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jeudi 16 mars 2017

Journal intime d'une mère indigne de Jessica Cymerman

160 pages
20 octobre 2016
First Editions


Vous allez adorer cette mère imparfaite un brin égoïste... mais tellement drôle !

"J'ai mis mon réveil à 5h30 ce matin parce que j'ai lu que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Je me suis levée pour méditer mais je me sentais tellement seule dans mon salon (même le chien dormait) que j'ai finalement réveillé les enfants à 5h33. Je leur ai fait croire qu'il était 7h30, l'heure d'aller à l'école. Ils m'ont crue :-) "

"Ce soir, j'ai donné des pâtes à manger aux enfants. Ça fait 4 soirs d'affilée!"

Grâce à ce livre, vous verrez une nouvelle facette des mères d'aujourd'hui ! 



Le livre en lui-même n'a pas la taille habituelle. Il s'apparente plus à un carnet de notes épais et relié. Le maniement est plutôt sympa car la couverture est renforcée.

Pour la généralité, il ne faut pas prendre les aveux de la mère au premier degré. Il y a des choses tellement incroyables dans ses anecdotes que tout ne semble pas vrai. Etant moi-même maman de trois enfants, j'ai beau ne pas être parfaite, je trouve que certains passages sont "gros". Elle a bien l'étoffe d'une mère indigne, et j'avoue que par moments on ne peut que sourire ou même rire car elle s'embarque dans des histoires qui peuvent être totalement foldingues ou totalement immorales. Et pourtant...

Pourtant, notre maman souhaite changer. C'est un peu le but de l'histoire. Elle se lance dans un journal intime pour se voir évoluer vis-à-vis de ses enfants, même si la plupart du temps elle sent que c'est peine perdue. Elle les aime, même si elle n'arrive pas toujours à les privilégier par rapport à son propre bonheur, ses propres envies. Et petit à petit, elle se rendra compte qu'elle arrive à leur montrer son amour pour eux, mais à sa façon.

La conclusion de ce livre pourrait être : aimez-vous comme vous êtes, vos enfants le font déjà.

Un livre pour se détendre, passer un bon moment, mais à éviter peut-être de le lire d'une traite.



lundi 25 juillet 2016

Folle de lui d'Helen Fielding

448 pages
1er octobre 2014
Albin Michel


Veuve, 51 ans, mère de deux enfants en bas âge, mais toujours en quête de l'homme idéal: Bridget is back !

Elle n'est plus obsédée par ses kilos, plutôt par les réseaux sociaux, le nombre d'amis qu'elle a sur Facebook (ce qui ne peut que mal se passer, vu son niveau en informatique) et ses enfants qui la font tourner en bourrique.
Le grand Mark Darcy avec qui elle a vécu le bonheur conjugal pendant dix ans est mort dans un accident, et après une longue période de deuil, Bridget se transforme en cougar dans les bras d'un trentenaire sexy (et quelque peu immature). Mais pour combien de temps? Car elle a bien entendu toujours le don de se mettre dans des situations impossibles. Les mésaventures de cette Bridget plus posée et plus mûre n ont rien perdu de leur piquant. Au contraire.

Un roman pétillant et audacieux qui plaira aux fans de la première heure, qui ont vieilli avec Bridget et se reconnaîtront dans cette quinqua toujours aussi drôle...



Je n'avais pas voulu lire le résumé de l'histoire. Le fait de savoir que c'était la suite de Bridget Jones me suffisait. Mais bon sang que je suis tombée de haut quand j'ai découvert ce qu'il était arrivé à mon héroïne chérie !!! Elle a 51 ans quand le récit de sa vie reprend. Elle a 2 enfants, mais l'horreur dans tout ça, c'est qu'elle a perdu son mari. Je pensais qu'ils avaient divorcé au tout début, mais on apprend par la suite que ce n'est pas du tout ça, et c'est encore pire, car le but du livre aurait pu être de le reconquérir... Mais non, Darcy est mort.... Et elle doit se remettre de cette horrible chose, ce qu'elle a du mal, malgré le temps qui passe. Et le but de ce livre sera, au final, la voir reprendre sa vie en main.

