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vendredi 26 août 2016

Jours sans faim de Delphine de Vigan

124 pages
5 janvier 2009
J'ai lu


Laure, dix-neuf ans, est anorexique au dernier degré. Elle entre à l’hôpital au service de nutrition. Hospitalisée pendant trois mois, elle oscille entre angoisse et volonté de s’en sortir, pour finalement accepter de perdre le contrôle sur la seule chose de sa vie qu’elle maîtrise : son poids. Dans un style remarquable de sobriété, Delphine de Vigan dresse le portrait de ce combat pour la survie.


Jours sans faim est de ces livres à mettre dans toutes les mains. Je me souviens encore de "Piégée, mémoires d'une anorexique" de Marya Hornbacher, lu en 2003, et qui m'a marquée à jamais. L'anorexie est une maladie installée par le mental. Elle est basée sur un mal-être, une envie de disparaître de la surface de la terre, mais au lieu d'avoir recours au suicide, trop horrible et radical, se laisser mourir de faim peut devenir une idée pour se faire accepter tout d'abord par le monde extérieur et les idées préconçues par la mode, puis de vouloir attirer l'attention pour une chose ou une autre. Cela résulte souvent aussi d'un traumatisme familial. L'enfant ne trouvera que ce moyen pour se faire remarquer de sa famille, et s'effacer physiquement malgré l'envie de montrer sa détresse.


Delphine de Vigan a choisi dans ce roman de nous plonger uniquement dans la phase "traitement de la maladie" et d'en montrer les difficultés. L'hôpital est le centre du roman car tout ce qui s'y passe pour sauver la vie de Laure est écrit. Il y a quelques explications sur l'environnement humain de Laure, notre adolescente anorexique ici (en réalité l'auteure elle-même, bien que ce livre soit noté comme "roman" et non "témoignage"), qui l'a précipitée dans cette envie de disparaître. Les mots sont incisifs, très justes. Ce n'est pas forcément LE livre de référence car il ne parle pas de tout "avant-pendant-après" mais il explique profondément les sentiments que suscite la maladie. A lire, rien que pour s'informer.


Le plus petit baiser jamais recensé de Mathias Malzieu



157 pages
15 mars 2013
Flammarion


Un inventeur-dépressif rencontre une fille qui disparait quand on l'embrasse. Alors qu'ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d'un coup. Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l'inventeur se lance alors à la recherche de celle qui "fait pousser des roses dans le trou d'obus qui lui sert de cœur". Ces deux grands brûlés de l'amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ?

Le plus petit baiser jamais recensé est un vrai faux polar romantique. Suite métaphorique de La mécanique du cœur, ce roman teinté de mélancolie regorge de gourmandise explosive. Comme si Amélie Poulain dansait le rock'n'roll et croisait le Petit Prince avec un verre de whisky.


Ce livre peut s'associer comme suite à La mécanique du cœur, même si cela n'est pas officiel. Mathias Malzieu sait, avec son style merveilleux et poétique, nous conter toutes sortes d'histoires avec douceur, tendresse, romantisme. Et il nous emmène ici dans une histoire folle d'une femme qui s'efface si on l'embrasse. Notre tendre héros va devoir la retrouver car il en est tombé amoureux et ne peut pas laisser aller sa vie sans savoir qui est cette demoiselle.

Nous assistons ici à une pseudo-enquête dans un univers atypique et envoûtant comme l'auteur sait si bien le faire. Quand j'ai rencontré Mathias Malzieu à la sortie de ce livre, après une longue et belle discussion, il m'a proposé un de ces chocolats qui étaient inspirés de ce roman. Encore une douce attention de la part d'un homme romantique... Et c'est tout à son honneur...




Pour conclure, j'insisterai sur le point que ce roman n'est pas son meilleur mais qu'il est tout de même propre à son univers. Quand on aime son écriture, on aime tous ses livres, mais pas forcément de la même intensité.

mercredi 3 août 2016

Je suis là de Clélie Avit

250 pages
27 mai 2015
JC Lattès


Elsa n'a plus froid, plus faim, plus peur depuis qu'un accident de montagne l'a plongée dans le coma.

Thibault a perdu toute confiance le jour où son frère a renversé deux jeunes filles en voiture.
Un jour, Thibault pénètre par erreur dans la chambre d'Elsa et s'installe pour une sieste. Elle ne risque pas de le dénoncer, dans son état. Mais le silence est pesant, même face à quelqu'un dans le coma. Alors, le voilà qui se met à parler, sans attendre de réponse.
Ce qu'il ignore, c'est que pour Elsa, tout est fini, jamais elle ne se réveillera. Mais tandis que médecins, amis et famille baissent les bras, Thibault, lui, construit une relation avec Elsa. Est-il à ce point désespéré lui-même ? Ou a-t-il décelé chez elle ce que plus personne ne voit ?



