j’ai  « avalé » 130 pages par heure en moyenne, exceptées les 20 dernières que j’ai voulu savourer…

Scott Westerfeld a un style d’écriture qui m’a beaucoup plu. Sa narration est fluide et très imagée, j’ai réussi à créer mon propre film sans aucun souci. Il a construit un univers assez incroyable, très très loin de notre temps. Il fera d’ailleurs des clins d’œil assez sympathiques et nous surnommera Les Rouillés.

Les personnages sont assez intéressants, aux personnalités plus ou moins intriguantes. Le dilemme auquel le personnage principal Tally sera confronté ne m’a, à mon grand étonnement, pas du tout agacée. Et pourtant… Dans certaines autres lectures j’ai vite passé mon chemin ! Mais là, il y avait un truc qui m’empêchait de décrocher et de penser que je perdais mon temps. On la sent humaine. La beauté extérieure est ce qu’il y a de plus important dans l’époque où elle vit, il est donc normal qu’elle soit happée par cette envie… Mais il y a aussi Shay, son amie, dont elle doit préserver un secret, et si elle veut garder ce secret pour elle, elle est condamnée à rester laide toute sa vie.

La civilisation a été manipulée de telle façon que l’apparence est la clé de tout bonheur. D’autant plus que les « Pretties » semblent apaisés, sans aucune tristesse, aucun point noir dans l’esprit ni dans le cœur.  Cela sera même souligné par une « Pretty » à un moment donné : elle qualifiera les « Uglies » dotés d’une « mentalité étriquée, de personne jalouse, prétentieuse et pleunicharde ».

Je tiens quand même à mentionner le fait que cette lecture m’a bizarrement fait penser à un roman que j’ai lu il n’y a pas très longtemps : « Les Âmes Vagabondes » de Stephenie Meyer. Je ne préfère pas en dire plus pour ne pas trop divulguer les histoires…

En tout cas, je me suis régalée durant ces quelques heures, et la fin était vraiment à la hauteur. Et maintenant… J’attends avec impatience la suite !