J'ai eu du mal à ingurgiter le début, j'étais tellement déçue qu'Helen Fielding ait fait mourir notre chéri des deux premiers tomes ! Mais peu à peu, le plaisir de redécouvrir Bridget et de la retrouver comme avant, avec son vécu néanmoins, est venu prendre part à mon plaisir de lire. L'écriture est restée la même et si l'on fait abstraction de la perte de l'homme tant aimé, ce livre est très agréable à  lire. Mais il reste tout de même le moins bon des 3.


Ne vous attendez tout de même pas à des situations dignes des premiers tomes. C'est peut-être ce qui fait la faiblesse de ce livre. Daniel est devenu quelqu'un de bien triste, et les moments drôles ont tout de même un goût amer, car on ne peut s'empêcher de penser à tout ce qu'il y a eu avant de frais, de drôle, de cocasse, et ces moments-là ont fait le succès des précédentes histoires. Ici, on en est loin.


samedi 23 avril 2016

Tueuses mais pas trop de Stéphanie Mesnier

240 pages
25 février 2015
Fayard


Qui n’a pas souffert de la présence, dans son entourage, d’un odieux personnage ? Supérieur hiérarchique pervers, belle-mère sadique, associé escroc… Comment se débarrasser de ces « encombrants », qui prennent plaisir à pourrir la vie de leur prochain, sans y perdre son âme et sa liberté ?

Quelques femmes - des esprits supérieurs et très inventifs - ont résolu la question. Réunies en une mystérieuse association, elles se consacrent aux cas extrêmes, dans un registre esthétique qui élève le crime au rang des beaux-arts.
Quand vous aurez fait leur connaissance, vous ne parlerez plus jamais de sexe faible.



Voici une lecture légère, agréable, drôle par moments, qui m'a personnellement permis de faire une pause après un roman très difficile émotionnellement. Ici est très bien dépeint notre société de consommation actuelle, et même si l'on ne connaît pas les abords de la haute société, on n'a aucun mal à comprendre la détresse de certaines femmes dans cette histoire. Notamment Camille, qui subit les lubies aristocratiques de sa belle-mère envers son propre fils. Elle aimerait tellement... tellement... ! Elle n'ose y penser mais un coup de pouce serait bienvenu. Elle tombe par hasard sur une ancienne grande amie, Rachel, qui a retrouvé le peps qu'elle avait perdu quelque temps avant. Le remède miracle ? LE CLUB. Nul ne sait de qui il est composé, ni à quoi il sert, mais il y a beaucoup de bruits qui circulent. Rachel propose la candidature de Camille à la présidente du Club, qui finit par être acceptée au sein de l'équipe. Le but est d'éliminer sans trace la fameuse belle-mère, pour faire revivre la belle Camille. Cette dernière accepte l'enjeu : pour que cela soit réalisable, il faut d'abord qu'elle tue quelqu'un d'"encombrant" pour un autre membre du Club, et ensuite quelqu'un s'occupera de son "Encombrant" à elle. Et cela ne sera pas une mince affaire : elle doit tuer le King du journal de 20h...

Toute l'intrigue est d'un rythme constant, mais j'ai été surprise d'arriver à la fin sans que l'on nous parle de l'élimination de la belle-mère en question, alors que beaucoup de pages tournent autour de ce problème qui tue Camille à petit feu. Mais non, Stéphanie Mesnier ne nous parle absolument pas de cela, tout est axé sur l'entrée de Camille dans la bande et le meurtre du roi de l'info à élaborer. Du coup, je suis restée sur ma faim... Je n'ai pas trop compris pourquoi avancer un tel sujet et ne pas l'approfondir.


Selon moi, ce roman est une agréable histoire pour femmes, sans forcément s'inscrire dans le style chick-lit. Il ne restera pas longtemps dans les mémoires, mais il s'impose comme on dirait "une lecture pour l'été".