Je suis assez perplexe que ce roman ait été adopté par plus de dix éditeurs étrangers pour son adaptation avant même sa première publication en France (c'est l'annotation sur la 4e de couverture)... Parce que, outre le sujet qui est très Très discutable, il y a une chose qui m'a choquée tout le long de ma lecture...

Je ne sais plus à quel moment on apprend l'âge des personnages principaux, Elsa dans le coma et Thibault qui passait par là, mais le texte que je lisais là m'a fait penser à des livres pour jeunes adultes (pour en avoir lu un bon nombre) car l'écriture est très simple, trop simple pour des adultes de 30/40 ans. D'après les pensées et les dialogues de ces personnages, je donnais 18 ans à Elsa et 19 à Thibault, au maximum (même 17 et 18 au tout début). Or l'on apprend que l'héroïne va fêter ses 30 ans sur son lit d'hôpital et que son admirateur les a dépassés depuis quelques années ! Perplexe fut vraiment le sentiment, et j'ai été obligée à plusieurs reprises de me remémorer leurs âges tellement ce n'était pas crédible. C'est un énorme point noir pour moi.

Et s'ajoute à cela, mais ici c'est mon sentiment personnel, le fait qu'Elsa sache depuis combien de temps elle est dans le coma, quel jour on est, depuis combien de temps il y a ci puis ça, c'est assez étonnant... On ne peut effectivement rien prouver de ce qu'il se passe dans la tête des personnes dans cet état (même si la science fait tout de même bien son boulot) mais être dans le coma depuis 5 mois, parler de la débrancher car son cerveau ne répond plus et qu'elle ne réveillera qu'avec 2% de probabilité, et avoir une fille fraîche dans sa tête, comme si elle n'avait rien eu ou presque, je reste coi.

Ces deux choses ont dégradé mon plaisir. Je n'ai pas du tout été réceptive car tout était cousu de fil blanc, trop improbable, et j'avais l'impression de lire un livre pour enfant. C'est peut-être léger donc agréable à lire avec de possibles larmes pour certains à la fin (dénouement assez incroyable, dans le sens "peu probable") mais vous allez me dire que ça fait du bien de rêver... Même si cela ne peut pas se produire dans la réalité. Alors j'aurais peut-être dû me dire que c'était de l'irréel, de la science-fiction, de l'utopie... Et encore, je ne parle pas de cet homme-enfant (vu qu'on le croirait tout juste majeur) qui s'accroche à cette femme qui ne peut rien lui apporter au quotidien, et dont il tombe amoureux...

Ce que j'ai trouvé de positif dans ce roman ? Cela peut être une jolie histoire d'amour, si l'on fait abstraction de tout le reste. Mais franchement c'est trop évasif, rien n'est développé. Et pourtant d'habitude je revendique les livres courts. Là il aurait mérité d'être plus approfondi pour qu'on y croit un peu...

En bref, on s'ennuie beaucoup... Et toutes mes excuses à l'auteure pour mon avis, qui reste très personnel...


lundi 25 juillet 2016

Folle de lui d'Helen Fielding

448 pages
1er octobre 2014
Albin Michel


Veuve, 51 ans, mère de deux enfants en bas âge, mais toujours en quête de l'homme idéal: Bridget is back !

Elle n'est plus obsédée par ses kilos, plutôt par les réseaux sociaux, le nombre d'amis qu'elle a sur Facebook (ce qui ne peut que mal se passer, vu son niveau en informatique) et ses enfants qui la font tourner en bourrique.
Le grand Mark Darcy avec qui elle a vécu le bonheur conjugal pendant dix ans est mort dans un accident, et après une longue période de deuil, Bridget se transforme en cougar dans les bras d'un trentenaire sexy (et quelque peu immature). Mais pour combien de temps? Car elle a bien entendu toujours le don de se mettre dans des situations impossibles. Les mésaventures de cette Bridget plus posée et plus mûre n ont rien perdu de leur piquant. Au contraire.

Un roman pétillant et audacieux qui plaira aux fans de la première heure, qui ont vieilli avec Bridget et se reconnaîtront dans cette quinqua toujours aussi drôle...



Je n'avais pas voulu lire le résumé de l'histoire. Le fait de savoir que c'était la suite de Bridget Jones me suffisait. Mais bon sang que je suis tombée de haut quand j'ai découvert ce qu'il était arrivé à mon héroïne chérie !!! Elle a 51 ans quand le récit de sa vie reprend. Elle a 2 enfants, mais l'horreur dans tout ça, c'est qu'elle a perdu son mari. Je pensais qu'ils avaient divorcé au tout début, mais on apprend par la suite que ce n'est pas du tout ça, et c'est encore pire, car le but du livre aurait pu être de le reconquérir... Mais non, Darcy est mort.... Et elle doit se remettre de cette horrible chose, ce qu'elle a du mal, malgré le temps qui passe. Et le but de ce livre sera, au final, la voir reprendre sa vie en main.

