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mercredi 6 novembre 2013

La boutique de la seconde chance de Michael Zadoorian

300 pages
13 septembre 2012
Fleuve Noir



Richard est un passionné de vieilleries. Il chine les vieux lecteurs radio, les boules de bowling usées, les chaises de cuisine en Formica… Alors que tout le monde cherche le neuf et le dernier cri, ce solitaire ne jure que part l’ancien et revend ses trouvailles dans sa petite boutique de Détroit. Jusqu’au jour où sa mère meurt, laissant derrière elle une maison pleine de souvenirs et de photos, qui vont remettre en cause bon nombre de certitudes concernant la vie de ses parents. Dans le même temps, Theresa, une déesse du vintage, pousse la porte de son magasin. Et visiblement, elle cherche bien plus qu’une bonne occasion… 


La Boutique de la Seconde Chance est de ces livres qui présentent beaucoup d’aspects de la vie nous permettant de nous identifier aisément. Il est aussi de ces livres qui sont agréables sur le coup, mais assez discutables au final et facilement oubliables pour certains lecteurs.

Écrire un aussi bon roman que l’excellent Cherche-Bonheur, c’était mission (presque) impossible. Un coup de cœur pour tellement de gens, que réussir à écrire un opus aussi fin, triste, parfait en tout point, était vraiment une tâche difficile. Et j’imagine que nous avons été nombreux à nous le dire.

Ce roman est bien, avec une très bonne narration, mais il paraît longuet, surtout pendant la première moitié. Découvrir une vie de brocanteur, ça n’a rien de folichon. Il fallait donc bien que Michael Zadoorian trouve un attrait à cette histoire. Et cette fois, il se base sur les sentiments profonds que la plupart des gens rencontrent dans leur quotidien : la perte d’une mère, le partage des biens matériels, les émotions et conflits que cela peut procurer ; mais aussi LA rencontre que l’on attendait depuis tellement longtemps que l’on n’y pensait même plus. Cette rencontre qui va nous foutre une gifle, nous remettre d’aplomb, nous remettre en question, et nous faire rechercher les vrais sens de la vie.

Cette histoire est somme toute très simple et emplie de finesse et de légèreté. J’aime même envie de dire « on aime ou on n’aime pas ». C’est vraiment un roman à part… Il faut aimer ce décorticage des passages sur les successions, les brocantes, les objets que le personnage chine sans arrêt. Mais si ce n’est pas le cas, ne pas hésiter à survoler ces quelques passages que tout abandonner. 

samedi 18 août 2012

Le Cherche-Bonheur de Michael Zadoorian


Résumé :
Pour John et Ella, soixante ans de mariage au compteur, c'est l'heure de la grande évasion! Bravant l'interdit familial et médical, ils quittent Detroit à bord de leur camping-car, direction la Californie, via la mythique route 66. L'un a la mémoire qui flanche, l'autre le corps en déroute, mais il n'est jamais trop tard pour partir à la conquête de son bonheur!

Mon avis :

J’ai commencé ma lecture dans de mauvaises conditions : j’étais copilote dans la voiture et j’indiquais la route entre 2 pages. Ce qui m’a gâché les 30 premières pages… car je n’arrivais pas à entrer dans l’histoire, ni à la trouver intéressante et capter l’humour de la narratrice.
Ce petit « incident » fut très vite rectifié : dès que je me suis retrouvée seule, j’ai plongé tête la première dans ce roman extraordinaire. J’ai eu pas mal de coups de cœur ces derniers temps, mais celui-là les bat tous !!!
Michael Zadoorian réussit à nous faire passer du brouillage de vue au pouffage de rire. Il s’est mis à la place de cette femme, Ella, pas si vieille que ça, mais bien mal en point : elle est atteinte d’un cancer. C’est elle qui narre tout le périple pour aller à Disneyland avec son vieux mari John qui perd complètement la tête. Ella parle de la maladie d’ Alzheimer, qu’a son mari, avec une certaine dérision qui nous fait beaucoup sourire, bien malgré nous. Et ce sont donc ces deux personnes, l’une détraquée du corps, l’autre de la tête, qui vont à l’aide de leur Cherche-Bonheur vivre des aventures pour fuir le quotidien qui ronge Ella et la tue à petit feu. Et fuir aussi les enfants, les docteurs, et leurs inquiétudes, leurs mines décourageantes.
Ella en copilote, John en conducteur du camping-car, vont faire la Route 66 de bout en bout. A travers les différentes villes qu’elle va reconnaître, elle racontera ses souvenirs avec et sans les enfants, plein d’images et de moments d’émotion referont surface. Elle fera beaucoup de commentaires sarcastiques, car elle a un sacré bagout ! Et son mari se souviendra de temps en temps d’elle… Mais quel bonheur de repenser à tout ça ! A tous ces moments qu’elle nous fait partager ! A ces aveux qu’elle fait au sujet de John au fil du roman ! Aux situations bien cocasses parfois ! La scène où ils tombent… Si on arrive à se la mettre en images, quelle poilade !!!! Et, quelque part, j’ai bien envie de dire que le summum est quand même l’arrivée à Disneyland… Bon ici ce sera sans commentaire !
Et la fin… Mais quelle fin ! Je me demandais comment l’auteur allait terminer un si bon bouquin. Je peux affirmer que je n’ai vraiment pas été déçue. J’ai lu les deux dernières pages très très lentement, car je sentais LA fin s’installer, et mes larmes furent difficiles à retenir. Mais c’était Ella tout craché ça, alors j’ai réussi à sortir un sourire au milieu de ce brouillage de vue.
Un grand GRAND roman, en ce qui me concerne, tant par la narration exquise que par la psychologie des personnages, qui deviennent tellement attachants… qu’on aimerait que le livre ne se termine pas déjà.