J'ai eu du mal à ingurgiter le début, j'étais tellement déçue qu'Helen Fielding ait fait mourir notre chéri des deux premiers tomes ! Mais peu à peu, le plaisir de redécouvrir Bridget et de la retrouver comme avant, avec son vécu néanmoins, est venu prendre part à mon plaisir de lire. L'écriture est restée la même et si l'on fait abstraction de la perte de l'homme tant aimé, ce livre est très agréable à  lire. Mais il reste tout de même le moins bon des 3.


Ne vous attendez tout de même pas à des situations dignes des premiers tomes. C'est peut-être ce qui fait la faiblesse de ce livre. Daniel est devenu quelqu'un de bien triste, et les moments drôles ont tout de même un goût amer, car on ne peut s'empêcher de penser à tout ce qu'il y a eu avant de frais, de drôle, de cocasse, et ces moments-là ont fait le succès des précédentes histoires. Ici, on en est loin.


mardi 31 mai 2016

Procès du grille-pain et autres objets qui nous tapent sur les nerfs de Charles Haquet et Bernard Lalanne

208 pages
1er avril 2016
Folio


Charles Haquet et Bernard Lalanne passent en revue 50 objets usuels et nous démontrent, cas pratiques à l'appui, le bien-fondé de ce livre cocasse et décalé. "En cet âge orwellien, où l'on annonce pour demain 80 milliards d'objets connectés, il est certes anachronique d'avoir encore à lutter contre un parapluie ombrageux ou une boîte de sardines récalcitrante. Mais d'un autre côté, c'est plutôt rassurant." Au détour de l'inévitable rideau de douche qui colle à la peau, on apprendra comment Hitchcock s'y est pris pour traumatiser des générations entières de spectateurs. Le composteur à billets, les chaînes à neige, le GPS, la housse de couette... "Ils n'ont pas fini de nous en faire baver."


Je remercie les Editions Folio de m'avoir permis de découvrir ce livre.

C'est avec un vrai plaisir que j'ai découvert ces petites analyses des objets qui font notre quotidien. C'est un petit livre qui n'a pour prétention que le plaisir de lire, tant il cherche à nous dérider et nous faire passer un agréable moment en sa compagnie.

Les deux auteurs ont du passer du temps à trouver tous ces objets qui nous agacent, plus certains que d'autres, et qui généralement sont dans notre environnement proche. Moi-même je me suis reconnue dans certaines analyses, comme les poches cousues, les minis-doses, les composteurs à billets, les bagues ouvre-boîte (la tuile m'est arrivée il y a quelques jours d'ailleurs), les fonds de tubes, les objets interdits aux gauchers (inconfort pour mon mari), le film alimentaire, et j'en passe...

Leur vision des choses m'a parfois un peu agacée car il est vrai que certaines sont tirées par les cheveux (il faut parfois chercher bien loin pour trouver quelques petites failles), nous faisant penser qu'ils cherchaient à étoffer ce livre plus qu'exposer certaines choses évidentes pour tous. Mais cela n'enlève rien au charme de ce bouquin. Il faut juste mettre son esprit (très) critique de côté et se laisser aller à s'imaginer dans les situations qu'ils nous narrent. 

samedi 21 mai 2016

Zen de Maxence Fermine

134 pages
15 octobre 2015
Michel Lafon



Chaque jour, de l'aube au crépuscule, Maître Kuro pratique l'art subtil de la calligraphie.
Pendant de longues heures, dans un recueillement proche de la plénitude, il reste agenouillé devant un rouleau de papier de riz et le couvre d'encre noire. 
Peu lui importent le vaste monde et ce qui le régit depuis des siècles. Il vit concentré sur son labeur et sur la direction, la finesse du trait qu'il dessine à main levée.
Avec verticalité, harmonie, simplicité et élégance.

Ainsi va la vie, tranquille et apaisante, de Maître Kuro.



Cette histoire n'est pas la meilleure de l'auteur, mais elle gagne à être lue. Maxence Fermine excelle encore une fois à nous embarquer au fil de ses mots dans une aventure asiatique. Il nous parle d'un maître de la calligraphie, qui puise son inspiration au fond de lui. Un jour une femme veut devenir son élève, et cela va tout changer pour lui.


Nous avons à travers les pages des leçons de vie, d'humilité, des exemples de bien-être... Bref, comme à chaque fois, toutes ces belles choses importantes à la vie belle et saine sont exposés avec méthode dans ce livre, et c'est pour cela que j'adore cet auteur. Un petit bijou à sa façon. Mais pas le meilleur des bijoux. Lisez surtout Neige, Le violon noir et Opium. Poétiques et magnifiques.

mardi 26 avril 2016

La boîte de June de Déborah Galopin

233 pages
20 février 2012
Editions Kirographaires


Lorsque June, jeune fille énigmatique et rêveuse, couche sur papier ce qui lui emplit le cœur et l’esprit, elle enveloppe ses mots d’émotions pour livrer des textes poignants.


Personne torturée et constamment en quête d’elle-même, elle dévoile ses maux et ses sentiments les plus intimes à travers son journal, y mêlant amour, amitié, solitude et mal-être intérieur. La boite de June, est le récit quotidien d’une jeune fille qui pourrait bien se cacher au fond de nous tous, elle évoque les souffrances de l’adolescence et donne libre cours à ses réflexions sur l’essence même de la vie.

Noyée parmi l’encre de ses mots, elle n’aspire qu’à une chose : être en paix et en harmonie avec son âme.



Ce qui m'avait tout d'abord donné envie de le lire, c'était la magnifique couverture, puis le titre. Je l'ai depuis 4 ans et j'avoue qu'aujourd'hui encore, quand je regarde cette couverture, je la trouve toujours aussi magnifique.

Le prénom June fait allusion à la chanson Alice et June du groupe Indochine. Ici, Alice est la meilleure amie de Déborah, la narratrice, et June est le pseudo que s'est donné Déborah. June n'est pas comme elle, elles ont chacune leur caractère, comme si Déborah jouait un rôle. Ce parallèle est fort intéressant et très bien développé.

Je ne sais pas si l'auteure a écrit ses propres pensées à l'époque où les choses se sont produites, mais si ce n'est pas le cas, je lui tire mon chapeau. En lisant ses doutes, ses quêtes d'elle-même, ses déceptions, ses hésitations, ses heurts, je me suis totalement retrouvée dans toutes ces lignes. J'ai vécu une fin d'adolescence assez similaire, et je pense qu'en fin de compte nous avons toutes vécu le même sort, mais exposé de façons différentes.

Là où Déborah Galopin m'a particulièrement épatée, c'est dans l'élaboration de ses réflexions, des ses pensées. On sent son âme d'écrivain sorti d'études littéraires. C'est très beau, très souvent approfondi, il ne faut juste pas être hermétique à ce type d'écriture. C'est comme si elle philosophait sur les divers thèmes, et pas seulement sur l'amour et l'amitié. Il y a beaucoup de réflexions sensées dans ces pages.

Là où ça a un peu bloqué pour ma part, c'est que globalement on tourne en rond. Les principales actions/réflexions se tournent vers les études et leur difficulté, l'amitié et se sentir repoussée, l'amour et être sûre d'avoir fait le bon choix, et l'envie de se cloîtrer car la vie d'une adolescente est trop dure à cause du trop grand nombre de questions sur notre avenir qui restent en suspens. Il n'y a aucun réelle évolution, aucun revirement de situation, on assiste là à la vie d'une adolescente normale. C'est quelque part l'exercice que Déborah a voulu faire, mais ça peut lasser par moments.
Et autre petit bémol : j'ai lu la première édition des Editions Kirographaires, et le roman est chargé de  fautes diverses, en moyenne une faute par page. C'est dommage, mais pour une fois cela ne m'a pas trop freinée dans ma lecture.


En bref, je conseille toutefois vivement cette lecture pour les jeunes demoiselles. Mamans, n'hésitez pas à faire découvrir ce livre à vos filles lycéennes, elles se sentiront moins seules dans leur vie si particulière. 

samedi 23 avril 2016

Tueuses mais pas trop de Stéphanie Mesnier

240 pages
25 février 2015
Fayard


Qui n’a pas souffert de la présence, dans son entourage, d’un odieux personnage ? Supérieur hiérarchique pervers, belle-mère sadique, associé escroc… Comment se débarrasser de ces « encombrants », qui prennent plaisir à pourrir la vie de leur prochain, sans y perdre son âme et sa liberté ?

Quelques femmes - des esprits supérieurs et très inventifs - ont résolu la question. Réunies en une mystérieuse association, elles se consacrent aux cas extrêmes, dans un registre esthétique qui élève le crime au rang des beaux-arts.
Quand vous aurez fait leur connaissance, vous ne parlerez plus jamais de sexe faible.



Voici une lecture légère, agréable, drôle par moments, qui m'a personnellement permis de faire une pause après un roman très difficile émotionnellement. Ici est très bien dépeint notre société de consommation actuelle, et même si l'on ne connaît pas les abords de la haute société, on n'a aucun mal à comprendre la détresse de certaines femmes dans cette histoire. Notamment Camille, qui subit les lubies aristocratiques de sa belle-mère envers son propre fils. Elle aimerait tellement... tellement... ! Elle n'ose y penser mais un coup de pouce serait bienvenu. Elle tombe par hasard sur une ancienne grande amie, Rachel, qui a retrouvé le peps qu'elle avait perdu quelque temps avant. Le remède miracle ? LE CLUB. Nul ne sait de qui il est composé, ni à quoi il sert, mais il y a beaucoup de bruits qui circulent. Rachel propose la candidature de Camille à la présidente du Club, qui finit par être acceptée au sein de l'équipe. Le but est d'éliminer sans trace la fameuse belle-mère, pour faire revivre la belle Camille. Cette dernière accepte l'enjeu : pour que cela soit réalisable, il faut d'abord qu'elle tue quelqu'un d'"encombrant" pour un autre membre du Club, et ensuite quelqu'un s'occupera de son "Encombrant" à elle. Et cela ne sera pas une mince affaire : elle doit tuer le King du journal de 20h...

Toute l'intrigue est d'un rythme constant, mais j'ai été surprise d'arriver à la fin sans que l'on nous parle de l'élimination de la belle-mère en question, alors que beaucoup de pages tournent autour de ce problème qui tue Camille à petit feu. Mais non, Stéphanie Mesnier ne nous parle absolument pas de cela, tout est axé sur l'entrée de Camille dans la bande et le meurtre du roi de l'info à élaborer. Du coup, je suis restée sur ma faim... Je n'ai pas trop compris pourquoi avancer un tel sujet et ne pas l'approfondir.


Selon moi, ce roman est une agréable histoire pour femmes, sans forcément s'inscrire dans le style chick-lit. Il ne restera pas longtemps dans les mémoires, mais il s'impose comme on dirait "une lecture pour l'été".


vendredi 15 avril 2016

La maladroite d'Alexandre Seurat

121 pages
19 août 2015
Editions du Rouergue


Inspiré par un fait divers récent, le meurtre d'une enfant de huit ans par ses parents, La maladroite recompose par la fiction les monologues des témoins impuissants de son martyre, membres de la famille, enseignants, médecins, services sociaux, gendarmes… Un premier roman d'une lecture bouleversante, interrogeant les responsabilités de chacun dans ces tragédies de la maltraitance.


Savoir que cette histoire est très proche d'un fait divers (histoire de la petite Marina), cela donne une valeur de documentaire témognage précieux, horrible mais nécessaire. Comprendre tous ces gens qui témoignent de la descente aux enfers de la petite Diana, comprendre les failles dans nos organismes en France permettant d'assister un enfant en danger, c'est le travail qu'élabore Alexandre Seurat dans ce roman.

Attention, il faut avoir le cœur accroché pour lire La maladroite, et l'impact sera d'autant plus fort si vous êtes parent. Je suis maman de 3 enfants et ce livre m'a retournée l'estomac. Nous sommes obligés de nous identifier à cette horreur, d'identifier nos enfants, et le choc que cette histoire inflige au fil des pages laissera une trace dans notre cœur et notre esprit.

Diana a vécu les pires horreurs. Le corps enseignant le remarque, la tante et la grand-mère le remarquent, mais rien n'est exploitable tant qu'il n'y aura pas de réelle preuve : que ce soit Diana qui avoue être torturée, ou que les parents soient pris devant le fait accompli. Mais toute la petite famille a bien appris sa leçon et tout doit être parfait, concernant la forme. Le fond ne doit pas sortir de la maison. Ce qui ne peut pas être caché, c'est le visage de Diana qui se modifie à force de sévices, tout comme son corps, meurtri.

Alexandre Seurat enfonce un pieu dans notre cœur avec ce premier roman. Il faut peut-être être sadique pour oser en tourner les pages, mais autant j'en fuis certains de ce thème, autant celui-ci m'a donné envie de tout connaître de cette histoire. 

Pour lire un article relatant des faits sur le cas de la petit Marina, cliquez ici 

J'ai lu ce roman dans le cadre d'un binôme, voici l'article d'Anne Sophie.

vendredi 11 mars 2016

A travers toi d'Aurore Seguier

129 pages
Actuellement en format Kindle
7 mars 2016


Juliette avait tout pour être heureuse : un mari, un travail plaisant, des amis et une grossesse tant attendue. Tout semblait lui sourire et rien n'aurait pu venir entraver son bonheur. Rien sauf peut-être cet homme au volant, cette pluie et cet accident. Ce jour-là, Juliette perd son bébé mais également toute sa vie. Plus rien n'a d'importance et jouer avec la mort semble être sa seule motivation. 

Plongée dans une profonde dépression, elle en oublie le monde qui l'entoure. 

C'est alors qu'Ethan entre dans sa vie. Un homme au passé trouble qui semble avoir une réelle empathie pour Juliette. Mais au-delà de l'amitié naissante entre eux, Juliette est-elle prête à mettre le passé derrière elle et recommencer à vivre ?



Voilà ici une belle découverte ! C'est très proche des thèmes que j'affectionne. Aurore Seguier nous dépeint avec force et justesse les divers sentiments que provoque la dépression. Car ici cet état est le moteur de l'histoire.

Juliette a subi un accident alors qu'elle était enceinte de 6 mois, et cette douloureuse perte la mènera au bord du gouffre. Même son mari ne supporte plus son état mental et préfère la quitter. Elle survit dans ce monde, empreinte de renaissance constante, alors qu'elle-même n'arrive pas à essuyer le deuil de son fils. Son père est la seule personne qui vient la voir de temps en temps, sa mère étant décédée...

Puis arrive le bel Ethan, la prévenant qu'il n'est que de passage, mais qui fera tout pour la remettre dans le droit chemin. Cette rencontre bouleversera la vie de Juliette. Mais pas seulement. Une autre histoire se dresse en parallèle et nous rappelle bien quels étaient (et sont encore) les préjugés d'avant. Le monde évolue, la vie change, et ce roman d'Aurore Seguier montre qu'il faut aller de l'avant, tout en gardant certaines choses du passé dans nos cœurs.

Cette histoire est une douceur, parfois triste, parfois révoltante, mais toujours très juste. Les deux histoires que relate ce roman m'ont profondément touchée, car je suis une maman, mais aussi une femme, et je suis très sensible à tout ce qui entoure l'amour de nos jours.

Vous le trouverez en vente ici  


mercredi 9 mars 2016

Le plus bel endroit du monde est ici de Francesc Miralles et Care Santos

188 pages
19 juin 2014
Pocket


Iris a 36 ans et des idées noires plein la tête : ses parents viennent de disparaître dans un tragique accident et, en une seconde, toute sa vie a basculé. Par un après-midi froid et gris, elle songe même à en finir. Son regard se pose alors sur la devanture d'un café auquel elle n'avait jamais prêté attention auparavant. Son nom étrange, Le plus bel endroit du monde est ici, éveille sa curiosité. L'intérieur est plus intrigant encore, comme sorti d'un rêve. Tout y semble magique, à commencer par Luca, bel Italien porteur d'une promesse : le bonheur.



Voilà un beau petit livre qui fait du bien ! J'aime beaucoup ces petites histoires qui souhaitent montrer les bienfaits de la vie, les tournures à lui faire prendre, qui nous montre que nous sommes les seuls maîtres de notre vie...

J'ai connu Francesc Miralles en 2012 avec Alexia, quand nous étions morts et ce fut un pur coup de cœur. J'attendais impatiemment la suite, mais au vu des années qui passent, je me lance dans ses autres livres. Et me voici avec Le plus bel endroit du monde est ici. Même si celui-ci n'est pas un coup de cœur, il n'en reste pas moins une excellente histoire. Et même si l'on se doute de la finalité, la surprise est bien là et tout prend un sens, une valeur.

Iris est une femme qui vient de perdre ses parents et suite à un ras-le-bol, elle décide d'en finir une bonne fois pour toutes. Mais une chose va l'en empêcher et elle fera la découverte de ce fameux café qui va lui changer la vie.

Raconté comme ça, cela fait petit, mais il n'en est pas moins un livre à placer à un moment où on a le cœur morose, où on a besoin de lecture qui regonfle le cœur.

Mais je n'en dirai pas plus car le roman est très petit, je risquerai donc de spolier l'histoire...


mardi 8 mars 2016

L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes de Karine Lambert

216 pages
10 juin 2015
Le Livre de Poche


Les hommes sont omniprésents dans cet immeuble de femmes… dans leurs nostalgies, leurs blessures, leurs colères et leurs désirs enfouis. Cinq femmes d’âges et d’univers différents unies par un point commun fort : elles ne veulent plus entendre parler d’amour et ont inventé une autre manière de vivre… Jusqu’au jour où une nouvelle locataire vient bouleverser leur quotidien. Juliette est séduite par leur complicité, leur courage et leurs grains de folie. Mais elle, elle n’a pas du tout renoncé ! Et elle le clame haut et fort. Va-t-elle faire vaciller les belles certitudes de ses voisines ?

Ce roman vif et tendre oscille entre humour et gravité pour nous parler de la difficulté d’aimer, des choix existentiels, des fêlures des êtres humains et de leur soif de bonheur. On s’y sent bien.


Il y a des années, la Reine s'est accaparé cet endroit et a décidé que les hommes n'y auraient pas leur place. Elle y accueillit Rosalie, Simone, Giuseppina et Carla, qui décide au bout de 4 ans de partir en Inde et qui a trouvé une personne pour la remplacer. Elle se nomme Juliette et est au courant des règles de la maison.

Ce roman se lit très facilement, tout en douceur, et il n'a pour prétention que de nous faire découvrir des bouts de vie de femmes tristes des choix qui se sont imposés à elles ou qu'elles ont dû prendre. Toutes ont fini par renoncer aux hommes, mais la belle Juliette ne l'entend pas de cette oreille ! Car elle est jeune et a encore toute la vie devant elle ! Alors oui, elle accepte de ne pas faire entrer d'homme, mais à l'extérieur, elle ne désespère pas ! Elle trouvera le grand amour, c'est obligé !
Non seulement Juliette va donner de la fraîcheur à l'endroit, mais aussi dans le cœur de ces dames résignées, qui finiront par l'apprécier réellement.

Ce que j'ai trouvé intéressant dans ce livre, c'est de connaître les motivations de chacune. Pourquoi renoncer aux hommes ? Quelles sont les blessures qui nous font décider telle chose ?

Karine Lambert a écrit un joli petit roman qui se déguste très facilement. Elle entre dans le vif du sujet sans passer par des moments de lourdeur.


Lu dans le cadre d'une lecture commune avec Marie du blog Mes Mots Passants.


vendredi 4 mars 2016

Kokoro de Delphine Roux

128 pages
21 août 2015
Editions Philippe Picquier


Seki pense que j'ai l'âge mental d'un gosse de dix ans, tout au plus, qu'il faudrait que je pense à grandir, à agir en homme. 

Le mot homme a peut-être été inventé pour d'autres que moi.
Il ne fait pas partie de mon dictionnaire intime.

Dans ce roman se fait entendre une voix ténue et obstinée, attentive aux mouvements subtils de la nature et des âmes. 
Koichi et sa sœur Seki n’avaient que douze et quinze ans lorsque leurs parents ont disparu dans un incendie. Depuis, ils ont le cœur en hiver. 
Seki s’est réfugiée dans la maîtrise et la réussite professionnelle. Corset diaphane à l'abdomen, stalagmites au coeur. Le début de l'ère glaciaire.
Koichi, lui, s’est absenté du monde, qu’il regarde en proximité. 
Mais le jour où il apprend que sa sœur va mal, très mal, Koichi se réveille et pose enfin les actes qui permettront à chacun de renouer avec un bonheur enfoui depuis l’enfance.



Après avoir commencé les premières pages, j'ai bien réalisé qu'il allait falloir que je sois très ouverte d'esprit, que ce livre serait très différent des autres. À la base, je pensais ça au niveau des chapitres, mais au final, cela va au-delà. À première vue, j'ai eu l'impression que ce n'était que des morceaux de vie et de réflexion du narrateur qui étaient mis bout à bout. Mais en réalité, il y a bel et bien une histoire suivie. Le petit hic, c'est que tout est raconté dans la quatrième de couverture. J'ai dû m'appuyer sur ce résumé pour me donner envie de continuer, car je n'étais vraiment pas emballée. Koichi raconte des choses de son quotidien qui ne m'ont pas du tout interpellée. En effet, il a cet air de grand gamin, il a du mal à affronter la vie comme un adulte, et la mort de ses parents doit l'affecter à un point que personne ne l'aurait réalisé. Mais pour moi, les chapitres survolent les faits. Il y a forcément de la subtilité à ne pas tout rendre explicite, mais ici je n'ai rien pu ressentir comme je l'aurais souhaité. Comme si j'avais moi-même survolé les pages. Et pourtant, j'ai bien tout lu.

C'est un pari osé de l'auteure de raconter en si peu de pages la vie des enfants après la mort de leurs parents, jusqu'à leur vie adulte, et les conséquences à retardement. Mais je n'ai pas du tout accroché. Certains moments sont fort touchants, c'est très bien écrit, mais par rapport à mes exigences narratrices, il y a trop de passages superflus (qui paraîtront importants pour d'autres lecteurs) par rapport aux beaux moments qui éveillent la curiosité et donnera envie de continuer.

Même si ce livre aborde les thèmes que j'aime et qui me touchent, l'ensemble est effleuré et manque réellement de profondeur. C'est un petit livre sans prétention, mais par rapport aux avis que j'avais lus récemment, je suis déçue et j'ai le sentiment que ce livre est fait pour un certain public. Quand je me suis rendu compte que je venais de lire la dernière page, j'ai eu un énorme sentiment de frustration.

Lu dans le cadre d'une lecture commune avec Anne Sophie, Mes Lectures... page après page

dimanche 28 février 2016

Moment(s) de vie(s) de Rodolphe Fontaine

44 pages
Mai 2015
The Book Edition


Six nouvelles…

Six moments de vies ?
Ou six moments d’une vie ?
Six évènements marquants qui font de celui qui les vit un être différent.
Ni moins bon, ni meilleur, juste différent…



Il est agréable, quand le temps nous manque, de s'en remettre à une lecture courte, du style des nouvelles. Après avoir lu et aimé Nostalgie, quand tu nous tues, j'avais envie de prolonger l'expérience signée Rodolphe Fontaine avec Moment(s) de vie(s) publié en 2015 chez TheBookEdition.

Avec chaque texte, on entre dans la tête de l'auteur, dans ses pensées, et il y divulgue sa façon de voir la vie, d'appréhender chaque moment, de garder certains souvenirs, de conserver l'amour d'un être cher... le tout dans un style très doux, ou incisif quand le moment s'y prête. Rodolphe Fontaine veut nous faire réagir à travers ces tranches de vie. En voici les titres :
- Parenthèse enchantée (une douce entrée en matière)
- Une sur cinq (beaucoup de sensibilité pour un sujet douloureux)
- Petits arrangements entre soi (une vision singulière de l'amour)
- L'Homme et son adversaire (bon texte ! Je n'avais pas de suite compris)
- Trois ans auparavant (j'attendais impatiemment la fin pour lire ce que je pensais avoir compris...)
- Playlist (Nostalgie, comme on l'aura plus ou moins tous connue...)

Je trouve que toutes (ou presque) ces histoires sont un petit bout de chacun. On peut se reconnaître dans la description des sentiments, des situations, des souvenirs, des douleurs ressenties... Rodolphe fait preuve à la fois d'une très grande force et d'une sensibilité comme j'aime lire et connaître venant d'un homme. Un homme qui se livre (et se délivre) à nous, lecteurs, mais aussi aux femmes. Et c'est tout cet ensemble que j'ai particulièrement aimé à travers ces pages.           

Ce que j'aimerais tout de même (petit message lancé à l'auteur), c'est que ce recueil soit réédité dans un certain temps (le temps qu'il faudra) avec une dizaine d'autres petites histoires, car ce livre est trop vite terminé. À peine on prend le temps d'apprécier la qualité de l'écriture et de l'imagination que l'on tourne la dernière page...

Un grand merci à Rodolphe Fontaine de m'avoir fait découvrir son livre !


Pour chaque recueil acheté, 2 euros seront reversés à l’Association des Malades du Syndrome d’Ehlers-Danlos (AMSED-Genetique)

Où l'acheter :


vendredi 5 février 2016

Wild de Cheryl Strayed

504 pages
18 septembre 2014
Editions 10-18


Lorsque sur un coup de tête, Cheryl Strayed boucle son sac à dos, elle n'a aucune idée de ce qui l'attend. Tout ce qu'elle sait, c'est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junkie, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, elle choisit de s'en remettre à la nature et de marcher. Elle part seule pour une randonnée de mille sept cents kilomètres sur le Chemin des crêtes du Pacifique, un parcours abrupt et sauvage de l'Ouest américain. Au fil de cette longue route, elle va surmonter douleurs et fatigue pour renouer avec elle-même et finalement trouver sa voie. 

Franche, dynamique et un brin déjantée, Cheryl Strayed nous entraîne grâce à ce récit humain et bouleversant sur les chemins d'une renaissance.



J'ai passé deux semaines en compagnie de la charmante Cheryl. Durant les premières pages, j'étais sceptique. Je me demandais si j'allais vraiment accrocher, vu la perspective que je me faisais des aventures de l'auteure. Mais je dois bien admettre que je me suis laissée envahir par les pensées, les galères, la  vie de la randonneuse sans m'en rendre compte, et que j'ai eu du mal à fermer définitivement le livre. J'ai voulu enchaîner avec le film, pour me laisser une autre approche de cette histoire avant de passer à autre chose. Ce dernier est bien fait, intéressant, mais il met de côté beaucoup de choses évoquées par Cheryl Strayed. Ses sentiments, ses impressions, ses déceptions qu'elle nous décortique au fil de l'histoire ne sont que suggérés, ce qui est assez normal pour un film.

Ce livre est une découverte du PCT, le Pacific Crest Trail, parcours de randonnée aux Etats Unis à travers les yeux d'une jeune femme en quête d'elle-même. C'est un petit bijou dans son genre. J'ai beaucoup aimé cette envie irrépressible de se défier. Cheryl Strayed nous raconte un tournant de sa vie assez atypique et c'est ce qui fait le charme de cette histoire.

N'étant pourtant pas une personne très axée sur le sujet, l'ensemble narré d'une façon très accessible, évitant l'ennui et la redondance, est un exercice rondement mené par la narratrice que j'ai admiré. Il serait dommage de passer à côté. 

Je recommande fortement cette lecture. Et maintenant je dois passer à une autre histoire... Mais je reviendrai sûrement sur celle-ci bientôt.